Deux enquêtes distinctes de la police ont été ouvertes concernant la fusillade survenue vendredi soir à l'hôpital Northumberland Hills, en Ontario.

Couple de septuagénaires abattu dans un hôpital en Ontario

COBOURG - Une fusillade a éclaté dans un hôpital du sud de l'Ontario, vendredi soir, faisant deux morts - un couple de septuagénaires - et terrorisant les autres patients qui ont craint pour leur vie.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) a indiqué que les détails de la fusillade survenue à l'hôpital Northumberland Hills continuaient d'émerger, alors que deux enquêtes distinctes de la police ont été ouvertes. La cause demeure pour l'instant nébuleuse.

Le porte-parole de l'UES, Jason Gennaro, a relaté qu'un homme de 70 ans et une femme de 76 ans avaient été admis à la salle d'urgence de l'hôpital en fin de journée, vendredi, pour des raisons médicales encore inconnues. Le couple était marié et vivait à environ une heure de l'établissement.

Vers 23h, la police a été appelée sur les lieux après avoir été informée de coups de feu dans la salle de triage, où l'homme et la femme étaient côte à côte sur des civières.

Grace Andrews, âgée de 27 ans, était dans une chambre environnante en train de recevoir un traitement pour une hernie lorsque les violences ont commencé.

Quand elle a entendu un premier bruit assourdissant, elle a cru qu'il s'agissait d'une infirmière qui avait renversé une table. Elle a toutefois rapidement entendu des gens crier et appeler à l'aide. Quelques minutes plus tard, elle dit avoir vu la police arriver sur les lieux.

«Nous nous sommes barricadés dans une chambre. Nous étions assis dans cette chambre avec des coups de feu. Et parce que ça sonnait comme une arme automatique, on ne croyait pas que les policiers avaient ce genre [d'arme]. On croyait qu'il y avait quelqu'un qui tirait des coups de feu sur les lieux», a-t-elle expliqué.

Mme Andrews affirme avoir parlé à des patients, qui lui auraient dit que l'homme avait tiré une balle dans la tête de la femme.


Nous étions assis dans cette chambre avec des coups de feu. Et parce que ça sonnait comme une arme automatique, on ne croyait pas que les policiers avaient ce genre [d'arme]
Grace Andrews, une patiente

Jason Gennaro n'a toutefois pas confirmé cette version des faits. Il a seulement révélé que la femme avait été blessée à la tête et que l'origine de sa blessure faisait encore l'objet d'une enquête.

«Nous ne confirmons aucune version. Nous ne confirmons pas que cet homme avait une arme à feu ou s'il avait déchargé une arme», a-t-il soutenu.

M. Gennaro a indiqué que dans le cadre de son enquête, l'UES tenterait entre autres de déterminer combien de coups de feu ont été tirés.

Peu après les événements, toutefois, l'UES avait dit que deux policiers avaient interagi avec l'homme, et qu'ils avaient fini par utiliser leurs armes. L'homme a été blessé et son décès a été constaté sur les lieux.

La Police provinciale de l'Ontario (PPO) enquête sur la mort de la femme, tandis que l'UES enquête sur la mort de l'homme. L'Unité des enquêtes spéciales est un organisme provincial chargé de faire la lumière sur les incidents graves mettant en cause la police.

La PPO n'a pas voulu faire plus de commentaires sur son rôle dans cette affaire. Aucun corps policier n'a dévoilé l'identité du couple.

La salle d'urgence de l'hôpital avait été fermée temporairement en raison de la fusillade. Les patients qui attendaient à l'urgence avaient été transférés dans des hôpitaux à proximité pendant plusieurs heures avant que l'urgence ne soit rouverte vers 9h30, samedi matin.