Maïté Viens, 21 ans, aurait glissé près des chutes Jean-Larose, à Beaupré, dans la région de Québec.

Disparue dans les chutes: des proches se recueillent

Le sentier des chutes Jean-Larose à Beaupré est devenu un lieu de recueillement lundi après la disparition dimanche d'une jeune femme de 21 ans dans les flots tumultueux de la rivière prisée des randonneurs.
Gonflées à bloc, les impressionnantes cascades de 12, 19 et 41 mètres de hauteur témoignent de la force avec laquelle le corps de Maïté Viens, 21 ans, a pu être emporté. La victime aurait glissé vers 15h sur des pierres plates après s'être approchée du cours d'eau à la hauteur d'un belvédère aménagé à l'entrée du sentier, tout près du boulevard du Beau-Pré. Une amie qui l'accompagnait a assisté, impuissante, à l'horrible scène.
Lundi, la Sûreté du Québec a demandé à la Société des établissements de plein air du Québec de fermer un barrage situé en amont du lieu du drame. Seul l'abaissement du niveau d'eau pouvait permettre de fouiller le fond de la rivière. Un hélicoptère a aussi survolé les lieux pour tenter de repérer le corps.
La jeune femme aurait fait une chute de plusieurs mètres.
Lors du passage du Soleil, des membres de la famille et des amis de Maïté avaient ressenti le besoin de se rendre sur place en guise de recueillement. Certains ont descendu les 400 marches de l'escalier qui borde les chutes pour y déposer des fleurs. Rencontré sur place, le père de la victime a dit préférer vivre son deuil loin des micros et des caméras.
Malgré la fermeture du barrage, le niveau d'eau était toujours trop élevé lundi en fin d'après-midi pour effectuer des plongées. Les recherches reprennent mardi dans l'eau et le long des rives.
Sur Facebook, les marques de sympathie se succèdent depuis l'annonce de la disparition. Parmi eux, une amie témoigne du choc qu'engendre pareille nouvelle. 
«Un coup de téléphone, tu essaies de comprendre à travers les sanglots, tu comprends finalement, ton coeur arrête de battre [...] PERSONNE ne mérite de partir aussi jeune, et surtout pas toi Maïté Viens. J'espère que tu as tout de même eu le temps de réaliser le nombre d'âmes que tu as touché. [...] C'était tes yeux qui dégageaient toute l'importance que tu accordais à chacun de nos mots. C'était ton sourire si doux et vrai. C'était tes gestes et paroles toujours francs et exacts pour nous remonter le moral. Mait, sacré Maittt, ta personnalité si charmante restera gravée dans toutes nos mémoires. Tu as laissé ta trace sur cette Terre, une maudite belle trace à part de t'sa. Je t'aime, pour toujours.»