L'affaire, à l'écho international, avait ébranlé le fameux 36, quai des Orfèvres, siège emblématique de la police judiciaire parisienne, au coeur de la capitale française.

Accusés de viol contre une canadienne: deux policiers français graciés

Deux juges d'instruction français ont prononcé un non-lieu au bénéfice de deux policiers de la BRI, une unité d'élite de la police parisienne, qui étaient accusés de viol par une touriste canadienne en 2014, selon des sources judiciaire et proche du dossier.
«Cette décision juste et motivée est l'aboutissement du travail minutieux des juges d'instruction qui ont notamment tenu compte des contre-vérités et des incohérences dans les déclarations de la plaignante», s'est félicité Me Sébastien Schapira, avocat d'un des deux policiers.
«Mon client, dont la vie familiale et professionnelle a été dévastée par ces accusations, est ému et soulagé que son innocence soit ainsi reconnue», a-t-il ajouté.
Sollicitée, l'avocate de la jeune femme n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter cette information.
Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du 36, des policiers s'étaient liés avec la jeune femme, alors âgée de 34 ans. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n'étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux.
Elle en était ressortie en larmes un peu plus tard, extrêmement choquée. Elle avait porté plainte pour viol.
Un des policiers avait évoqué une relation sexuelle «consentie», l'autre démentant tout rapport.
ADN retrouvé
Des empreintes génétiques des deux fonctionnaires, membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la jeune femme, ainsi qu'une troisième, inconnue.
Une vaste opération de prélèvements ADN sur des fonctionnaires de la police judiciaire avait eu lieu en septembre 2015, mais n'avait rien donné.
Des confrontations avaient été organisées à l'automne 2015 où chacun était resté campé sur ses positions.