Selon la Sûreté du Québec, l'homme prenait place seul à bord du planeur qui s'est écrasé vers 16h30, samedi, sur l'avenue de la Colline, à Saint-Raymond.

Écrasement de planeur fatal à Saint-Raymond

Un quinquagénaire de la région de Québec a perdu la vie dans l'écrasement d'un planeur, à Saint-Raymond de Portneuf, samedi après-midi.
Selon la Sûreté du Québec (SQ), Mario Fiset, 54 ans, pilotait le planeur, seul à bord, lors de l'écrasement survenu vers 16h30, samedi, en plein quartier résidentiel, sur l'avenue de la Colline, à Saint-Raymond.
L'appareil aurait vraisemblablement décollé du petit aérodrome Saint-Raymond/Paquet, situé à quelques kilomètres du lieu du drame. Le planeur aurait d'abord percuté des fils électriques, dans sa chute, avant de frapper le toit d'une résidence de l'avenue de la Colline, puis un muret dans la cour avant de ladite résidence. 
Témoins de l'écrasement, des résidents du secteur sont accourus pour extirper le pilote du cockpit de l'appareil et entamer des manoeuvre de réanimation. 
Dans un état critique, le quinquagénaire était inconscient à l'arrivée des ambulanciers et il a rapidement été transporté au Centre hospitalier le plus près, où son décès a été constaté. L'identité de la victime, un résident de la région de Québec, n'a pas été dévoilée. 
«Dix ou quinze planeurs par jour»
«On était dans la piscine lorsqu'on a entendu un bruit de sifflement. On a regardé au ciel et on a juste eu le temps de voir le planeur piquer du nez», raconte Nancy Cloutier, une résidente de l'avenue de la Colline. Son fils se trouvait dans le sous-sol de la maison dont le toit a été percuté, au moment de l'accident, raconte-t-elle. Se précipitant sur les lieux avec son conjoint, Mme Cloutier s'est retrouvée dans le groupe de six personnes qui ont d'abord porté secours au pilote, tentant de le réanimer. 
«Il passe 10 ou 15 planeurs par jour au dessus d'ici depuis des décennies. Il n'est jamais arrivé d'accident», raconte la dame. «Mon mari en a justement fait, l'an dernier, et celui qui lui enseignait lui disait que c'était pratiquement impossible de faire un accident en planeur, puisque l'appareil peut difficilement piquer.»
Un club de planeurs, le Club de vol à voile de Québec, est basé à côté de l'aérodrome Saint-Raymond/Paquet, au 790 route Grande-Ligne. 
Rappelons qu'un planeur est un petit avion sans moteur. Tiré dans les airs par un véritable avion, au décollage, l'appareil ailé flotte ensuite lentement jusqu'au sol, aidé par des colonnes d'air chaud ascendantes. 
Une enquête a été ouverte par la SQ pour déterminer les causes de l'accident de samedi, à Saint-Raymond. L'hypothèse d'un malaise subit par le pilote est évaluée, tout comme celle d'une fausse manoeuvre ou d'une défaillance de l'appareil. 
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada sera avisé de l'écrasement, a confirmé la SQ, samedi soir.