Les perquisitions ont été menées sur la rue Bernier (photo), à Québec, et le chemin Bouscotte, à Stoneham.

Arrêtés pour des vols d’outils en série

La Sûreté du Québec (SQ) a arrêté mardi quatre hommes de la région de Québec soupçonnés d’avoir volé des outils sur des chantiers et dans des véhicules dans plusieurs régions du Québec. La marchandise aurait été ensuite écoulée sur les médias sociaux.

L’enquête de la SQ a démontré que les suspects auraient volé les outils au cours des derniers mois à l’intérieur de remorques et de roulottes d’entrepreneurs. Les suspects auraient aussi effectué les vols sur des chantiers de construction dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie, du Centre-du-Québec, de Lanaudière et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les outils volés, comme des scies à béton, des scies à essence, des cloueuses ou des compresseurs, faisaient souvent partie de l’équipement spécialisé des entrepreneurs. Pour chaque vol, la valeur des outils pouvait varier entre 5000 $ et 30 000 $.

Les suspects auraient tenté de revendre les outils par Internet. «Ils utilisaient les médias sociaux pour attirer une clientèle potentielle et écouler la marchandise volée», indique Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la SQ.

Outils récupérés

Les policiers de la Sûreté du Québec, avec l’aide de leurs collègues des services de police de Québec et de Lévis, ont aussi effectué sept perquisitions liées aux arrestations. Celles-ci leur ont permis de récupérer plusieurs objets volés. Les perquisitions ont été menées sur la rue Bernier, à Québec, et le chemin Bouscotte, à Stoneham.

Un des suspects, un homme de 37 ans de Québec, a été arrêté à Rivière-du-Loup et devrait comparaître mercredi au palais de justice de Québec. Les trois autres suspects sont des hommes âgés de 38, de 50 et de 52 ans qui résident à Québec et Stoneham. Ils vont comparaître à une date ultérieure.

Les premières plaintes d’introduction par effraction et de vols d’outils concernant cette affaire ont été portées en juillet 2018. En mai, les policiers des trois corps policiers ont joint leurs forces.

Jusqu’à maintenant, l’enquête a permis de résoudre une quinzaine de plaintes. Elle se poursuit.

Les quatre suspects pourraient faire face à des accusations d’introductions par effraction, de vols et de possession de biens criminellement obtenus.

«Il ne serait pas surprenant d’avoir d’autres chefs d’accusations et même d’autres arrestations», indique M. Bibeau.