Banderole «#rémigration»: des accusations pourraient être portées

Des accusations pourraient être portées contre les gens derrière l'installation lundi matin de la banderole portant le mot «#remigration» au-dessus de l'autoroute Henri IV à Sainte-Foy, a indiqué en après-midi le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).
La banderole de plusieurs mètres, qui a été aperçue tôt en matinée pendant à peine trente minutes, a été retirée par un citoyen qui l'a remise aux forces de l'ordre. Celles-ci l'ont saisie et ont rédigé un rapport de police. Le dossier a été transmis mardi à l'unité des crimes graves du SPVQ. 
«On évalue le dossier avec des procureurs de la Couronne à savoir si des accusations pourraient être portées», a indiqué le porte-parole du SPVQ, Étienne Doyon.
L'expression «remigration», d'abord popularisée par les groupes d'extrême droite européens, signifie le retour des immigrants dans leur pays d'origine.
Le groupe Atalante Québec a publié lundi matin vers 9h30 des photos de ladite banderole ainsi que d'autres, similaires, qui ont été installées à divers endroits dans la Ville de Québec. Les auteurs d'un message accompagnant les clichés dénoncent notamment les politiques gouvernementales au sujet de l'immigration.
Le mot remigration fait référence au retour des immigrants dans leur pays d'origine que certains souhaitent, notamment des groupes d'extrême droite. En Europe, ce terme est employé depuis un certain moment déjà alors qu'on commence à le voir apparaître au Québec. Atalante Québec dit d'ailleurs vouloir «inverser le flux migratoire» dans la province et au Canada.