Agressions sexuelles et porno juvénile: réseau démantelé à Matane

La Sûreté du Québec (SQ) a procédé à une frappe imposante dès 7h jeudi matin dans la Matanie. Un réseau composé de 10 individus, dont huit mineurs, ont été arrêtés pour agressions sexuelles et pornographie juvénile.
Dirigés par des enquêteurs du service des crimes majeurs, une quarantaine de policiers ont arrêté deux jeunes de 18 ans et huit autres âgés de 14 à 17 ans. «Neuf d'entre eux ont été arrêtés à leur domicile, tandis qu'un a été arrêté à l'école», précise l'agent d'information de la SQ, Claude Doiron. Les jeunes ont passé une partie de la journée de jeudi en détention accessoire, le temps de répondre aux questions des enquêteurs. Ils devaient tous être remis en liberté sous promesse de comparaître. 
Lors de leur comparution, le directeur des poursuites criminelles et pénales pourra déposer des accusations d'agressions sexuelles, de leurre informatique, de complot et/ou de production, de possession et de distribution de pornographie juvénile.
Les enquêteurs ont travaillé en collaboration avec le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) et la Commission scolaire des Monts-et-Marées. «Ils sont avec nous dès le début de l'enquête, a tenu à souligner le sergent Doiron. Les gens du CAVAC interviennent auprès des victimes et de leur famille. Il fallait aussi s'arrimer avec la commission scolaire.»
Vaste enquête
Cette vaste enquête a débuté il y a quelques semaines à partir d'informations provenant du public. «On a rencontré des victimes et on s'est aperçu que c'était d'une ampleur beaucoup plus grande qu'on pensait», indique le porte-parole de la SQ. Le nombre de victimes pourrait s'alourdir au fur et à mesure des informations obtenues. «Il y a peut-être des jeunes qui ne se sont pas encore manifestés et qui sont soit des victimes, soit qu'ils savent des choses», ajoute Claude Doiron. Si tel est le cas, ils sont invités à communiquer avec la Centrale de l'information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264.
Cette vaste opération a causé tout un émoi à la Polyvalente de Matane. Un policier a passé la journée sur les lieux, tandis que la commission scolaire a déployé une dizaine de travailleurs sociaux, de psychologues, de psychoéducateurs et différents autres intervenants.