Les parents ont enduré de multiples épisodes violents depuis huit ans, chaque fois que leur fils Michel Lévesque-Côté, 24 ans, revenait à la maison intoxiqué par l'alcool ou la cocaïne.

Des parents menacés et battus par leur fils

Un fils a reconnu avoir terrorisé ses parents durant de nombreuses années et les avoir battus et menacés pour obtenir ce qu'il voulait.
Michel Lévesque-Côté, 24 ans, a plaidé coupable jeudi à de multiples accusations de méfaits, voies de fait et menaces à l'endroit de ses parents, un couple dans la jeune soixantaine.
Les parents ont enduré de multiples épisodes violents depuis huit ans, chaque fois que leur fils Michel revenait à la maison intoxiqué par l'alcool ou la cocaïne.
Après avoir subi une opération pour ôter une tumeur à un rein, le père a essuyé des coups au ventre de la part de son fils enragé. 
À une autre occasion, Michel Lévesque-Côté a chassé sa mère, blessée à l'épaule, du lit de la chambre d'ami et l'a poussée dans les escaliers.
Le fils exigeait constamment de l'argent pour payer de la bière, des stupéfiants. Si ses parents refusaient, il détruisait des biens qui leur sont chers, notamment des jardinières de fleurs.
En proie à la honte, les parents ont toujours gardé le silence sur les agressions de leur fils.
Ils ont finalement décidé de porter plainte l'automne dernier lorsque Michel Lévesque-Côté les a réveillés à 4h du matin pour avoir de l'argent pour payer un taxi.
Coups de pieds et de poings
Le père a ensuite vainement tenté de faire démarrer la voiture du jeune homme. Ce dernier, ulcéré par cet échec, est rentré en frappant la porte à coups de pieds. Il s'est ensuite rué sur ses parents en leur donnant des coups de pieds et de poings. Lévesque-Côté s'en est ensuite pris à la voiture, qu'il a endommagée à plusieurs endroits.
Les policiers ont trouvé les parents sous le choc, tremblants. Le père avait la joue égratignée et la mère, la main couverte d'ecchymoses.
Après son arrestation, Michel Lévesque-Côté a été envoyé en thérapie pour traiter la toxicomanie. Il s'est fait prendre à boire et à commettre des gestes violents après un spectacle du Festival d'été. 
En attendant les représentations sur la peine qui auront lieu en octobre, le juge Sébastien Proulx a accepté de remettre le jeune homme en liberté, mais surveillé étroitement par son frère. 
Il lui sera toujours interdit de communiquer avec ses parents. Ceux-ci cherchent à reprendre contact, une fois les procédures judiciaires terminées, a indiqué le frère.