Plusieurs intervenants et proches de Mélissa Blais se sont mobilisés cette fin de semaine dans l'espoir de retrouver la jeune femme.

Disparition de Mélissa Blais: «Je vais toujours garder espoir»

Saint-Étienne-des-Grès — Plus d’une semaine après la disparition de Mélissa Blais, cette mère de famille de Yamachiche disparue depuis le 2 novembre dernier, c’est un autre week-end d’angoisse qu’a vécu sa famille, alors que les recherches se sont poursuivies cette fin de semaine. Ce ne sont d’ailleurs pas les initiatives bénévoles qui ont manqué samedi, dans la région.
Mélissa Blais

Que ce soit les recherches mises sur pied par les pompiers de Saint-Étienne-des-Grès et de Yamachiche, ou encore celles initiées par la famille et les collègues de la dame, à Louiseville, tous ont mis la main à la pâte.

Dès 9 h 30 samedi matin, une quinzaine de pompiers des casernes de Saint-Étienne-des-Grès, de Saint-Barnabé et de Saint-Boniface s’étaient d’ailleurs réunis à Saint-Étienne-des-Grès, afin de procéder à des recherches qui consistaient à vérifier les endroits isolés du territoire des trois municipalités, afin de retracer Mélissa Blais ou encore son véhicule.

«On ne fait pas une battue à proprement dit, mais puisqu’on connaît tous les petits coins de notre municipalité, ça nous permet de nous promener avec des jumelles à travers les chemins forestiers, les coins isolés et les lacs cachés», a mentionné l’instigateur du projet, Jimmy Desaulniers, un pompier volontaire de Saint-Étienne-des-Grès.

À l’aide de véhicules des trois services incendie, les pompiers ont ainsi sillonné leur municipalité respective de fond en comble samedi, en avant-midi.

Encore sous le choc, le conjoint de Mélissa Blais, François Venne, était d’ailleurs visiblement touché par ce déploiement des pompiers de Saint-Étienne-des-Grès, lui qui est venu les remercier avant leur départ, samedi matin.

Pour Jimmy Desaulniers, cette action bénévole avait pour but tout d’abord de venir en aide à la famille de la mère de famille disparue, mais aussi, d’inciter d’autres municipalités et services incendie à faire de même.

«On aurait évidemment aimé retrouver la voiture au minimum, ici, à Saint-Étienne-des-Grès, mais avant tout, on souhaite que notre initiative donne l’idée aux directeurs des autres municipalités de faire sortir leurs pompiers eux aussi. On fait ça aujourd’hui en quelque sorte pour montrer l’exemple aux autres.»

Bien que les recherches étaient avant tout menées par les pompiers, la Sûreté du Québec a tout de même tenu à déplacer son poste de commandement sur les lieux samedi. 

Rappelons que la femme de 34 ans est disparue à 2 h 15 le 2 novembre dernier après avoir fait un arrêt au bar Les 2 dés, situé sur l’avenue Saint-Laurent à Louiseville. Plus tôt dans la soirée, elle était allée au bar La Terrasse, où elle a disputé une partie de poker en compagnie d’amis. Elle y a remporté une centaine de dollars avant de quitter à 23 h 45 pour se diriger vers le bar La Brassette L’ami, puis aux 2 dés avant de disparaître mystérieusement.

Le poste de commandement de la SQ était sur place samedi.

Garder espoir

Plus d’une semaine après la disparition de la mère de famille, François Venne reste toutefois convaincu que sa conjointe a été victime d’un acte possiblement criminel. 

«C’est certain qu’au départ, j’analysais toutes les avenues possibles, mais après plusieurs jours de recherches, je me dis maintenant qu’il est arrivé quelque chose à Mélissa qui était hors de son contrôle. C’est donc évident que quelqu’un sait quelque chose quelque part.»

Malgré ses craintes, le conjoint de Mélissa Blais est toujours habité par l’espoir de la retrouver vivante.

«Évidemment, on a des craintes de ne pas la retrouver et on est conscient qu’avec le temps qui avance, les possibilités qu’on la retrouve vivante sont moindres. Par contre, même si le pourcentage diminue, je vais toujours garder espoir, car c’est ce qui m’encourage et encourage la famille à rester fort. Peu importe ce qui est arrivé, mon objectif principal est de la retrouver, qu’elle soit vivante ou non», confie-t-il.

Une quinzaine de pompiers des casernes de Saint-Étienne-des-Grès, de Saint-Barnabé et de Saint-Boniface ont procédé à des recherches, afin de retrouver Mélissa Blais, samedi.
Les pompiers de Saint-Étienne-des-Grès ont sillonné les chemins forestiers, les coins isolés et les lacs cachés lors de leurs recherches.

Des recherches infructueuses, mais satisfaisantes

Même si les sapeurs de Saint-Étienne-des-Grès, de Saint-Barnabé et de Saint-Boniface sont rentrés bredouilles à la caserne en début d’après-midi samedi, les organisateurs semblaient toutefois satisfaits du travail effectué.

«On est quand même satisfait du déroulement, même si on n’a rien repéré de majeur. Par contre, lors de nos recherches, les pompiers ont pu discuter avec des résidents et des chasseurs, ce qui fait en sorte que l’on a été en mesure de bien livrer notre message», a soutenu Jimmy Desaulniers.

À Yamachiche

Du côté de Yamachiche, les pompiers se sont eux aussi mobilisés cette fin de semaine, afin de ratisser les territoires de Yamachiche et de Saint-Sévère, avec l’aide des camions du service incendie et de VTT.

Les recherches ont eu lieu toute la fin de semaine, mais en vain.

Les proches de Mélissa s’activent

En marge du travail effectué par les pompiers samedi, la famille de Mélissa Blais a pour sa part poursuivi ses recherches personnelles afin de la retrouver. Sans être en action de manière officielle, ils ont ainsi parcouru des petits sentiers et chemins éloignés près de Louiseville relevant tout indice pouvant faire avancer l’enquête.

M. Venne invite d’ailleurs toute la population à demeurer vigilante au cours des prochains jours.

«Je tiens à lancer un appel à toute la population, mais aussi aux propriétaires de petits boisées. J’invite tout le monde à jeter un œil, partout, car c’est le temps de la chasse, donc on pourrait retrouver sa voiture.»