Les requérants veulent représenter à la fois les propriétaires et intermédiaires du taxi affectés par la concurrence d'Uber ainsi que les personnes handicapées ou à mobilité réduite qui utilisent les services de transport adapté.

Demande de recours collectif contre Uber et Téo

Un chauffeur de taxi de Québec et une militante des droits des personnes handicapées demandent à la Cour supérieure l'autorisation d'intenter un recours collectif contre Uber, Téo Taxi et une pléthore d'organismes publics.
La requête a été déposée le 29 mars et rendue publique lundi au palais de justice de Québec.
Japic Zaim, chauffeur de taxi à Québec depuis une trentaine d'années, et Lisa D'Amico, une Montréalaise qui se présente comme une «activiste de la société civile», veulent représenter à la fois les propriétaires et intermédiaires du taxi affectés par la concurrence d'Uber ainsi que les personnes handicapées ou à mobilité réduite qui utilisent les services de transport adapté.
Téo Taxi
Ils interpellent Uber Canada, mais aussi Téo Taxi, la procureure générale du Québec, la Commission des transports du Québec, l'Office des personnes handicapées du Québec et Aéroports de Montréal. Le Bureau du taxi de Montréal est également mis en cause. 
Dans un long document de 32 pages, les initiateurs expliquent se battre contre l'«uberisation» des transports, qui selon eux menace non seulement les revenus, mais la profession de taxi traditionnel. Ils veulent également que toutes les flottes de taxi, de type traditionnel ou Uber, soient tenues d'avoir entre 5 et 25 % de leurs véhicules accessibles aux personnes handicapées. 
En janvier, un premier recours collectif contre Uber a été approuvé à Montréal. Il a été initié par le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, un syndicat qui dit représenter 4000 personnes dans l'industrie du taxi et du camionnage.