La jeune femme n'a pas inventé la rencontre du 6 février 2017 à la chambre de Mohamed Mehdi Ganmi, au pavillon Parent. À l'initiative de la jeune femme, les deux partenaires du moment se sont livrés à des jeux sexuels, sans relation sexuelle complète.

Accusation retirée: pas d'accusation de méfait public en vue

Il serait très étonnant qu'une accusation de méfait public soit déposée contre la plaignante qui disait avoir été agressée par un jeune étudiant tunisien, aujourd'hui libéré de toute accusation. La jeune femme n'aurait pas agi de manière à tromper les policiers.
Mohamed Mehdi Ganmi a vu retirée mercredi l'accusation d'agression sexuelle qui flottait au-dessus de sa tête depuis trois mois. En déposant la procédure appelée «nolle prosequi», la Couronne a dit qu'elle n'était plus moralement convaincue de pouvoir prouver hors de tout doute raisonnable l'infraction d'agression sexuelle.
L'Université Laval, qui avait expulsé du campus l'étudiant au MBA en finances, a annoncé qu'elle fera les démarches nécessaires pour réviser le dossier.
Selon nos informations, la plaignante, une étudiante d'origine étrangère, n'aurait pas commis de méfait public dans cette triste histoire.
Le site d'information juridique Éducaloi décrit ainsi l'infraction de méfait public : «lorsqu'une personne, avec l'intention de tromper, amène un agent de la paix à commencer ou continuer une enquête, notamment : en faisant une fausse déclaration qui accuse une autre personne d'avoir commis une infraction; en posant un acte destiné à rendre une autre personne suspecte d'une infraction; en rapportant une infraction qui n'a pas été commise.»
La jeune femme n'a pas inventé la rencontre du 6 février 2017 à la chambre de Mohamed Mehdi Ganmi, au pavillon Parent. À l'initiative de la jeune femme, les deux partenaires du moment se sont livrés à des jeux sexuels, sans relation sexuelle complète. 
Depuis déjà plusieurs jours, la jeune femme faisait part de ses fantasmes à l'étudiant. Ce soir-là, l'étudiant a accepté de suivre le plan dessiné par la jeune femme. L'intensité du jeu aurait toutefois dépassé ce que la jeune femme souhaitait. 
Sur le conseil d'une amie, elle a décidé de porter plainte à la police.
Version de l'accusé
En entrevue mercredi, Mohamed Mehdi Ganmi disait avoir eu l'impression d'être traité comme un coupable par les policiers et non comme un accusé.
« Dans ce cas-ci, comme dans tous les cas, le suspect a pu donner sa version et il a été rencontré durant plusieurs heures », a fait savoir la porte-parole de la police de Québec Cindy Paré.
En entrevue, le jeune homme a dit que son avocat lui avait recommandé d'exercer son droit au silence.
En tenant compte des échanges de courriels, où la jeune femme apparaissait clairement consentante, et des versions de la plaignante et de l'accusé, la police de Québec a soumis le dossier à un procureur de la Couronne et l'accusation a été portée le 10 février.
À la demande de la défense, le dossier a été révisé par le procureur de la Couronne en chef à Québec qui a ordonné qu'on retire l'accusation.