Cet homme fera vraisemblablement face à des accusations de voies de fait graves et de négligence criminelle causant des lésions. Pour ce qui est de la suspecte, elle aurait omis de fournir les soins nécessaires à l’existence d’un enfant alors qu’il se trouvait dans le dénuement ou le besoin.

Bébé brûlé: la SQ arrête deux personnes

Shawinigan — La Sûreté du Québec a arrêté, jeudi, deux individus en lien avec cette triste histoire de bébé brûlé aux mains à Grand-Mère le 29 juillet dernier.
C’est dans cet immeuble de la 11e avenue dans le secteur Grand-Mère que la fillette d’un an a été brûlée aux mains.

Les suspects sont un homme de 37 ans, qui serait connu des milieux policiers, et une femme de 22 ans, tous deux de Shawinigan. 

L’homme a été arrêté pour voies de fait graves et négligence criminelle causant des lésions corporelles. La femme sera pour sa part accusée d’avoir omis de fournir les soins nécessaires à l’existence d’un enfant alors qu’il se trouvait dans le dénuement ou le besoin. 

Ils vont comparaître ce vendredi au palais de justice de Shawinigan. Leur identité pourra alors être dévoilée officiellement.

Rappelons que le 29 juillet, une fillette d’un an avait été gravement brûlée aux mains. Elle avait d’ailleurs été transportée au Centre hospitalier Sainte-Justine de Montréal. Sa vie n’est pas en danger, mais les brûlures risquent de lui laisser des séquelles permanentes.

L’événement était survenu dans une résidence de la 11e Avenue, secteur Grand-Mère. 

Au cours des dernières semaines, les policiers ont d’ailleurs travaillé sans relâche pour faire la lumière sur cet événement, soupçonnant qu’il pouvait s’agir d’un cas de maltraitance. Les enquêteurs des crimes majeurs et des techniciens en identité judiciaire sont notamment retournés sur les lieux quelques jours après l’événement en août afin de fouiller le deuxième étage du duplex. 

Des informations leur indiquaient que la fillette avait été déplacée et montée au deuxième étage tout de suite après avoir été brûlée.

Un poste de commandement avait également été érigé dans le secteur à au moins deux reprises. Les enquêteurs étaient retournés sur les lieux les 25 et 28 septembre dans l’espoir de recueillir des informations pour élucider les circonstances de cette histoire. Les policiers avaient notamment fait du porte-à-porte pour interroger des voisins ou toute personne pouvant détenir des informations qui leur permettraient de faire avancer l’enquête. 

Selon des voisins, la famille de l’enfant avait aménagé à cet endroit il y a quelques mois. La police se serait d’ailleurs rendue à cet endroit apparemment pour une dispute. Un autre enfant habite le même logement que la fillette blessée. La Direction de la protection de la jeunesse serait intervenue dans le dossier.