Justice et faits divers

Bombe lancée dans un restaurant indien à Mississauga

OTTAWA - La police canadienne recherchait activement vendredi deux hommes soupçonnés d’avoir lancé une bombe la veille au soir dans un restaurant indien de la banlieue de Toronto, faisant 15 blessés dont trois graves.

À ce stade, il n’y a «aucun signe qu’il s’agisse d’un acte terroriste», a déclaré lors d’une conférence de presse la cheffe de la police locale Jennifer Evans, tout en notant que l’enquête ne faisait que débuter.

Ce diagnostic a été corroboré par le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale: «Il n’y a aucun lien avec la sécurité nationale à ce stade», a-t-il dit réagi en dénonçant un «incident violent et affreux».

«L’ordre en ce moment est de retrouver les assaillants», a résumé la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne.

Un engin explosif improvisé a explosé jeudi soir dans un établissement de Mississauga, à l’ouest de la capitale économique du Canada, au moment où deux fêtes d’anniversaire s’y tenaient, selon la police.

«Deux hommes portant des capuches ont été vus entrant dans le restaurant avec un engin explosif improvisé, puis prenant la fuite immédiatement après l’explosion», a décrit Jennifer Evans vendredi matin.

Selon des images de caméras de surveillance diffusées par la police, l’attaque a eu lieu vers 22h30 locales (2h30 GMT vendredi) au restaurant Bombey Bhel, une institution établie depuis deux décennies dans l’un des quartiers les plus populaires de Mississauga.

Visages dissimulés sous une casquette et derrière un foulard, les deux suspects entrent, ne disent rien et jettent seulement la bombe dans le restaurant avant de s’enfuir, d’après la police.

Les forces de l’ordre ont demandé l’aide de la population en publiant des détails sur les deux hommes : leurs tailles, leur corpulence, leur âge (mi-vingtaine).

«Toutes les ressources de la police sont mobilisées en ce moment afin de retrouver les gens responsables de cet acte horrible», a dit Mme Evans.

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Justice et faits divers

Effondrement d'un mur de soutènement à Sainte-Brigitte-de-Laval

Un mur de soutènement longeant le terrain d’une résidence de la rue des Hydrangées, à Sainte-Brigitte-de-Laval, s’est effondré jeudi, causant des dégâts matériels.

Bien que personne n’ait été blessé, l’incident risque de relancer les inquiétudes dans ce quartier où les murs de soutènement sont un sujet de discorde depuis près de cinq ans. Ironiquement, l’effondrement survient en effet un mois après qu’une entente soit intervenue entre les assureurs de 34 citoyens, les promoteurs responsables de la construction des murs de soutènement, la municipalité et Hydro-Québec. 

Les propriétaires avaient intenté en 2013 un recours civil contre la Ville ainsi que les promoteurs Jean St-Hilaire et Robert Nault. Les citoyens leur reprochaient d’avoir aménagé en 2010 des murs de soutènement mal construits et non conformes. Hydro-Québec les sommait également de solidifier leurs installations. 

Depuis, une banderole jaune condamnait la portion arrière des 34 terrains, notamment sur la rue des Hydrangées et la rue des Hémérocalles. Le Soleil rapportait le 26 avril qu’en vertu de l’entente, les murs seraient reconstruits le plus rapidement possible, les parties s’étant enfin entendues sur le partage des coûts. 

Le maire Carl Thomassin exprimait que les murs seraient refaits «selon les plans d’un ingénieur qui satisfont toutes les parties» et se réjouissait que les citoyens pourraient bientôt «retrouver la quiétude de leurs maisons».

Justice et faits divers

Le récit d'une femme de 17 ans incitée à se prostituer

Tard dans la soirée du 12 mai, Chloé*, 17 ans, appelle le 9-1-1, complètement paniquée. Elle dit qu’un couple a voulu la forcer à se prostituer et a pris des photos d’elle pour appâter des clients.

L’enquête sous remise en liberté d’Earlving Milord, 23 ans, a permis d’en apprendre un peu plus sur ce que les policiers de Québec qualifient d’épisode de prostitution juvénile.

Le 11 mai, Chloé contacte Suzana-Tantine Mlebinge, 18 ans, une jeune fille qu’elle a connue lors d’un séjour au centre jeunesse.

Suzana l’aurait invitée à venir la rejoindre dans un motel du boulevard Hamel «pour faire un peu d’argent», selon le récit de la plaignante.

À son arrivée, Chloé trouve dans la chambre Suzana, mais aussi son conjoint Earlving Milord, que tout le monde appelle par son surnom TNT, et une autre jeune femme, connue sous le pseudonyme de Helena.

Selon Chloé, Suzana devait servir des clients pour rembourser 4000 $ à son copain. Helena aurait aussi donné son argent à TNT.

Dans sa déclaration aux policiers, Suzana niera que Milord était son souteneur. Elle affirme qu’elle utilisait le cellulaire de son copain pour ses propres annonces.

