Justice et faits divers

Le pasteur Claude Guillot «blessé» par ses anciens élèves

Le pasteur baptiste Claude Guillot s’exprime lentement, calmement, avec minutie. Mais au fil de ses réponses, on perçoit le ressentiment qu’il nourrit envers les anciens élèves qui l’accusent aujourd’hui de sévices physiques et psychologiques.

Le procès de Claude Guillot a repris lundi, toujours à l’étape de la défense. Le pasteur baptiste répond aux questions de son avocate, Me Susan Corriveau, pour donner sa vision des années d’enseignement chrétien dans son école clandestine de Neufchâtel et dans une école de Victoriaville, quelques années plus tôt. Deux des six plaignants assistent à son témoignage.

Les plaignants de Québec, qui étaient pensionnaires, ont décrit la sévérité du pasteur et allèguent avoir, pour certains, reçu des coups physiques et avoir été forcés de rester debout pendant des jours et de faire des exercices physiques jusqu’à l’épuisement.

Claude Guillot ne nie pas avoir donné certaines conséquences; lorsqu’il le faisait, c’était toujours pour punir un comportement incorrect, une désobéissance, un mensonge. 

«Les enfants ne sont pas des esclaves, dit-il. Ce sont des enfants qui doivent apprendre à obéir et à se soumettre.»

Au fil de son témoignage, le pasteur laisse tomber des petites phrases acerbes. «Lui, il était comme ça, il ne faisait pas beaucoup d’effort.» «C’est un jeune qui a tendance à s’effondrer.» «Il prend quelque chose qui n’existe même pas et en fait un mélodrame.»

Justice et faits divers

Couple de Beaucerons tués en Floride: «sécurité inadéquate», selon des voisins

Estelle Aucoin et son mari ont l’habitude de prendre une marche dans le parc de maisons mobiles où ils habitent, à Pompano Beach, en Floride. Souvent, ils s’arrêtaient pour jaser avec Marc Gagné et Rita Fortin, le couple de Beaucerons assassiné, en fin de semaine, dans un secteur de la ville qui semble de moins en moins sécuritaire.

«C’était un couple très chaleureux. Je ne peux pas croire ce qui leur est arrivé», dit Mme Aucoin, une snowbird de Shédiac, au Nouveau-Brunswick. 

Estelle Aucoin loge près de la maison des défunts. Ces derniers mois, elle et plusieurs résidents du Golf View Estates — le parc de maisons mobiles où ils habitent — ont remarqué que les vols et les introductions par effraction ont augmenté significativement. 

«Les autres années, ils volaient des bicycles et d’autres petits articles, dit-elle à propos des voleurs. Mais cette année, ils rentraient dans les maisons.»

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Claude Beaudoin, qui habite dans le même parc de maisons mobiles que les victimes, raconte qu’une de ses amies, qui habite aussi le parc, s’est même fait voler sa voiture à deux reprises — une fois la sienne, puis son véhicule de location deux jours plus tard. 

Sans être inquiet outre mesure, M. Beaudoin croit tout de même que la «sécurité n’est pas adéquate» dans ce parc réservé aux 55 ans et plus. Un gardien est censé assurer la surveillance à partir de 20h. Mais il arrive fréquemment que des non-résidents circulent quand même dans le parc le soir, a-t-il remarqué.

Le Golf View Estates a déjà été clôturé. Mais la clôture a été arrachée après le passage d’un ouragan et n’a pas été remplacée. 

Lundi après-midi, Estelle Aucoin et d’autres membres du comité de résidents du Golf View Estates devaient se réunir dans le parc pour sensibiliser le propriétaire du parc et les autorités locales au déclin de la sécurité dans le parc. 

L’enquête continue

Pendant ce temps, les policiers et les experts en médecine légale continuent leur enquête sur la mort de Marc Gagné, 80 ans, et Rita Fortin, 78 ans, de Saint-Côme-Linière, en Beauce. 

