Le Conseil panafricain de Québec a condamné les introductions et les agressions sexuelles survenues dans une résidence de l'Université Laval dans la nuit du 14 au 15 octobre.

Agressions à l'Université Laval: le Conseil panafricain condamne des «actes odieux»

Le Conseil panafricain de Québec (COPAQ) a condamné lundi les introductions et les agressions sexuelles survenues dans une résidence de l'Université Laval dans la nuit du 14 au 15 octobre et a offert sa collaboration pour la sensibilisation des étudiants contre la violence faite aux femmes.
Dans un communiqué, le président du COPAQ, Victor Dzomo, a qualifié les crimes, pour lesquels deux suspects étudiants d'origine africaine ont été interpelés dans la nuit du 21 octobre, «d'actes odieux». «Vous êtes nos amies, nos soeurs, nos filles, peu importe votre origine, car les agressions dont vous êtes victimes sont des agressions contre toutes les femmes», écrit M. Dzomo.
Ajoutant qu'il souhaitait que des poursuites soient intentées pour que les auteurs répondent de leurs actes, le président du COPAQ a toutefois déploré les propos rapportés dans le Journal de Québec du 21 octobre voulant que «les policiers ont confirmé vendredi être à la recherche de plus d'un suspect dans le dossier des intrusions à l'Université Laval, tous des hommes de couleur selon leurs informations» et «Nous recherchons effectivement plusieurs suspects qui ne sont pas des gens de race blanche».
Paroles choquantes
Ces paroles attribuées à David Poitras, porte-parole de la police de Québec, ont choqué le COPAQ. «Ces types de propos, relayés par plusieurs autres médias, ne peuvent que susciter les tensions raciales dans la communauté universitaire et au sein de la population de Québec», écrit M. Dzomo, qui invite les étudiants et la population de Québec à éviter toute stigmatisation à connotation raciale et à se mobiliser pour dénoncer ces actes et lutter ensemble contre les violences faites aux femmes.