Après avoir partagé une pizza et des joints de pot, Suzana et Milord auraient insisté pour que Chloé fasse des poses suggestives. Vêtue d’une minijupe rouge à carreaux, la jeune fille s’exécute, exhibant ses fesses et ses organes génitaux. Le ton sec et agressif de TNT lui a fait croire qu’elle n’avait pas le choix, dira-t-elle à la police.

Selon les policiers, Suzana et Milord auraient ensuite utilisé les photos pour faire des annonces sur Internet, vantant les services sexuels de Chloé.

Au cours de la nuit, une dizaine de clients se seraient présentés à la chambre de motel. Chaque fois, Chloé aurait refusé de se prostituer. C’est Suzana ou Helena qui auraient donné le service pendant que les autres attendaient, cachés dans la salle de bain.

À un moment dans la soirée, Earlving Milord aurait proposé au trio de filles de partir pour un logement loué sur Airbnb à Toronto. L’idée n’aura toutefois pas de suite.

Chloé parvient à s’éclipser quand le groupe doit libérer la chambre, vers midi le lendemain.

Suzana-Tantine Mlebinge et Earlving Milord ont été arrêtés le 13 mai dans une chambre du même motel. Les policiers ont saisi 446 $ sur Milord et ont trouvé deux cellulaires.

En faisant des recherches Internet avec les numéros des cellulaires, ils ont pu remonter jusqu’aux annonces offrant les services sexuels des jeunes filles.

Justice et faits divers

Un ado de 16 ans porté disparu à Québec

Un adolescent de 16 ans est porté disparu à Québec. La famille d’Aurélien Chuop-Mourareau n’a pas de ses nouvelles depuis mercredi.

Selon le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), le jeune homme a été vu pour la dernière fois mercredi matin, vers 10h30, près de la polyvalente de L’Ancienne-Lorette. Le SPVQ dit avoir des raisons de craindre pour sa sécurité s’il n’est pas retrouvé rapidement.

Le disparu mesure 1 mètre 68, pèse 134 livres, a les cheveux bruns, les yeux bruns et le teint basané.

Toute personne qui détient de l’information est priée de contacter la police de Québec au 418-641-AGIR (2447) ou le 1-888-641-AGIR pour les gens de l’extérieur de la ville de Québec.

Justice et faits divers

Un couple arrêté à Lévis dans une affaire de proxénétisme

La police de Lévis a procédé jeudi matin à l’arrestation d’un couple dans une affaire de proxénétisme. L’homme et la femme auraient incité une adolescente de 17 ans à se prostituer.

Christopher Gravel, 26 ans, et Victoria-Sarae Doddridge-Gagné, 18 ans, avaient été arrêtés une première fois le 4 mai pour menaces de mort après qu’une querelle ait éclaté entre eux et une jeune fille de 17 ans qu’ils hébergeaient.

Le couple avait ensuite été relâché. L’agent Maxime Pelletier de la police de Lévis indique cependant que l’enquête a suivi son cours puisqu’il avait été question de prostitution lors de la première arrestation.

L’adolescente était une amie de Doddridge-Gagné avec qui celle-ci avait repris contact récemment. La jeune fille, qui habitait avec son frère, a décidé d’aller résider temporairement avec le couple au mois de mars.

Elle aurait alors eu des relations sexuelles avec Gravel à l’insu de Doddridge-Gagné. Gravel aurait ensuite demandé à l’adolescente de se prostituer pour avoir plus d’argent. Il aurait ensuite mis sa conjointe au courant du «plan» et celle-ci aurait pris des photos de la victime pour les placer dans des annonces sur Internet. 

L’adolescente aurait rencontré des clients à plus ou moins huit reprises entre le mois de mars et le 4 mai. Gravel lui aurait servi de chauffeur et elle devait lui remettre une partie de l’argent qui lui était versé par les clients.

C’est parce que la jeune femme voulait cesser de se prostituer et que le couple souhaitait qu’elle continue qu’une chicane aurait éclaté le 4 mai, amenant l’intervention de la police.

Gravel devait comparaître jeudi au palais de justice de Québec sous des accusations de harcèlement, menaces de mort, proxénétisme d’une mineure, avoir fait une publicité de services sexuels et avoir obtenu un avantage matériel provenant de la prostitution d’une mineure.

Quant à Doddridge-Gagné, elle a été libérée avec promesse de comparaître et pourrait faire face aux mêmes accusations que son conjoint sauf celle de proxénétisme d’une mineure.

Justice et faits divers

Un pyromane accusé d'avoir causé cinq incendies à Beauport

Un pyromane qui aurait sévi à cinq reprises entre le 19 et le 22 mai, causant notamment des «dégâts considérables» à une résidence unifamiliale de Beauport, a été arrêté par la police de Québec et accusé d’autant de chefs d’accusation d’incendie criminel.

Guy Sirois, 40 ans, a été arrêté par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), mardi. Il a comparu mercredi au palais de justice de Québec et reviendra devant le juge le 25 mai. 

Dans la soirée du 19 mai, deux incendies ont été signalés au SPVQ, explique le porte-parole Etienne Doyon. «Un premier visait une résidence unifamiliale inoccupée située sur l’avenue des Cascades, et des dommages considérables ont été causés», ajoute-t-il dans un communiqué de presse.

