Le 31 août, quatre mois après les arrestations, la Couronne a porté des accusations contre cinq des sept jeunes du Séminaire des Pères Maristes impliqués dans le partage allégué de photos sexuellement implicites de collègues étudiantes.

Comparution des étudiants des Maristes

Cinq étudiants des Pères Maristes ont comparu vendredi pour être accusés formellement de leurre, extorsion, d’avoir rendu accessible une image intime sans consentement, possession et distribution de pornographie juvénile et agression sexuelle.

Le 31 août, quatre mois après les arrestations, la Couronne a porté des accusations contre cinq des sept jeunes de 13 et 14 ans du Séminaire des Pères Maristes impliqués dans le partage allégué de photos sexuellement implicites de collègues étudiantes.

Les trois jeunes filles avaient envoyé des photos à des garçons après avoir cédé à leurs pressions, disent-elles. Les adolescents soutiennent que les jeunes filles étaient volontaires.

Un jeune a une seule accusation de leurre. Les quatre autres accusés ont entre deux et six accusations chacun.

En plus des accusations en lien avec les photos, un jeune est accusé d’agression sexuelle pour avoir touché les fesses des plaignantes. La période des accusations couvre du 1er septembre au 29 avril 2018, ce qui ne signifie pas que les infractions alléguées se sont produites tout au long de l’année.

En plus des cinq accusés, deux autres jeunes ont été référés directement au programme de sanctions extra-judiciaires.

Comme c’est généralement le cas à l’étape de la comparution, les accusés ont fait inscrire un plaidoyer de non-culpabilité. Le procureur de la Couronne Me Hugo Breton a transmis séance tenante la divulgation de preuve à ses confrères de la défense.

Des conditions

La juge Hélène Bourassa de la Cour du Québec a rappelé que les conditions inscrites dans la promesse de comparaître seront en vigueur tout au long des procédures. Les jeunes ont notamment l’interdiction de communiquer directement avec les trois plaignantes. Trois garçons parmi les accusés étudient toujours aux Pères Maristes. Ils ont obtenu une injonction du tribunal pour renverser la décision de leur renvoi, prise après qu’on leur ait promis qu’ils pourraient réintégrer l’école en septembre. Une seule des plaignantes étudie toujours à l’école privée de Sillery.