Bryan Demers-Thibeault

Début du procès pour le meurtre d'un Drummondvillois

Bryan Demers-Thibeault a réclamé une rançon allant jusqu'à un million de dollars à la famille de Stéphane Cormier de Drummondville. Mais est-il l'auteur du meurtre de l'homme de 42 ans?
Le procès de Bryan Demers-Thibeault, 31 ans, s'est ouvert jeudi au palais de justice de Québec. Dans sa déclaration d'ouverture pour les jurés, la procureure de la Couronne, Me Josée Lemieux, a rappelé que Stéphane Cormier, toxicomane et bénéficiaire de l'aide sociale, n'a jamais été revu depuis le 1er avril 2011. Ce jour-là, il a dit à sa mère qu'il partait pour Québec. 
Une semaine plus tard, les parents de Cormier reçoivent une lettre réclamant une rançon de 23 000 $ pour régler une dette de drogue. Une note trouvée sur le four, dans l'appartement de Stéphane Cormier, à Drummondville, leur laisse 48 heures pour trouver l'argent.
Bryan Demers-Thibeault, une connaissance du disparu, se présente chez Cormier le 24 avril 2011 pour récupérer un colis que la police a muni d'un GPS et d'une poudre laissant des traces.
Le père de Stéphane Cormier reçoit une seconde lettre le 2 mai 2011; la demande de rançon grimpe à un million de dollars, faute de quoi la vie du disparu est menacée.
Selon la poursuite, la première lettre a été écrite par Demers-Thibeault et en partie par Stéphane Cormier. La seconde lettre est l'oeuvre de l'accusé seul. L'accusé a admis être l'auteur des lettres, une information confirmée par un spécialiste en document judiciaire.
«Bryan Demers-Thibeault s'est confié à diverses personnes, des civils, des policiers et des agents doubles sur le meurtre qu'il a commis sur la personne de Stéphane Cormier», a affirmé Me Lemieux.
Le procès devant jury, présidé par la juge Manon Lavoie de la Cour supérieure, doit durer quatre semaines.