Le procès d’Ugo Fredette, accusé de deux meurtres prémédités, a débuté vendredi matin: la Couronne entend démontrer qu’il n’acceptait pas sa séparation et qu’il a poignardé son ex-conjointe à mort, devant un enfant qui a assisté à la scène.

Double meurtre: Ugo Fredette n’acceptait pas sa séparation, dit la Couronne

SAINT-JÉRÔME — Le procès d’Ugo Fredette, accusé de deux meurtres prémédités, a débuté vendredi matin: la Couronne entend démontrer qu’il n’acceptait pas sa séparation et qu’il a poignardé son ex-conjointe à mort, devant un enfant qui a assisté à la scène. Prenant la fuite avec cet enfant, il a tué dans sa cavale un autre homme dont il a volé le véhicule.

Il s’agit là de la théorie de la cause de la Couronne, telle qu’exposée par le procureur Steve Baribeau, dans une salle du palais de justice de Saint-Jérôme. Aucun de ces éléments n’a encore été prouvé dans le cadre de ce procès devant jury.

Pour y arriver, la Couronne va faire entendre 25 témoins, dont une voisine qui aurait vu une partie du meurtre de Véronique Barbe.

Cette dernière a été retrouvée morte dans sa maison de Saint-Eustache le 14 septembre 2017.

Quant à Yvon Lacasse, la Couronne a l’intention de prouver que l’accusé l’a croisé dans une halte routière dans le secteur de Lachute. Il lui aurait causé plusieurs fractures, ce qui a entraîné sa mort. Ugo Fredette aurait ensuite disposé de lui dans un boisé, où son corps a été retrouvé des jours plus tard.

Ugo Fredette, âgé de 43 ans, avait été arrêté le 15 septembre 2017 en Ontario.

Vendredi matin, il a plaidé non coupable aux deux accusations de meurtre. Il est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire, a indiqué au jury à plus d’une reprise la juge Myriam Lachance de la Cour supérieure, qui préside ce procès.

Derrière les hautes vitres du box des accusés, l’homme portait des vêtements sombres et était menotté. Il était attentif à ce qui était dit dans la salle de cour et tentait de prendre des notes.

Me Baribeau a annoncé qu’outre la voisine, il ferait aussi témoigner un expert pathologiste sur la cause des deux décès, des biologistes sur la preuve d’ADN, des policiers, et le thérapeute du couple Fredette-Barbe, qui les avaient vus la veille de la mort de la femme.