Le palais de justice de Québec

20 mois de prison pour le cyberpédophile à la garderie

Le cyberpédophile David Boivin, qui avait filmé des enfants de la garderie de sa mère à Saint-Lambert-de-Lauzon, a été condamné à une peine de 20 mois de prison.
Le juge Bernard Lemieux a imposé une peine se situant à mi-chemin entre ce que réclamait la Couronne et ce que suggérait la défense. Une fois soustraite la détention provisoire, Boivin aura encore 15 mois à purger.
David Boivin, un homme de 27 ans à l'allure juvénile, reconnaît sa problématique sexuelle et dit vouloir se guérir de ses pulsions, a noté le juge. Il sera soumis à une probation avec suivi thérapeutique durant trois ans.
Le cas de David Boivin est sérieux, a souligné le juge Lemieux. Durant deux ans, il a filmé à leur insu les bambins gardés par sa mère, accumulant une douzaine d'heures de vidéos où les fesses des petits sont mises en évidence.
«Les parents envoient leurs enfants à la garderie en toute confiance et l'accusé utilise leurs enfants pour produire de la pornographie juvénile», déplore le juge Lemieux.
Images «dégoûtantes»
Le jeune homme a de plus téléchargé 25 000 images «déshumanisantes et dégoûtantes», insiste le juge Lemieux, où l'on voit des bébés et des enfants de 3 à 12 ans avoir des relations sexuelles avec des adultes.
Les spécialistes qui ont évalué David Boivin notent que le jeune homme a du mal à interagir avec les adultes et a «passé des années à fuir la réalité dans le monde virtuel». Le risque qu'il récidive reste présent et il devra suivre une thérapie de longue durée.
Durant 10 ans, il n'aura pas le droit de se trouver dans les piscines, les parcs, les garderies et d'autres endroits publics où sont susceptibles de se trouver des enfants. Il ne pourra utiliser Internet que sur les lieux de son travail à des fins professionnelles.
David Boivin sera aussi inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.