Éric Michaud, 37 ans, demeure détenu au moins jusqu'à mercredi en lien avec cette histoire de bébé brûlé aux mains.

Bébé brûlé à Shawinigan: Éric Michaud reste détenu

Shawinigan — Éric Michaud, cet homme de 37 ans qui est soupçonné d’avoir délibérément brûlé les mains d’un bébé âgé d’un an, devra demeurer détenu jusqu’à la tenue de son enquête sur caution.

Lors de sa comparution vendredi au palais de justice de Shawinigan, la procureure de la Couronne, Me Audrey-Anne Boily s’est en effet objectée à sa remise en liberté. Elle a notamment invoqué comme motifs la gravité des infractions qui lui sont reprochées, ses nombreux antécédents judiciaires et ses causes pendantes devant le tribunal.

L’avocat du prévenu, Me Pierre Spain, a alors proposé de fixer l’enquête sur caution au mercredi 8 novembre. Cette étape des procédures vise à déterminer si le prévenu peut être remis en liberté durant les procédures judiciaires. 

Michaud a été formellement accusé de voies de fait graves contre une fillette d’un an et de négligence criminelle causant des lésions. Une accusation de bris de probation a également été portée contre lui en lien avec des dossiers judiciaires antérieurs.

L’individu compte en effet de nombreux antécédents depuis 2004 et des causes pendantes. On lui reproche notamment des voies de fait contre des agents de la paix, des menaces, entraves, bris de probation, méfait, harcèlement, introduction par effraction, vol, possession d’outils de cambriolage, etc. Lors du crime qui lui est reproché, soit les brûlures infligées à l’enfant, il était sur le coup d’une probation et devait respecter des conditions dont celle de garder la paix et d’avoir une bonne conduite. 

Quant à la femme qui a également été arrêtée par les policiers de la Sûreté du Québec pour avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence d’un enfant alors qu’il se trouvait dans le dénuement ou le besoin, il s’agit de Cynthia Dauphinais, 22 ans. À la suite de son arrestation, elle a été remise en liberté avec une promesse de comparaître devant le tribunal le 18 décembre prochain. D’ici là, elle devra respecter certaines conditions, dont celles de ne pas consommer de la drogue et de l’alcool, d’informer les autorités de tout changement d’adresse et de pas communiquer avec plusieurs personnes, dont le coaccusé. 

Rappelons que le 29 juillet, une fillette d’un an avait été gravement brûlée aux mains. L’événement était survenu dans une résidence de la 11e Avenue, secteur de Grand-Mère. Elle avait d’ailleurs été transportée au Centre hospitalier Sainte-Justine de Montréal. Depuis, elle a quitté l’hôpital mais elle gardera des séquelles permanentes de ses brûlures. 

Au cours des dernières semaines, les policiers avaient travaillé fort pour faire la lumière sur cet événement, soupçonnant qu’il pouvait s’agir d’un acte criminel et non d’un accident. 

Un poste de commandement avait notamment été érigé dans le secteur à deux reprises. Des perquisitions avaient aussi été faites afin de trouver tous les indices possibles pour faire progresser l’enquête et les voisins avaient été rencontrés.