En avril dernier, la mort d'un homme intoxiqué et armé d’une machette lors d'une intervention policière qui a mal tourné avait mis en lumière les problèmes liés à la toxicomanie et à la criminalité à Lac-Simon. 

Coiteux dément le retrait de la SQ de Lac-Simon

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, dément le retrait immédiat de la Sûreté du Québec du territoire de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue.
En entrevue à Radio-Canada, mercredi, la chef Adrienne Jérôme disait avoir été informée du départ de la police provinciale quelques heures après avoir déclaré qu'elle ne pouvait plus faire confiance à ses agents et qu'elle ne souhaitait plus leur présence.
Le ministre Coiteux, qui dit ignorer la source de ces informations, soutient qu'une telle décision nécessiterait d'abord une demande formelle de la communauté algonquine. Il insiste sur le fait que le départ de la SQ, s'il se confirme, se réalisera de manière progressive, et qu'il ne fait pour l'instant que l'objet de discussions.
Réhabiliter la police locale
Les renforts de la SQ visent à réhabiliter le corps de police autochtone, secoué par deux incidents mortels survenus en février et en mars dernier. Une intervention policière ayant tourné au vinaigre avait entraîné la mort de l'agent Thierry LeRoux, puis, quelques mois plus tard, le jeune Autochtone Sandy Tarzan Michel avait perdu la vie lors d'un affrontement avec les forces de l'ordre.
Ainsi, la Sûreté du Québec patrouille dans les rues de la réserve de quelque 1200 habitants pendant la nuit, tandis que le service de jour est assuré par le corps de police autochtone, qui compte 13 agents.
«Jusqu'à nouvel ordre, ça ne change pas cette situation-là», a lancé le ministre Coiteux, mercredi.
Son homologue aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a rappelé en chambre l'importance de rétablir les liens de confiance entre les forces de l'ordre et la communauté.
«On suit le plan de match», a-t-il assuré.