En 2011, Charles Sylvain-Trépanier s’était sauvé de la maison en abandonnant sur place un masque en tissu.

Coupable d’agressions sexuelles commises lors de cambriolages

Un cambrioleur qui a agressé sexuellement trois femmes, dont une nonagénaire, plaide coupable. Charles Sylvain-Trépanier purgera 10 ans de pénitencier pour ses crimes.

L’homme de 41 ans a sévi pendant six ans à Québec sans se faire prendre.

En juillet 2011, Sylvain-Trépanier s’est introduit de nuit dans une maison de Cap-Rouge. Il a volé l’ordinateur portable et le passeport de la résidante. En regardant la photo de la dame, une jolie blonde, le cambrioleur a décidé de retourner dans la même maison quelques jours plus tard. 

Il est entré par une fenêtre à l’arrière de la maison et a trouvé la dame endormie dans sa chambre. Il lui a mis la main sur la bouche et s’est couché sur elle. La victime a réussi à se dégager et à crier à l’aide par la fenêtre. Charles Sylvain-Trépanier s’est alors sauvé en abandonnant sur place un masque en tissu.

Le 20 octobre 2013, le cambrioleur avait planifié de dévaliser une maison de Sillery. Il a commencé par éteindre les luminaires à l’arrière de la maison et s’est introduit à l’intérieur en coupant le moustiquaire d’une fenêtre. 

Il a aperçu la résidante, une femme de 92 ans, qui dormait. Il s’approche d’elle et lui caresse les seins et le ventre. La dame âgée se réveille et le voleur-agresseur se sauve, échappant cette fois-ci un foulard.

La dernière agression a eu lieu en juillet 2017 dans le quartier Maizerets. Charles Sylvain-Trépanier est entré par la porte-patio d’un appartement. Il a réveillé l’occupante, une femme de 74 ans, et lui a demandé avec insistance s’il pouvait toucher ses seins. L’agresseur a finalement fait des attouchements à la dame par-dessus les couvertures. 

Charles Sylvain-Trépanier a oublié une casquette derrière lui.

La procureure de la Couronne Me Mélanie Dufour a expliqué que c’est grâce aux trois objets trouvés sur les lieux des agressions que les policiers de Québec ont fini par épingler Sylvain-Trépanier. Après une condamnation pour possession de pornographie juvénile en 2018, un prélèvement d’ADN a permis de faire le lien entre le suspect et les crimes non élucidés.

La juge Johanne Roy a accepté la suggestion de peine des parties, soit 10 ans de pénitencier, dont il reste 9 ans et trois mois à purger.

L’avocate de défense Me Geneviève Bertrand a décrit l’enfance difficile de son client, placé en centre jeunesse à l’âge de neuf ans après avoir été victime d’abus graves. Il a écopé d’une première peine fédérale à l’âge de 19 ans pour des introductions par effraction. 

Charles Sylvain-Trépanier a lu une courte lettre d’excuses à ses victimes. La plus jeune des trois était présente en salle d’audience.