«Un peu plus tard, un second incendie a requis l’intervention du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec concernant un feu de cabanon, cette fois sur l’avenue Royale.»

Deux autres incendies auraient été causés par Sirois le lendemain, soit le 20 mai. Le premier sur une toile recouvrant un véhicule antique, non loin d’une résidence. Heureusement les flammes ne se sont pas propagées. «Puis un autre feu aurait été allumé dans une poubelle derrière une résidence de l’avenue Royale», toujours dans Beauport, énumère le SPVQ.

Le dernier acte reproché à Sirois s’est produit le 22 mai, jour de son arrestation. «Un cinquième incendie nous a été rapporté. Le feu aurait été allumé sur un patio derrière une résidence de l’avenue des Cascades. Le feu n’a pas nécessité l’intervention des pompiers et se serait éteint de lui-même», affirme Etienne Doyon.

Les enquêteurs du Module des crimes majeurs du SPVQ ont arrêté le suspect à son domicile mardi soir.

Justice et faits divers

Trois pêcheurs disparus au Bas-Saint-Laurent

MONTRÉAL - Trois pêcheurs manquent à l’appel dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Des proches sont sans nouvelles d’un homme âgé de 75 ans, de son neveu de 57 ans ainsi que d’un ami de 78 ans depuis mardi.

Le trio aurait signifié son intention d’aller explorer le lac de l’Est, situé au sud de la municipalité de Mont-Carmel.

La Sûreté du Québec (SQ) recherche donc, jeudi matin, une fourgonnette Ford Freestar de couleur grise.

La SQ demande l’aide de la population, car il s’agit d’un vaste secteur forestier de plusieurs centaines de kilomètres carrés.

Les autorités se montraient confiantes jeudi matin de retrouver Ronald Fillion, Pierre Barrière et Léon Drapeau sains et saufs.

Justice et faits divers

Fuite de gaz sur le boulevard Lebourgneuf

Une rétrocaveuse a accidentellement abîmé une conduite de gaz naturel et provoqué une fuite extérieure mercredi sur le site d’un édifice de sept étages en construction sur le boulevard Lebourgneuf, près de l’intersection avec le boulevard Robert-Bourassa.

Comme l’explique Bill Noonan, porte-parole des pompiers de Québec, les 10 employés qui étaient sur place ont été évacués. 

Environ 25 pompiers et spécialistes de matières dangereuses ont ensuite été dépêchés sur place pour protéger la scène en attendant l’arrivée des employés d’Énergir (anciennement Gaz Métropolitain). Ceux-ci ont colmaté la brèche vers 17 h. 

La circulation automobile a cependant été passablement affectée dans ce secteur à l’heure de pointe étant donné que le boulevard Lebourgneuf a été fermé entre Robert-Bourassa et la rue de Celles.

Justice et faits divers

Quatre mois de prison pour menaces envers les musulmans

Antonio Dion, l’homme qui a proféré des menaces de mort à la communauté musulmane par amour pour Alexandre Bissonnette, écope d’une peine de quatre mois de prison.

Le 25 avril, Dion, 55 ans, spectateur assidu des représentations sur la peine du tueur de la Grande Mosquée, a dit à un constable spécial qu’il ferait la même chose que Bissonnette s’il avait une arme. 

Antonio Dion expliquera par la suite qu’il n’avait aucune pensée violente. Il cherchait simplement un moyen de retourner en prison pour retrouver Alexandre Bissonnette, qu’il avait connu en détention l’automne dernier. 

Dion a dit avoir développé des sentiments amoureux pour Bissonnette. 

L’agente de probation Isabelle Talbot a décrit la triste vie d’Antonio Dion, victime de violence durant l’enfance, décrocheur, sans emploi et accumulant les fraudes et les bris d’ordonnance de la cour. 

Après sa peine de quatre mois, dont il faut déduire 43 jours de temps provisoire, Antonio Dion sera en probation durant trois ans.

Justice et faits divers

Nouvelles accusations de proxénétisme pour une ex-fugueuse

L’ancienne fugueuse Suzana-Tantine Mlebinge, 18 ans, a été accusée mercredi de six nouvelles infractions de proxénétisme.

Durant une semaine en mars, Suzana-Tantine Mlebinge aurait amené une jeune femme de Québec âgée de 18 ans à se prostituer. Selon le nouvel acte d’accusation, la présumée proxénète aurait exercé un contrôle sur la plaignante et aurait utilisé la menace pour la forcer à vendre son corps. 

Suzana-Tantine Mlebinge est aussi accusée d’avoir publié une image intime de la plaignante et d’avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels. Elle est aussi accusée d’avoir menacé de causer la mort ou des lésions corporelles à la plaignante. 

La semaine dernière, Suzana-Tantine Mlebinge et son conjoint Earlving Milord ont été arrêtés dans un motel du boulevard Hamel et accusés d’avoir recruté une jeune prostituée de 17 ans. 

En 2016, Suzana-Tantine Mlebinge avait été en fugue durant trois mois de son domicile de Cap-Rouge.