L'agent Charles-Scott Simard a témoigné calmement, mardi, devant le Comité de déontologie policière, qui aura à décider s'il a utilisé son arme à irritant chimique avec discernement.

Débris projetés de façon aléatoire

Le policier de l'anti-émeute de la police de Québec Charles-Scott Simard n'a pas visé la jeune manifestante le 26 mars 2015, estime un expert en génie mécanique.
Jean Grandbois, expert de la défense, a exposé au Comité de déontologie policière lundi les résultats de ses calculs. 
En étudiant les images de l'altercation entre policiers et manifestants avec un logiciel de réalité virtuelle, l'expert en vient à la conclusion que le policier n'a pas visé Naomie Tremblay-Trudeau.
La jeune femme de 18 ans, qui manifestait près du Parlement contre les mesures d'austérité, a été atteinte au visage par les débris qui sont projetés en même temps que la poudre irritante. Les responsables de la police de Québec ont exhibé lundi ces rondelles de carton et de feutre, un peu plus grandes qu'une pièce de 2 $.
La cartouche de poudre, elle, reste dans le fusil au moment du tir et doit être retirée manuellement par le policier.
Les débris sont projetés de façon aléatoire, a précisé l'expert Grandbois.
Après une dizaine de jours d'audience, le policier Charles-Scott Simard devrait témoigner aujourd'hui.