Demers-Thibault acquitté du meurtre d'un Drummondvillois

Bryan Demers-Thibault de Québec a été acquitté du meurtre au premier degré du Drummondvillois Stéphane Cormier, un homme porté disparu depuis le 1er avril 2011.
Après presqu'une semaine de délibérations, le jury a prononcé le verdict unanime d'acquittement.
Demers-Thibault, 31 ans, a simplement relevé la tête et jeté un oeil en direction des jurés.
La juge de la Cour supérieure Manon Lavoie a entériné le verdict, remercié le jury et souhaité bonne chance à Demers-Thibault.
Le jeune homme au lourd passé judiciaire a repris le chemin de la prison ; il purge depuis janvier une peine de pénitencier à perpétuité pour le meurtre non-prémédité de Robert Lepage, un de ses co-chambreurs, commis en 2014 dans Limoilou. Il pourra faire une demande de libération conditionnelle au bout de 15 ans.
Cette condamnation n'a jamais été portée à l'attention des jurés au dossier du meurtre de Stéphane Cormier. Des règles de droit empêchent le dépôt en preuve des condamnations antérieures trop préjudiciables à un accusé.
Rançon de 23 000 $
En 2011, Stéphane Cormier achetait de la drogue de Bryan Demers-Thibault. L'homme de 42 ans a quitté Drummondville pour Québec le 1er avril 2011. 
Une semaine plus tard, les parents de Cormier reçoivent une lettre réclamant une rançon de 23 000 $ pour régler une dette. Bryan Demers-Thibeault, se présente chez Cormier pour récupérer un colis que la police a muni d'un GPS et d'une poudre laissant des traces. Le père de Stéphane Cormier reçoit une seconde lettre; la demande de rançon grimpe à un million de dollars, faute de quoi la vie du disparu est menacée.
Demers-Thibault a admis être l'auteur des lettres.
Alors qu'il était détenu après le meurtre de Robert Lepage à Québec, Bryan Demers-Thibault s'est confié à un codétenu, qui était en fait un agent-double, au sujet du meurtre de Cormier.
Le corps de Stéphane Cormier n'a jamais été retrouvé et aucune trace d'ADN ne vient relier Demers-Thibault au disparu.