La suspecte devrait faire face à des accusations de cruauté envers les animaux et de bestialité.

Bestialité et cruauté animale sur Facebook

Une femme dans la vingtaine a été arrêtée jeudi soir dans son logement de la rue Duval, dans Limoilou, après que plusieurs appels aient été reçus à la centrale 9-1-1 concernant des vidéos de cruauté animale qui auraient été partagées sur Facebook.

Dans l’une des vidéos publiées, une chienne nommée Kali, que la femme décrite comme «sourde» et «ayant une patte cassée» est suspendue dans les airs et lancée violemment contre un mur par sa propriétaire, qui s’adresse à une autre personne en lui demandant si elle est sûre qu’elle la veut toujours.

D’autres images montrant la femme ayant des relations sexuelles orales avec des chiens ont également été diffusées depuis quelques semaines, soulevant la colère de plusieurs internautes.

Les policiers se sont rendus au logement de la femme vers 20h jeudi et l’ont arrêtée, puis libérée sous promesse de comparaître pour des accusations de cruauté animale et de bestialité, c’est-à-dire des actes sexuels avec des animaux.

La femme possédait deux chiens et un chat qui ont été saisis par les policiers et remis à l’entreprise de contrôle animal Les Fidèles Moustachus à Québec. 

La suite?

En principe, ces animaux pourraient être offerts en adoption, mais rien n’est plus sûr, selon la vétérinaire Caroline De Jaham, présidente d’ANIMA, l’Association nationale d’intervention pour le mieux-être des animaux.

«Les animaux domestiques qui ont été abusés, qui ont vécu de l’anxiété ou du stress, peuvent facilement devenir des animaux qui ne sont plus aptes à cohabiter avec des êtres humains», a-t-elle dit.

«La peur engendre éventuellement l’agressivité chez certains d’entre eux; ils peuvent devenir agressifs ou surprotecteurs ou mal interpréter les signaux des humains parce qu’ils ont vécu des formes d’abus pendant trop longtemps.»

La présidente d’ANIMA Québec, qui a longtemps oeuvré comme intermédiaire pour la prise en charge d’animaux victimes de négligence ou de cruauté, est toutefois incapable de dire dans quel état ces animaux peuvent se trouver, les cas de bestialité étant extrêmement rares.

«Je n’ai jamais eu de cas de répertoriés du temps où on s’occupait de ces dossiers chez Anima Québec, alors j’ai du mal à prédire quel pourrait être le comportement de ces animaux-là.»

«Plus souvent qu’autrement, le genre de cruauté qu’on voit, c’est de la négligence chronique, de la malnutrition, un manque de soins de manière chronique et un manque d’interaction avec l’humain.

«Ça n’en fait pas des animaux agressifs, mais souvent ils manquent de socialisation avec l’être humain et ils ne savant pas comment jouer avec des humains, par exemple. Mais étonnamment, les animaux nous pardonnent beaucoup de choses», a-t-elle conclu.  Avec La Presse canadienne