Le jeune homme de 19 ans venait d’acheter le fusil et était allé le montrer à un ami. Comme il n’y avait pas d’intention criminelle et qu'il n’avait pas tiré avec le fusil, aucune accusation n’a été déposée contre lui.

Déploiement policier pour un fusil à air comprimé

Les policiers de Québec ont dû intervenir lundi après-midi en raison de la plainte d’un citoyen de Beauport qui croyait avoir vu un homme armé dans sa rue. Après vérification, il s’est toutefois avéré qu’il s’agissait plutôt d’un fusil «airsoft», une arme à air comprimé qui tire des balles de plastique.

«L’appel a été fait à 15h35 par quelqu’un qui avait vu l’homme avec l’arme sur la rue Adolphe-Légaré. Lors de l’arrivée des policiers, il avait quitté les lieux mais il a été retracé et arrêté sur la rue Marie-Chapelier», explique Cyndi Paré, porte-parole de la police de Québec.

L’arme en question n’était effectivement pas une arme à feu, mais bien un fusil «airsoft» propulsant de petites balles de plastique de 6 à 8 mm de diamètre. Ces fusils sont utilisés par plusieurs adeptes dans des jeux semblables au «paintball» en raison du fait que ses balles ne sont pas conçues pour percer la peau.

«Le jeune homme de 19 ans venait d’acheter le fusil et était allé le montrer à un ami. Le fusil ressemblait beaucoup à une vraie arme à feu, mais c’était un “airsoft”. Comme il n’y avait pas d’intention criminelle et que le jeune homme n’avait pas tiré avec le fusil, aucune accusation n’a été déposée contre lui et il n’a pas reçu de constat d’infraction», poursuit Cyndi Paré.

Embouts de couleur orange

À noter qu’aux États-Unis, plusieurs compagnies qui fabriquent ce type d’armes choisissent de les orner d’un embout ou d’une autre pièce de couleur orange de façon à ce que les forces de l’ordre puissent les distinguer des vraies armes à feu. En octobre 2013, un adolescent de 13 ans, Andy Lopez Cruz, a été abattu par un shérif adjoint de Santa Rosa, en Californie, alors qu’il transportait avec lui un fusil airsoft qui ressemblait à s’y méprendre à un AK-47.

Cyndi Paré a tenu à rappeler que lors de leurs interventions, les policiers doivent agir comme s’il s’agissait d’armes réelles, avec toutes les précautions et le déploiement jugés nécessaires. Ces types d’armes doivent donc être utilisées seulement dans des endroits privés avec l’autorisation du propriétaire et à l’abri du regard des passants. Les parcs, cours d’école, terrains commerciaux ne sont pas des endroits désignés. La réglementation municipale de Québec restreint également l’utilisation de ces armes à au moins 150 m de toute habitation, route, sentier linéaire, piste cyclable ou endroit publics.