Richard Henry Bain est accusé de meurtre prémédité, de trois tentatives de meurtre, de possession de matériel incendiaire et d'incendie criminel, à la suite de la fusillade du Métropolis le soir de l'élection de Pauline Marois, le 4 septembre 2012.

Bain atteint d'un trouble bipolaire?

Une psychiatre qui a rencontré Richard Henry Bain deux semaines après son arrestation en 2012 soutient que l'homme était manifestement dans un épisode maniaque causé par un trouble bipolaire (psychose maniacodépressive).
Marie-Frédérique Allard est l'un des témoins appelés à la barre par la défense au procès de Richard Henry Bain, qui a plaidé non coupable aux six chefs d'accusation déposés contre lui. Il est accusé de meurtre prémédité, de trois tentatives de meurtre, de possession de matériel incendiaire et d'incendie criminel, à la suite de la fusillade du Métropolis le soir de l'élection de Pauline Marois, le 4 septembre 2012.
Le technicien de scène Denis Blanchette a perdu la vie et son collègue Dave Courage a subi de graves blessures après avoir été atteint par le même projectile d'arme à feu ce soir-là.
La Couronne soutient que le crime de nature politique était prémédité, alors que la défense plaide que son client devrait être reconnu non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.
Marie-Frédérique Allard, une psychiatre judiciaire, a raconté mercredi aux jurés que l'avocat de M. Bain à l'époque lui avait demandé de rencontrer son client le 18 septembre 2012 afin de procéder à son évaluation psychologique.
Patient psychotique
Selon Mme Allard, il était évident, à l'issue d'un entretien de trois heures, que Richard Henry Bain était psychotique et présentait les symptômes d'une manie bipolaire.
La psychiatre a aussi remarqué que M. Bain ne semblait pas réaliser qu'il faisait face à la plus grave des accusations criminelles. Il soutenait alors qu'il accomplissait les desseins de Dieu, qui sera son juge, a-t-elle indiqué.
MmeAllard a ajouté qu'il était impossible de déterminer depuis combien de temps il se trouvait dans cet état, mais, pour elle, il est clair que le 18 septembre 2012, deux semaines après l'attentat, M. Bain souffrait de psychose causée par un trouble bipolaire.