Le bureau du shérif du comté de Broward considère cette affaire comme un double homicide. Aucun suspect n’a encore été identifié. 

Selon le bureau du shérif, des voisins du couple se sont inquiétés de ne pas les avoir vus durant quelques jours. Puis, vendredi après-midi, l’un des voisins a trouvé le moyen d’entrer dans la maison et a fait la macabre découverte. 

Pompano Beach, une ville située au nord de Fort Lauderdale, affiche un bilan peu reluisant en matière de criminalité. 

Selon le site NeighborhoodScout, qui compile les statistiques des forces de l’ordre, 97 % des villes américaines sont plus sécuritaires que Pompano Beach. La moyenne de crimes violents et de crimes contre la propriété y est environ deux fois plus élevée que la moyenne de la Floride. 

Justice et faits divers

Agression à l'oratoire Saint-Joseph: le suspect subira un examen psychiatrique

L'homme accusé d'avoir poignardé un prêtre en pleine messe à l'oratoire Saint-Joseph a été envoyé à l'hôpital pour subir un examen psychiatrique.

La Couronne et les avocats de Vlad Cristian Eremia ont convenu qu'il devrait être transféré à l'Institut Philippe-Pinel pour faire évaluer son degré de responsabilité criminelle.

Justice et faits divers

Une juge met fin à la peine d’Omar Khadr

EDMONTON — Une juge de l’Alberta a mis fin à la peine pour crimes de guerre de l’ancien prisonnier de Guantanamo Omar Khadr.

M. Khadr avait été condamné en 2010 à une peine de huit ans de prison, mais l’horloge s’était arrêtée en 2015 lorsqu’il a obtenu une libération sous caution en attendant l’appel de sa condamnation militaire aux États-Unis. Sinon, sa peine de huit ans imposée en 2010 aurait pris fin en octobre dernier.

Or, la juge en chef de la Cour du banc de la Reine de l’Alberta, Mary Moreau, conclut que la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents accorde aux juges une certaine latitude pour considérer que les conditions de la mise en liberté sous caution peuvent être prises en compte dans la peine globale. Dans cet esprit, elle a jugé qu’Omar Khadr avait purgé la totalité de sa peine de huit ans de prison, même s’il avait joui d’une libération sous caution pendant une partie de cette période.

La Cour suprême du Canada avait déjà statué que pour des gestes commis en Afghanistan alors qu’il avait 15 ans, M. Khadr devait être condamné à une peine pour jeunes contrevenants.

L’avocat de M. Khadr, Nathan Whitling, avait plaidé devant le tribunal à Edmonton que son client avait déjà passé plus de sept ans en prison ou en liberté sous caution - 41 mois en détention et 45 mois en liberté sous caution. La Couronne avait de son côté recommandé que M. Khadr purge le reste de sa peine dans la communauté.

Me Whitling a plaidé que le processus d’appel de la peine aux États-Unis n’avait pas du tout progressé et qu’il serait injuste de faire payer son client pour ces délais. Il a aussi rappelé que la commission militaire qui a condamné M. Khadr avait été largement discréditée par des experts juridiques.

Omar Khadr a été détenu pendant des années à la base militaire américaine de Guantanamo Bay, à Cuba. Il était accusé d’avoir lancé une grenade qui avait tué le soldat des forces spéciales Christopher Speer lors de l’assaut des militaires américains dans un repaire fortifié en Afghanistan en 2001.

Depuis sa libération sous caution, M. Khadr a mené une vie sans histoire à Edmonton et à Red Deer, en Alberta. Le tribunal avait assoupli certaines de ses conditions initiales de mise en liberté sous caution, mais plusieurs restaient en place.

Ainsi, M. Khadr ne pouvait pas obtenir un passeport canadien et il lui était interdit de communiquer sans chaperon avec sa soeur, qui vit dans l’ancienne république soviétique de Géorgie. Il devait également informer son superviseur de caution avant de quitter l’Alberta.

