Collision entre deux avions au-dessus des Promenades Saint-Bruno

Une collision entre deux petits avions au-dessus des Promenades Saint-Bruno, en banlieue sud de Montréal, vendredi, a fait un mort et un blessé grave.
L'incident, dont les circonstances demeurent nébuleuses, s'est produit vers 12h30, rapporte le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), qui souligne sa «nature accidentelle».
L'un des appareils s'est écrasé dans le stationnement du centre commercial, situé à la jonction de la route 116 et de l'autoroute 30. Le deuxième se trouve actuellement sur le toit des Promenades Saint-Bruno.
Le centre d'achat a été fermé de manière «préventive» et ne rouvrira pas ses portes avant dimanche.
Lors d'un point de presse, en fin d'après-midi, la porte-parole du SPAL, Nancy Colagiacomo, a confirmé que chaque avion ne comptait qu'un seul homme. Le pilote de l'avion s'étant écrasé au sol est mort, à l'âge de 21 ans. Le second pilote, âgé de 23 ans, a pour sa part subi de graves blessures, mais les policiers de Longueuil disent ne plus craindre pour sa vie.
Selon la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM), deux autres personnes ont été hospitalisées pour «choc émotionnel».
Sylvain Deschamps, du Service de sécurité incendie de l'agglomération de Longueuil, a pour sa part assuré que la fuite de kérosène en provenance de l'aéronef situé sur le toit avait été colmatée et que le carburant ne s'écoulait plus à l'intérieur du centre d'achat.
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) et le ministère fédéral des Transports ont été formellement avisés de la tragédie. Le BST, qui a dépêché deux de ses enquêteurs sur les lieux, indique que la collision est survenue entre deux Cessna 152 exploités par l'école de pilotage Cargair, qui se trouve à deux kilomètres plus loin, à l'aéroport de Saint-Hubert.
Par voie de communiqué, Cargair a dit collaborer activement à l'enquête et concentrer ses efforts au soutien de son personnel et de ses étudiants.
Témoignages
Un employé du centre d'achat, Nheil Martinez, affirme qu'il se trouvait à l'extérieur lorsqu'il a aperçu l'ombre d'un aéronef.
«J'ai entendu le moteur très proche du sol, et puis un gros boum, a-t-il raconté. Ensuite, on a vu des pièces d'avion tomber du ciel partout.»
Il dit avoir couru vers la carcasse de l'avion écrasé, où se trouvait toujours son pilote.
Une témoin, qui n'a pas voulu révéler son identité, a indiqué à La Presse canadienne qu'elle se trouvait dans un restaurant à proximité du centre d'achat lorsque la collision est survenue.
«Nous avons entendu un bruit très puissant, a-t-elle lancé. Nous pensions que c'était deux voitures qui venaient d'entrer en collision dans le stationnement. En sortant, nous avons vu la carcasse d'un appareil.»
Jonathan Vanasse, qui se trouvait pour sa part à l'intérieur des Promenades, dit s'être précipité à l'extérieur, où il a aperçu ce qui restait de l'avion, «que du métal broyé» laissant fuir du carburant.
En point de presse, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a dit avoir offert «tout le support nécessaire» à la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, et au maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray.
Les deux élus municipaux se sont quant à eux joints au premier ministre Philippe Couillard en présentant leurs condoléances aux proches de la victime.
Interrogé sur la circulation aérienne dans ce secteur, le premier ministre a jugé prématuré de se prononcer sur la question.
Les policiers de Longueuil demeurent responsables de l'enquête, avec le soutien du BST et de Transports Canada. En début de soirée, Isabelle Langevin, du BST, s'est adressée aux médias pour détailler la marche à suivre, ajoutant qu'il était toujours trop tôt pour préciser les circonstances de l'accident.
Cargair forme aussi des Chinois à Saint-Honoré
(Myriam Gauthier) Cargair Max Aviation a acquis l'été dernier la base opérationnelle d'Airmedic à l'aéroport de Saint-Honoré dans le but d'y installer une école de pilotage en formation privée. Des dizaines d'étudiants internationaux, principalement chinois, y sont attendus. Le centre de formation de Saint-Honoré n'apparaît pas pour l'instant sur le site Internet de l'entreprise, mais les étudiants chinois ont toutefois débuté leur formation dans les derniers mois.
Selon les informations obtenues par Le Quotidien cet été, la base opérationnelle, soit un terrain et un hangar aéronautique situés au 104 rue no 1, a été acquise pour la somme de 350 000 $. Il était alors estimé que l'établissement de l'école de pilotage doit entraîner des retombées économiques de deux millions de dollars. La construction de logements pour accueillir les étudiants internationaux avait aussi été évoquée.