Le palais de justice de Québec

Agressée sexuellement en plein sommeil par son copain

L’époque où la femme appartenait à son homme est bien révolue. Daniel*, 29 ans, a plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle pour des gestes commis dans le lit conjugal, alors que sa copine n’y consentait pas ou était endormie.

Daniel et Alice* commencent à sortir ensemble en 2013. Trois ans plus tard, ils achètent une maison. Alice a un accident et doit être hospitalisée. Durant sa convalescence, qui dure quelques mois, tout désir sexuel semble s’être évaporé.

À certaines occasions, la nuit, Daniel amorce des préliminaires. Alice, réveillée, ne participe pas. Lorsqu’elle finit par dire non, Daniel continue, jusqu’à éjaculer.

Alice s’est d’abord interrogée sur le comportement de Daniel, se demandant si son conjoint pouvait être somnambule.

En décembre 2017, Alice trouve dans un téléphone cellulaire des photos troublantes prises par Daniel alors qu’elle dormait. Elle y voit le pénis en érection de son conjoint posé sur ses fesses.

Elle a aussitôt mis fin à la relation et a porté plainte à la police.

Daniel a reconnu mercredi devant le tribunal avoir commis des agressions sexuelles sur sa conjointe à au moins trois reprises, notamment durant son sommeil.

Le travailleur de la construction, sans antécédent judiciaire, connaîtra sa peine plus tard cet été. 

En 1983, le Code criminel canadien a été modifié afin qu’il soit précisé qu’un conjoint pouvait désormais être accusé d’agression sexuelle sur sa femme.

* Prénoms fictifs. L’identité de la victime est protégée par une ordonnance de non-publication