La juge Moreau a déclaré lundi que toutes les conditions étaient maintenant levées.

La cause de M. Khadr a déclenché au Canada un débat mêlant terrorisme, droits de la personne et primauté du droit, depuis qu’il a été révélé en 2017 que le gouvernement fédéral avait réglé à l’amiable une poursuite en dommages pour un montant de 10,5 millions $. La Cour suprême du Canada avait statué en 2010 que les droits constitutionnels de M. Khadr avaient été violés à Guantanamo et que des responsables canadiens avaient contribué à cette violation.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a répété lundi matin que «si M. Khadr veut vraiment prendre la responsabilité pour ses crimes, il devra donner tout l’argent qu’il a reçu du gouvernement du Canada aux familles de ses victimes».

Justice et faits divers

L’appel d’Alexandre Bissonnette ne sera pas entendu avant 2020

L’audition de l’appel de la peine d’Alexandre Bissonnette aura lieu seulement au début de l’année 2020.

Les avocats du tueur de la Grande Mosquée ainsi que les procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et de la Procureure générale du Québec (PGQ) étaient convoqués lundi matin par la Cour d’appel pour une première conférence de gestion, afin de fixer certaines balises des procédures.

Rappelons qu’Alexandre Bissonnette, coupable de six meurtres au premier degré et de tentative de meurtre sur 40 personnes, a été condamné par la Cour supérieure le 8 février dernier à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans.

La défense interjette appel afin de ramener la peine à 25 ans minimum, comme pour tous les auteurs de meurtre au premier degré. De leur côté, le DPCP et la PGQ estiment que le juge François Huot aurait dû permettre le cumul des peines et que Bissonnette mérite d’être incarcéré pour un minimum de 50 ans.

Les trois parties auront jusqu’au 13 septembre pour produire leur mémoire comme appelant puis 30 jours supplémentaires pour répondre aux mémoires des autres parties.

La juge coordonnatrice de la Cour d’appel, Dominique Bélanger, a sourcillé devant le long délai. Elle a fini par accepter, comme les notes sténographiques des représentations sur la peine en Cour supérieure ne seront pas disponibles avant la fin mai.

Au plus tôt, l’audition de l’appel se fera à la mi-janvier 2020. Une date précise sera fixée d’ici les prochaines semaines. L’audition pourrait se tenir sur plus d’une journée.

Une autre cause

Pour éviter que des jugements contradictoires ne soient rendus au sein de la Cour d’appel du Québec, la formation de juges qui entendra l’appel de Bissonnette devra aussi entendre, dans la même période, l’appel de Shakti Ramsurrun, condamné à 25 ans de prison pour un triple meurtre à Aylmer. Dans cette cause aussi, la Couronne demande que la disposition légale sur les peines consécutives puisse s’appliquer.

Alexandre Bissonnette n’était pas présent au palais de justice. Il ne le sera pas plus tout au long des procédures, comme c’est le cas pour tous les dossiers en Cour d’appel.

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Justice et faits divers

ll percute des voitures de police et prend la fuite

La police de Québec a arrêté lundi matin un homme soupçonné de vol de voiture qui avait pris la fuite après avoir percuté deux autopatrouilles.

Vers 5h00, les patrouilleurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ont repéré un véhicule volé, dans le secteur d’Estimauville.

Ils ont tenté d’intercepter le conducteur du véhicule sur l’autoroute Laurentienne, à l’intersection du boulevard Jean Talon Ouest, mais le conducteur a refusé de s’immobiliser.

Une collision a ensuite eu lieu entre le véhicule suspect et deux autopatrouilles. Une policière a été blessée légèrement.

Le suspect a pris la fuite. Son véhicule a été retrouvé quelques minutes plus tard sur les terrains de l’Écocentre de Charlesbourg. Mais personne n’était à bord .

Plusieurs policiers et maitres-chiens du SPVQ ont ratissé le secteur pour tenter de retrouver le suspect, en vain.

