Images de l'accident mortel qui

Accident mortel à Beaupré: la conductrice sous l’effet de la drogue

Amélie Defoy conduisait alors que ses capacités étaient «possiblement» affaiblies par la drogue, dont le cannabis, lors de l’accident qui a causé son décès et ceux de ses passagères Vanessa et Louise Bourget.

Les trois femmes sont décédées des conséquences d’une violente collision survenue le 27 mars 2017, en début de soirée. Amélie Defoy était au volant et circulait sur la route 360, vers l’ouest, lorsqu’elle a perdu le contrôle du véhicule. Après avoir accroché un VUS qui circulait aussi vers l’ouest, la voiture a dévié pour aller frapper un véhicule arrivant en sens inverse. 

Le coroner Donald Nicole, dont le rapport a été rendu public vendredi, avance une «combinaison de facteurs» pour expliquer le drame qui s’est abattu sur les membres d’une même famille. Louise Bourget (55 ans) était la mère de Vanessa Bourget (25 ans) et la belle-mère d’Amélie Defoy (19 ans). 

«Une vitesse excessive du véhicule, des pneus en mauvais état, une chaussée mouillée, un manque d’expérience [de conduite] et des capacités possiblement affaiblies par la présence de drogues dans le sang de Mme Defoy» ont contribué au tragique accident, énumère le coroner, sans mettre l’emphase sur un élément en particulier. 

Vitesse élevée

Les analyses toxicologiques ont permis d’identifier la présence de cannabis et de métamphétamine dans le sang de la conductrice. Le rapport ne précise pas en quelle quantité. 

D’après des témoins, «la vitesse du véhicule était élevée pour les conditions climatiques existantes au moment de l’accident». La chaussée était mouillée et une neige fondante tombait dans le secteur. La perte de contrôle s’est produite sur «pente» et dans «une courbe prononcée» où la limite de vitesse est de 80 km/h. D’après l’enquête du coroner, Amélie Defoy circulait à 90 km/h. Les pneus arrière étaient particulièrement usés, note aussi le rapport.