Deux ans pour avoir vendu des « speeds » à des mineurs

Un résident de Buckingham aura deux ans pour réfléchir aux conséquences de l'exploitation d'un point de vente de « speeds » près de deux écoles.
James Denault, 59 ans, ne faisait qu'un profit de 50 cents par pilule. Il les achetait 1,50 $ à son fournisseur et les revendait 2 $, parfois à des élèves de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin.
Denault vendait la drogue chimique et du cannabis. Il ne s'empêchait pas de vendre sa marchandise à des mineurs, qui le visitaient pendant leurs pauses ou sur l'heure du dîner.
L'individu a plaidé coupable aux accusations de possession et de trafic de stupéfiants, jeudi, acceptant l'entente survenue entre la défense et la Couronne. Le juge François Beaudoin, de la Cour du Québec, a entériné la proposition commune des deux parties.
La résidence de la rue Dorchester est située à quelques pas de l'école primaire du Boisé et de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin.
La police de Gatineau a arrêté le revendeur après qu'une adolescente ait confié un joint de cannabis au personnel intervenant de l'école secondaire. La jeune fille a du même coup indiqué au personnel de l'école où elle s'était procuré l'herbe illégale.
Avertie par la direction, la police de Gatineau a envoyé un agent double chez le suspect, en le faisant passer pour un client potentiel. James Denault lui a alors vendu deux comprimés de métamphétamine.
Au total, 57 comprimés de « speeds », 26 grammes de cannabis, et 350 $ en argent comptant ont été saisis.
Selon la preuve de la Couronne, le revendeur a dit vouloir régler un problème d'argent et que l'occasion s'était présentée à lui lorsqu'une autre personne lui a offert de vendre de la drogue.