Un seul client se trouvait au bar à ce moment. Un des suspects lui a dit s’agenouiller. Les autres clients ne sont pas approchés.

Braquage au salon de quilles de Saint-Nicolas

Alain Roy espérait que ça n’arrive pas. En dix-sept ans au salon de quilles Saint-Nicolas, jamais son commerce n’avait été victime d’un hold-up.

Mais mercredi soir, vers 11h30, deux hommes portant des masques de paintball ont fait irruption dans le bar Le Bocage, qui fait partie du salon de quilles. L’un des suspects tenait une arme qui ressemblait à une carabine. 

Ils ont ordonné à la barmaid de lui remettre le contenu de la caisse. Sur le coup, elle a cru à une mauvaise plaisanterie. 

«Elle ne pensait pas que c’était vrai, donc elle a comme ridiculisé la chose, raconte M. Roy. Puis le gars lui a donné une claque en voulant dire : «eille, c’est plus que sérieux, tu me donnes ton argent». Là, elle a fait «ok, c’est vrai».»

Un seul client se trouvait au bar à ce moment. Un des suspects lui a dit s’agenouiller. Les autres clients ne sont pas approchés. 

Puis, la barmaid a remis l’argent aux braqueurs et ils se sont sauvés avec le butin. À l’arrivée des policiers de Lévis, ils avaient pris la poudre d’escampette. En vain, un maître chien de la Sûreté du Québec a été dépêché sur place pour retrouver les suspects. 

Les braqueurs ont dérobé un peu plus de 1000 $. Ils ont volé cette somme dans la caisse prévue pour les gagnants de loterie-vidéos du bar.  «Ce n’était pas des professionnels, parce qu’ils sont partis avec des coupons de loterie vidéo qui valent absolument zéro cent présentement», dit Alain Roy.

Sauf la barmaid qui a été giflée au visage, les clients et les employés s’en tirent heureusement sans égratignure, souligne M. Roy. «Personne n’a été blessé, c’est ce qui compte».

Selon Alain Roy, le propriétaire du salon de quilles, des caméras de surveillance ont capté les deux suspects lors du braquage.

L’enquête se poursuit

M. Roy ne voit pas comment il aurait pu  prévenir le braquage. Il a l’impression que l’infortune lui est tombée dessus. «On ne se prépare pas pour ça, mais la possibilité est tout le temps-là, c’est certain». 

Embaucher des agents se sécurité coûterait beaucoup trop cher, remarque-t-il. «Je ne peux pas mettre mon commerce en faillite...» 

Christian Cantin, porte-parole de la police de Lévis, conseille aux commerçants de rester calme et ne pas essayer de jouer aux braves lorsqu’ils sont confrontés à des braqueurs. Il ne faut pas s’engueuler ou se battre avec eux «pour éviter que ça déboule ou que ça tourne mal». 

M. Cantin suggère aussi d’observer le maximum de détails sur les suspects: leur grandeur, leur visage (si possible), leurs vêtements, le moyen de transport qu’ils utilisent pour se sauver. Il recommande aussi de noter la couleur du véhicule et sa marque afin d’aider les policiers à retrouver les voleurs rapidement.

Alain Roy souhaite que les deux suspects soient vite arrêtés et que ce soit le dernier braquage à survenir dans son salon de quilles. «J’espère que ça n’arrivera plus jamais».