Détention réclamée pour un père qui a volé 35 000$ à ses filles

La Couronne réclame une peine de détention, à purger en prison ou dans la collectivité, contre Éric Perron, ce père de famille indigne qui a dérobé 35 000 $ à ses propres filles pour les investir dans un restaurant qui a fait faillite.
«Lorsque le crime est commis envers des personnes envers lesquelles l'accusé est en situation de confiance, normalement il y a de la détention. Mais, au fil des années, on a aussi vu des peines dans la collectivité», a déclaré l'avocat de la Couronne, Me Guillaume Michaud, au juge Christian Boulet.
Me Michaud a ajouté que le rapport présentenciel de Perron n'était pas dithyrambique, mais pas mauvais non plus, avouant également que le risque de récidive n'était «pas nécessairement présent» dans ce dossier.
L'avocat de Perron, Me Jean Petit, a pour sa part rappelé que l'unique plaignante, la fille aînée de Perron, avait vu les 20 000 $ qui lui avaient été dérobés lui être remboursés par sa grand-mère, la mère de Perron. L'autre fille avait refusé de porter plainte contre son père.
Les sommes d'argent dérobées provenaient de l'héritage que le père de Perron avait laissé à ses petites-filles et que Perron devait administrer jusqu'à leur majorité. Cependant, à cinq ou six reprises, le père indigne a retiré pour lui des sommes du fonds d'études de sa fille en se faisant remettre des chèques à son nom. Le stratagème aurait duré de décembre 2007 à février 2011.
Me Petit a aussi indiqué que même si son crime était odieux, Perron avait déjà beaucoup perdu puisque sa fille aînée, maintenant âgée de 25 ans, refusait depuis de lui adresser la parole et que sa mère avait déduit de son héritage les 20 000 $ qu'elle avait remboursés à sa fille. Le juge Boulet rendra son verdict le 9 novembre dans cette cause.