Le palais de justice de Québec

Du fantasme... à l'agression sexuelle

Un homme de 20 ans qui n'a pas su distinguer fantasme de réalité écope d'une peine de 90 jours de prison à purger les fins de semaine pour l'agression sexuelle d'une fille de 16 ans.
En novembre 2013, le jeune homme de la région de Portneuf, qui venait d'avoir 18 ans, a demandé à une de ses amies de venir le rejoindre dans sa voiture. 
Il lui exhibe alors une bonbonne de mousse fluorescente et en dépose un peu sur ses cheveux et son chandail. 
Il sort un condom recouvert de la fameuse mousse et lui demande si elle veut avoir une relation sexuelle avec lui.
La jeune fille refuse. Le jeune homme dénude l'adolescente de force et enfonce brutalement ses doigts dans son vagin. Il lui fait aussi des attouchements aux seins et aux fesses. 
Le jeune homme prend ensuite le cellulaire de sa victime et refuse de lui rendre à moins qu'elle ne le masturbe. La jeune fille réussit à fuir au bout de 10 minutes et va dénoncer l'agression à sa mère. 
Elle dit avoir été grandement traumatisée par cette agression de la part d'un ami et elle hésite maintenant à faire confiance. 
Le jeune accusé, sans antécédent judiciaire, a dit regretter profondément ce qu'il a qualifié de «gestes dégoûtants». 
L'agent de probation qui a rencontré l'accusé dépeint un jeune homme isolé, gêné, qui craint constamment le rejet. 
L'accusé intimidé 
Un jeune homme «qui n'a pas été en mesure de faire la distinction entre son fantasme sexuel et la réalité», écrit-on dans le rapport soumis au tribunal.
Lorsque l'agression a été connue dans son milieu, le jeune accusé a été victime d'intimidation au point d'avoir des idées suicidaires.
La poursuite réclamait une peine de 12 mois de prison. 
Le juge Christian Boulet s'est rendu à la suggestion de la défense et a imposé 90 jours de prison à purger de façon discontinue. 
Il devra aussi faire 240 heures de travaux communautaires et suivre une thérapie.