Coupable d'avoir agressé des patientes hospitalisées

Un ancien préposé aux bénéficiaires ayant travaillé dans quatre hôpitaux de Québec reconnaît avoir commis trois agressions sexuelles sur des patientes et une sur une collègue.

Martin Hébert, 43 ans, a admis mercredi toutes les infractions de nature sexuelle qu’on lui reprochait. L’homme sans antécédent judiciaire connaîtra sa peine au début de l’été.

Hébert a commis la première agression en 2002 sur une patiente de 72 ans qu’il a palpée et caressée de manière prolongée sur la poitrine. Le préposé a aussi exhibé son pénis à la dame en lui proposant de le toucher. L’événement aurait été dénoncé et l’homme aurait eu des mesures disciplinaires, indique le CHU de Québec.

Récidive

En 2010, Hébert récidive sur une collègue préposée aux bénéficiaires. Alors que les deux employés se trouvent dans un petit local pour nettoyer des bassines, Hébert saisit sa collègue par la taille et se frotte contre elle pour lui faire sentir son érection. Le préposé a quitté son emploi après la dénonciation.

En 2011, Martin Hébert est embauché par un autre employeur, le CHA, et travaille à l’hôpital Saint-Sacrement. C’est là qu’il va agresser une jeune patiente de 19 ans hospitalisée à l’urgence en la caressant à de multiples reprises.

En 2015, alors qu’il lave une patiente de 82 ans, Hébert lui a fait une pression répétée sur les organes génitaux. Après la dénonciation, le préposé est congédié.

Comment l’employé a-t-il pu continuer à sévir malgré les dénonciations dans les hôpitaux de l’Enfant-Jésus, de  l’Hôtel-Dieu de Québec, de Saint-François d’Assise et de Saint-Sacrement? Le porte-parole du CHU de Québec, Richard Fournier, indique que la majorité des infractions sont survenues avant la fusion des hôpitaux. La présence de deux employeurs distincts et la protection des renseignements personnels ne facilitent pas le partage d’information, ajoute-t-il.