Puis, vers 9h15, un citoyen a contacté le 911 pour signaler la présence d’un individu sur son terrain sur la rue Montrachet.

Celui-ci correspondait à la description du suspect recherché. Il a été arrêté pour agression armée, fuite et recel.

L’homme de 29 ans reste pour le moment détenu. Il pourrait comparaître mardi au palais de justice de Québec.

Justice et faits divers

Un couple beauceron tué en Floride

La police a lancé une enquête sur la mort suspecte de Marc et Rita Gagné, deux personnes âgées retrouvées sans vie dans leur maison mobile de Pompano Beach, une ville située au nord de Fort Lauderdale, en Floride.

Le bureau shérif du comté de Broward traite cette enquête comme une affaire de meurtre. Ce sont des voisins du couple qui ont découvert vendredi les corps. Ils étaient inquiets parce qu’ils ne les avaient pas aperçus depuis quelques jours. Ils sont entrés à l’intérieur de la maison par une porte non verrouillée avant de découvrir la macabre scène.

Affaires mondiales Canada a indiqué que les services consulaires de Miami collaboraient avec les autorités locales pour obtenir des renseignements supplémentaires. L’agence a exprimé ses condoléances à la famille des victimes.

Selon les médias québécois, le couple venait de Saint-Côme-Linière, en Chaudière-Appalaches, à environ 120 km au sud-est de Québec.

Justice et faits divers

La mosquée de Lévis reçoit une lettre d'intimidation

La mosquée de Lévis a reçu une lettre d’intimidation, jeudi, dans sa boîte aux lettres. Une plainte à la police de Lévis a été déposée et une enquête a été ouverte.

La lettre, adressée à un certain Mohamed et rédigée à partir de découpures de journaux, disait ceci : «Ne parlez plus, ne critiquez plus, continuez de priez [sic] jusqu’à votre mort!! Il en sera bien ainsi.» Sur l’enveloppe, la personne a pris soin de ne pas écrire à la main, mais d’utiliser un pochoir.

La missive a déclenché colère et angoisse dans la communauté musulmane de Lévis, quelques jours après la fusillade dans des mosquées en Nouvelle-Zélande.

«L’individu qui a écrit la lettre cherche à semer le trouble au sein de la communauté. Et il a bien réussi, c’est inquiétant, d’autant plus que le mot mort est utilisé», a dénoncé l’imam de la mosquée, Karim Elabed. 

«On commence à être révolté de tout ça. On est en train de nous cibler, c’est devenu un jeu pour nous déstabiliser et nous faire sentir qu’on n’est pas les bienvenus. C’est triste», a déploré l’iman.

Justice et faits divers

Perquisition dans une ancienne église occupée par des Rock Machine

MONTRÉAL — Le changement de vocation d’une ancienne église n’a pas passé inaperçu en plein coeur de Farnham, en Montérégie, où des motards ont reçu la visite des policiers.

L’ancienne église, située sur la rue Saint-Joseph, a fait l’objet d’une perquisition samedi soir alors que l’endroit était occupé par des membres de Rock Machine.

C’est d’ailleurs des informations du public, transmises le jour même, qui ont mené le Groupe d’intervention tactique de la Sûreté du Québec (SQ) à cet endroit vers 19h30. Le GTI était accompagné d’un maître-chien et du Service de l’identité judiciaire.

Les policiers y ont saisi des dizaines de comprimés de méthamphétamine, des armes prohibées, neuf vestes aux couleurs du Rock Machine et des bouteilles d’alcool en vertu de la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques.

Sept hommes et deux femmes se trouvaient sur les lieux lors de la perquisition, dont plusieurs membres en règle des Rock Machine. Parmi eux, deux hommes ont été arrêtés pour possession de méthamphétamine, mais ils ont été libérés sous promesse de comparaître à une date ultérieure.

C’est la Division des enquêtes sur le crime organisé de SQ qui mène l’enquête.