Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, reconnu coupable d'agression sexuelle en juillet 2015, continuait d'exercer ses fonctions.

Agression sexuelle: le maire de Baie-Trinité échoue en appel

Denis Lejeune a épuisé tous ses recours. La Cour d'appel a refusé lundi matin d'entendre le maire de Baie-Trinité, qui voulait en appeler de sa condamnation pour une agression sexuelle commise en 2011 sur une employée municipale.
Lejeune, qui n'était pas représenté par un avocat dans ses démarches auprès de la Cour d'appel, désirait un nouveau délai avant de pouvoir produire son mémoire d'appel, chose qui aurait dû être faite il y a déjà quelques mois. Les trois juges ont refusé d'accorder ce nouveau délai, ce qui fait en sorte que techniquement, l'appel du plaignant est considéré abandonné.
Celui qui siège toujours comme maire de Baie-Trinité est donc depuis lundi sous le coup de la décision du juge de première instance, soit un sursis de sentence suivi d'une probation de 24 mois. Denis Lejeune a été reconnu coupable à l'été 2015 d'un chef d'agression sexuelle pour avoir pris les seins de la plaignante. Il a été acquitté d'un autre chef d'agression sexuelle et un d'harcèlement.
La victime dans cette affaire, Caroline Lamarre, n'a jamais pu reprendre depuis son emploi à la municipalité de Baie-Trinité. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, qui a indemnisé la victime durant deux ans, jusqu'en juillet 2015, a interdit à Lejeune de se trouver au même lieu de travail que la dame. Comme ce dernier est toujours maire, Mme Lamarre n'a plus de travail depuis.