Yves Colosse Plamondon, libéré en mars 2014 de trois accusations de meurtre après 28 ans de pénitencier, a été cité à procès pour un incendie criminel commis aux petites heures du matin le 10 décembre 2014 au bar Le Kirouac, un établissement licencié de Saint-Sauveur.

Colosse en procès pour incendie criminel

Yves Colosse Plamondon jure qu'il n'a rien à voir avec l'incendie au bar Le Kirouac. La police de Québec a des images qui, selon elle, le place sur les lieux du crime au moment du sinistre.
Le célèbre ex-détenu, libéré en mars 2014 de trois accusations de meurtre après 28 ans de pénitencier, a été cité à procès pour un incendie criminel commis aux petites heures du matin le 10 décembre 2014 au bar Le Kirouac, un établissement licencié de Saint-Sauveur.
L'abri d'auto du propriétaire du bar, Lucien Simard, avait alors été incendié. La structure en bois s'est effondrée sur l'automobile Lincoln de M. Simard. Le propriétaire du bar et son épouse dormaient dans le logement voisin.
Pour convaincre le juge Jean-Paul Aubin de la Cour du Québec, l'enquêteur Martin Daigle de la police de Québec et le procureur de la Couronne Me Jean-Simon Larouche ont montré une série de vidéos provenant des caméras de surveillance du bar ainsi que d'une caméra installée discrètement devant la maison de Yves Plamondon, au 428 de la rue Kirouac. La police soupçonnait Plamondon d'avoir allumé un incendie près d'un bar de Vanier, en novembre, et avait obtenu un mandat pour qu'une caméra soit installée dès le 4 décembre afin de filmer les allées et venues de l'homme de 66 ans.
Le soir du 9 décembre, un homme au manteau d'hiver noir que la police identifie comme Yves Plamondon est vu sortant du 428 de la rue Kirouac. Selon la police, Plamondon est le seul occupant de ce logement.
Quinze minutes plus tard, une petite camionnette se stationne près du bar. Un individu, qui n'est pas Plamondon selon la police, est vu transportant un bidon de plastique jusqu'au garage.
Environ une demi-heure plus tard, une camionnette similaire vient ramener Yves Plamondon chez lui, toujours selon la police.
À 4h49, l'homme au manteau noir, toujours Plamondon d'après les policiers, sort de chez lui et part sur la rue Kirouac. 
À 5h06, deux suspects, dont un que la police allègue être Colosse Plamondon, arrivent à l'extérieur du bar et entrent dans l'abri d'auto. Ils en ressortent cinq minutes plus tard. Une épaisse fumée s'élève du bâtiment.
À 5h21, la caméra de la rue Kirouac filme un homme que les policiers disent être Plamondon revenir au numéro civique 428.
Yves Plamondon ressort 40 minutes plus tard pour promener son chien. Il retournera faire une visite au bar Le Kirouac l'après-midi suivant, toujours accompagné de son chien.
En défense, l'avocat de Plamondon, Me Vincent Montminy, a qualifié de «très, très» circonstancielle la preuve détenue par le ministère public. La police, plaide-t-il, ne peut identifier son client que par sa démarche, supposément particulière.
L'avocat a souligné que le propriétaire du bar Le Kirouac n'avait aucun problème avec Yves Plamondon et avait même pointé un autre suspect pour l'incendie. Lucien Simard est le patron de Gaétan, frère de Yves, depuis 15 ans.
À la fin décembre 2014, Plamondon, a intenté une poursuite civile en dommages de 35 millions $ contre la Sûreté du Québec, le procureur général de la province et l'ancien procureur de la Couronne René De La Sablonnière, aujourd'hui juge à la Cour du Québec.
Yves Plamondon a été arrêté le 28 octobre 2015 après le braquage de la caisse populaire de Saint-Apollinaire. Il aurait joué les chauffeurs pour un complice allégué, Stéphane Lachance et devra subir un procès pour cette accusation. C'est après son arrestation que la Couronne a déposé l'accusation d'incendie criminel.