Jean-Philippe Potvin, 27 ans, a choisi de plaider coupable deux mois seulement après avoir été arrêté en possession d'une énorme quantité de plus de 1000 comprimés de contrebande de Fentanyl.

Cinq ans de prison pour un trafiquant de Fentanyl

Un trafiquant de Fentanyl, Jean-Philippe Potvin, écope d'une peine de cinq ans de pénitencier, un châtiment encore trop doux, aux yeux de la poursuite, pour avoir contribué à répandre la drogue devenue un fléau canadien.
Potvin, 27 ans, a choisi de plaider coupable deux mois seulement après avoir été arrêté en possession d'une énorme quantité de plus de 1000 comprimés de contrebande de Fentanyl.
Selon la police de Québec, Potvin agissait comme gardien de la cache de drogue et comme chauffeur. Le jour de son arrestation, il s'était rendu à une rencontre de trafiquants dans la région de Montréal.
L'avocat de Potvin, Me Marco Robert et le procureur de la Couronne Me Daniel Bélanger se sont entendus pour suggérer au juge Pierre Rousseau une peine de cinq ans de pénitencier pour la possession de Fentanyl dans le but d'en faire le trafic.
Le fait que Potvin soit lui-même un grand consommateur de stupéfiant et certaines circonstances de l'enquête ont milité en faveur de l'accusé, souligne le ministère public. «Dans un autre contexte, je n'aurais pas été gêné de vous suggérer de six à huit ans de pénitencier, a assuré Me Bélanger. Le trafic de Fentanyl est un fléau national qui a conduit des provinces comme la Colombie-Britannique à décréter l'état d'urgence en santé publique.»
Un Canadien meurt en moyenne tous les trois jours en raison d'une surdose impliquant le Fentanyl, selon une récente étude du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies.
Cet opioïde 40 fois plus puissant que l'héroïne a tué 655 personnes entre 2009 et 2014.
Les comprimés de Fentanyl, fabriqués dans des laboratoires de fortune, ont un dosage très inégal en stupéfiants, ce qui cause des surprises souvent fatales aux consommateurs.
Un complice
Un complice allégué de Jean-Philippe Potvin, Joshua Dion-Tardif, a aussi été arrêté en mars par la police de Québec, mais seulement accusé de recel de biens criminellement obtenus. Les policiers avaient saisi 19 730 $ en billets.