Cinq ans pour trafic de fentanyl en prison

Vendre du fentanyl est grave. En importer à l’intérieur d’un pénitencier l’est encore plus, souligne la juge Réna Émond de la Cour du Québec, en imposant une peine de cinq ans de détention à Richard Panin, 29 ans.

Le détenu a admis avoir fait entrer au pénitencier de Donnacona, en septembre 2016, quatre timbres transdermiques de fentanyl, la plus puissante drogue sur le marché noir. Panin avait comploté avec des complices pour faire introduire la drogue à l’intérieur d’une carte de souhaits. 

Quelques semaines plus tard, il se faisait prendre avec des sachets contenant un mélange d’héroïne et de fentanyl. 

La Couronne réclamait une peine de six ans tandis que la défense plaidait pour une peine de trois ans et demi, avec un don de 5000 $. 

Peine consécutive

La juge Émond a rappelé que le trafic de drogues dures à l’intérieur des murs «met en danger tout le processus et les efforts mis en place par les autorités carcérales et sape les efforts du système judiciaire dans son ensemble». 

La peine de cinq ans sera consécutive à la peine que Panin est en train de purger (neuf ans) pour une violente invasion de domicile.