Alice Paquet soutient avoir été agressée sexuellement par le député libéral Gerry Sklavounos.

Affaire Alice Paquet: rapport d'enquête déposé au DPCP

La police de Québec confirme avoir remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) le dossier d'enquête concernant une allégation d'agression sexuelle contre le député libéral Gerry Sklavounos.
Le dépôt du rapport met fin à une controverse à la suite de révélations faites le 19 octobre par la plaignante, Alice Paquet. L'étudiante avait créé une véritable commotion lors d'une vigie organisée en soutien aux jeunes femmes victimes d'une série d'agressions survenues dans la nuit du samedi 15 octobre dans les chambres du pavillon Alphonse-Marie-Parent de l'Université Laval.
Elle soutenait avoir été agressée par un député siégeant à l'Assemblée nationale, indiquant que le dossier n'avait toutefois jamais abouti. «On a voulu protéger l'agresseur parce qu'il a un siège à l'Assemblée nationale, parce que c'est un homme important, parce que sa carrière est plus importante que ce que j'ai vécu», avait-elle déclaré.
L'affaire a pris les allures de chasse aux sorcières à l'Assemblée nationale pour connaître le nom du député en question. On a su plus tard qu'il s'agissait du député libéral Gerry Sklavounos. Depuis, il a été exclu du caucus de son parti. Il est actuellement en congé de maladie.
Dans les jours suivants, Alice Paquet levait un peu plus le voile sur ce qui s'était déroulé. L'événement remonterait à 2014. Elle était alors serveuse dans un restaurant et s'était fait dire que M. Sklavounos était un «croqueur de femmes».
Après le repas, le député l'aurait invité à prendre un verre pour discuter de politique et il l'a invitée à sa chambre où se serait déroulée l'agression. Alice Paquet a déposé une plainte en mars 2016.
Sur sa page Facebook, Alice écrivait un vibrant témoignage qui démontre la difficulté à faire la preuve qu'une agression a été commise. «NON, je ne suis pas certaine d'avoir dit non, effectivement. Mais sans oui, c'est non. J'ai eu peur, et à tout moment dans une relation sexuelle, on doit se sentir TOTALEMENT à l'aise de ne plus avoir envie. À l'aise d'arrêter, et de ne pas se faire blâmer pour ça non plus.
«En plus d'avoir fait du chantage pour que je n'en parle à personne, il me disait que si j'en parlais, on n'allait pas me croire, moi. Sa voix serait plus forte que la mienne. Et ç'a été le cas. Et ce l'est encore.
«L'enquête n'a pas abouti, entre autres parce qu'on me mettait beaucoup de pression puisqu'il est un personnage public, salir son image serait la pire chose à faire. Je ne voulais plus de ça sur les épaules. Ma parole ne suffit pas.»
La police de Québec avait réagi à ses déclarations en affirmant que chaque plainte pour agression sexuelle était prise au sérieux. Elle invitait même Mme Paquet à communiquer avec les enquêteurs.
Le dépôt du rapport au DPCP ne garantit pas le dépôt d'accusations. En effet, le dossier sera soumis à un procureur de la Couronne qui déterminera si les éléments de preuves soumis sont suffisamment fondés pour inculper le député libéral.
L'ex-député libéral Gerry Sklavounos
Dans les jours suivants, Alice Paquet levait un peu plus le voile sur ce qui s'était déroulé. L'événement remonterait à 2014. Elle était alors serveuse dans un restaurant et s'était fait dire que M. Sklavounos était un «croqueur de femmes».
Après le repas, le député l'aurait invité à prendre un verre pour discuter de politique et il l'a invitée à sa chambre où se serait déroulée l'agression. Alice Paquet a déposé une plainte en mars 2016.
Sur sa page Facebook, Alice écrivait un vibrant témoignage qui démontre la difficulté à faire la preuve qu'une agression a été commise. «NON, je ne suis pas certaine d'avoir dit non, effectivement. Mais sans oui, c'est non. J'ai eu peur, et à tout moment dans une relation sexuelle, on doit se sentir TOTALEMENT à l'aise de ne plus avoir envie. À l'aise d'arrêter, et de ne pas se faire blâmer pour ça non plus.
«En plus d'avoir fait du chantage pour que je n'en parle à personne, il me disait que si j'en parlais, on n'allait pas me croire, moi. Sa voix serait plus forte que la mienne. Et ç'a été le cas. Et ce l'est encore.
«L'enquête n'a pas abouti, entre autres parce qu'on me mettait beaucoup de pression puisqu'il est un personnage public, salir son image serait la pire chose à faire. Je ne voulais plus de ça sur les épaules. Ma parole ne suffit pas.»
La police de Québec avait réagi à ses déclarations en affirmant que chaque plainte pour agression sexuelle était prise au sérieux. Elle invitait même Mme Paquet à communiquer avec les enquêteurs.
Le dépôt du rapport au DPCP ne garantit pas le dépôt d'accusations. En effet, le dossier sera soumis à un procureur de la Couronne qui déterminera si les éléments de preuves soumis sont suffisamment fondés pour inculper le député libéral.