Un propriétaire d'usines à chiots devra payer 3200 $ d'amendes en raison des mauvaises conditions dans lesquelles il laissait vivre ses animaux.

3200 $ d'amendes pour un proprio d'usines à chiots

Le propriétaire d'usines à chiots à Saint-Isidore et Saint-Lambert-de-Lauzon devra payer des amendes totalisant 3200 $ pour avoir gardé ses bêtes dans des conditions de vie exécrables. Il s'est également vu interdire de garder plus de dix animaux, toutes espèces confondues.
Les démêlés de Claude Blais avec les inspecteurs chargés de faire appliquer la Loi sur la protection sanitaire des animaux remontent à 2015. L'homme, qui faisait l'élevage de bouviers bernois, possédait alors sur deux sites, situés à Saint-Lambert et un à Saint-Isidore, une soixantaine de chiens, 27 lapins, trois oies et quatre canards.
Les animaux n'avaient pas tous accès à un abri conforme, plusieurs n'ayant ni niche, ni abri et un chien étant attaché à un véhicule dont le dessous lui servait d'abri. Dans d'autres cas, les animaux étaient gardés dans des lieux sombres jonchés d'excréments et maculés d'urine ou dans des cages qui ne permettaient pas de soutenir leur poids.
Les chiens étaient maigres, leurs bols d'eau étaient vides ou renversés et leurs abris, quand il y en avait, étaient en mauvais état, voire dangereux.
Une autre visite faite en septembre 2016 a recommandé la judiciarisation de nouvelles infractions, un dossier qui est toujours en traitement. L'inspectrice avait alors souligné que la problématique était récurrente et que l'amélioration des conditions de vie des chiens n'était pas suffisante.
Les voisins de M. Blais se plaignaient également beaucoup des conditions dans lesquelles celui-ci gardait ses animaux. L'homme, qui reçoit une prestation à vie de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), a un revenu annuel de 25 000 $ en incluant ceux tirés de la vente de bouviers bernois.
Dans une décision rendue mardi, la juge Nathalie Duperron Roy a indiqué que la preuve démontrait une problématique de moyens économiques et de bonne compréhension de la réglementation par l'homme qui est incapable de lire le français.
Estimant que le risque de récidive était élevé dans son cas, Mme Duperron Roy a accueilli la requête en limitation du nombre d'animaux que M. Blais pourra posséder à l'avenir, la fixant à dix pour une période de trois ans. Tous les autres seront confisqués.
«Le Tribunal doit veiller à la protection des animaux. Je ne doute pas de la sincérité, de la bonne foi et de la bonne volonté du défendeur, mais je ne peux pas lui permettre de conserver les chiens nécessaires pour lui permettre de continuer son élevage de bouviers bernois», a expliqué la juge, acceptant du même coup la suggestion commune de la défense et de la poursuite d'amendes totalisant 3200 $ à être payées dans un délai de 18 mois.