Samuel Huot

Accusé d'avoir fomenté la haine, Huot remis en liberté

Accusé d'avoir fomenté la haine sur les réseaux sociaux avec des commentaires islamophobes dans les jours suivants la fusillade à la Grande Mosquée, Samuel Huot, 20 ans, a été remis en liberté, vendredi, avec une interdiction formelle d'utiliser internet.
Arrêté le 2 février par le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) après une dénonciation du public, Samuel Huot avait d'abord comparu le 3 février au Palais de justice de Québec, mais il avait repris le chemin du pénitencier afin d'y subir des examens psychiatriques.
Finalement jugé apte à comparaitre pour une accusation d'avoir fomenté la haine, Huot s'est présenté l'air stoïque devant le juge Christian Boulet, vendredi. Ce dernier lui a accordé sa remise en liberté sous diverses conditions. Huot, 20 ans, de Québec, ne pourra pas posséder d'arme ou naviguer sur internet de quelconque façon d'ici à son prochain passage devant la Cour, le 13 mars.
Le suspect s'est également vu interdire d'avoir en sa possession un ordinateur ou quelconque appareil électronique permettant d'accéder à internet. La connexion internet à la résidence de Samuel Huot devra être coupée dans les 24 heures suivant sa remise en liberté, a prévenu le procureur de la couronne, Me Jean-Simon Larouche.
L'accusé s'est également vu accorder 24 heures pour prendre rendez-vous au CLSC ou avec un médecin et il devra suivre tout traitement ou thérapie prescrits.
Lors de sa précédente comparution, l'avocat de M. Huot, Me Jean-Roch Parent, avait affirmé que son client avait tenu des propos suicidaires et était suivi par l'organisme Programme d'encadrement clinique et d'hébergement.
Présent au Palais de Justice, vendredi, le père de l'accusé s'est engagé à payer la caution de 1000 $.
C'est une dénonciation du public à la ligne 418 641-AGIR qui a étalé aux policiers les propos islamophobes et haineux de Samuel Huot sur les réseaux sociaux et ainsi mené à son arrestation par le SPVQ, le 2 février, à peine quelques jours après la tuerie à la Grande Mosquée de Québec. Huot avait écrit de multiples commentaires à propos de l'évènement sur Facebook, dont le suivant: «Si y resterais dans leur criss de pays on aurais pas besoin de les tirer pour leur montrer qui sont mieux de décaliss pis qui sont pas bienvenue icitte paske y serais déjà pas icitte» (sic). Ailleurs, il ajoutait que «rien ne le dérange moins que la mort de quelques tamouls» (sic).