Décès de la fillette happée dans Lotbinière

La fillette de 11 ans happée par une voiture en se rendant à l’école, jeudi à Saint-Flavien, a succombé à ses blessures. La Sûreté du Québec a fait la triste annonce, vendredi après-midi.

Rappelons que l’accident était survenu vers 7h30, jeudi matin, sur la rue Bédard, dans la petite municipalité de Lotbinière. La jeune fille marchait en compagnie de camarades de classe en direction de l’école primaire de la Caravelle lorsqu’une automobile l’a fauché. Une mère formée comme pompière volontaire lui a porté les premiers soins avant qu’elle soit placée dans une ambulance vers le Centre hospitalier avec ses parents à bord. 

Grièvement blessé, l’enfant se trouvait dans un état critique durant toute la journée de jeudi. La fillette est finalement décédée à la suite de ses blessures, a confirmé la SQ. 

La conductrice du véhicule, une femme de 31 ans de Lyster, a été arrêtée pour négligence criminelle ayant causé des lésions, puis libérée par sommation, jeudi. 

Si la thèse de l’alcool a rapidement été écartée, l’enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident mortel se poursuit. Une mauvaise manoeuvre ou une distraction pourrait être à l’origine du drame. Une évaluation mécanique du véhicule devait également être faite. 

Une fois l’enquête à terme, il sera de la responsabilité d’un procureur de déterminer s’il y a lieu de porter des accusations criminelles contre la conductrice, mais «il est beaucoup trop tôt pour cela», selon la porte-parole de la SQ, Ann Mathieu. 

À la petite école de la Caravelle, qui compte 67 élèves de 5e et 6e année, la journée de vendredi a été très émotive, même avant l’annonce du décès. «C’est profondément triste. J’étais à l’école aujourd’hui et la journée a été consacrée à écouter, consoler et rassurer les enfants», a souligné la porte-parole de la commission scolaire des Navigateurs, Louise Boisvert. 

La commission scolaire avait mis en place une cellule de crise avec une éducatrice spécialisée et une psychologue dès jeudi, mais les enfants partaient en relâche, vendredi après-midi. «On a envoyé un mémo à tous les parentsr appelant d’être à l’écoute de leurs enfants et de ne pas hésiter à utiliser les ressources du CLSC au besoin», a expliqué Mme Boivert.