«La douleur remonte à la surface», confie le frère d’Isabelle Gaston

Justice et faits divers

«La douleur remonte à la surface», confie le frère d’Isabelle Gaston

Patrick Gaston n’a pas été capable de regarder en entier l’hommage que la mère de Norah et Romy Carpentier a rendu à ses filles, lundi, à la télé. Le souvenir faisait trop mal.

M. Gaston est le frère d’Isabelle Gaston et l’oncle d’Olivier et Anne-Sophie Turcotte, tués par leur père, Guy Turcotte, en février 2009. Proche des enfants de 5 et 7 ans, Patrick Gaston avait été très éprouvé par leur meurtre.

Onze ans plus tard, la mort des soeurs Carpentier le replonge dans un traumatisme. «La douleur revient à la surface. Quand j’ai vu la mère, c’est comme ma soeur, c’est la même chose, ce n’est pas possible», comme souffrance, dit-il.

Patrick Gaston a été touché de voir qu’Amélie Lemieux, la mère de Norah et Romy, était soutenue par de nombreux proches, lundi, lorsqu’elle est allée se recueillir sous une pergola du parc des Chutes-de-la-Chaudières devenu un mémorial pour les deux fillettes. 

M. Gaston se souvient à quel point le soutien de l’entourage avait été crucial après le meurtre d’Olivier et Anne-Sophie. «Ç’a été la journée la plus dure de mon existence», se souvient-il.

Lettre

Mardi, M. Gaston a écrit une lettre à Amélie Lemieux et à sa famille pour leur offrir ses condoléances. «Je sais que cette tempête de votre siècle ne fait que commencer, leur écrit-il. Ne doutez pas qu’elle ne sera pas facile… mais collez-vous les uns sur les autres et rattachez-vous à vos deux petits anges nommés Romy et Norah, elles sauront vous protéger».

Onze ans après le drame, la blessure liée à la mort d’Olivier et Anne-Sophie Turcotte est aujourd’hui «moins vive, mais toujours présente», dit Patrick Gaston. «Il faut qu’on oublie la personne qu’on était avant, et qu’on accepte la personne qu’on est aujourd’hui et qu’on apprenne à vivre avec», dit M. Gaston, qui dit s’inspirer des mots du général Roméo Dallaire, témoin du génocide au Rwanda.

32 mois de prison pour le conducteur épileptique qui a fauché une femme enceinte

Justice et faits divers

32 mois de prison pour le conducteur épileptique qui a fauché une femme enceinte

Insouciance, mensonge, immaturité: «ici, une certaine sévérité s’impose» estime le juge Pierre-L. Rousseau, en infligeant une peine de 32 mois de prison à Jonathan Falardeau-Laroche, le jeune conducteur épileptique qui a fauché la vie d’une femme enceinte devant le CHUL, en août 2016.

Falardeau-Laroche, aujourd’hui âgé de 26 ans, a été déclaré coupable au terme de son procès de négligence criminelle causant la mort de Marie-Pier Gagné, 27 ans, et causant des lésions au bébé qui a heureusement survécu ainsi qu’à la passagère d’une autre automobile.

Près de quatre ans après le drame, les circonstances donnent encore froid dans le dos. Le matin du 10 août 2016, Jonathan Falardeau-Laroche sort d’une consultation avec son neurologue, inquiet de voir ressurgir des symptômes. Malgré la consigne de son médecin, il prend le volant pour rentrer chez lui. 

Quelques secondes après avoir quitté le stationnement du CHUL, le conducteur a un moment d’absence en raison d’une crise d’épilepsie. Le jeune homme est épileptique depuis l’enfance, mais avait eu quelques années d’accalmie. 

La voiture conduite par Jonathan Falardeau-Laroche percute alors Marie-Pier Gagné. La jeune femme, enceinte de près de 40 semaines, se trouvait sur le terre-plein du boulevard Laurier et attendait son tour pour traverser. Elle sortait d’un rendez-vous de suivi de grossesse. 

La petite Rio blanche de Falardeau-Laroche poursuit sa route jusqu’à la prochaine intersection où elle frappe un véhicule, blessant sérieusement la passagère.

Marie-Pier Gagné est décédée peu de temps après l’impact. Les médecins et le personnel hospitalier ont réussi à accoucher et à sauver la petite fille de la victime, qui a subi une double fracture du crâne.

Dans sa décision, le juge Pierre-L. Rousseau de la Cour du Québec rappelle que, moins d’un an avant la collision devant le CHUL, Jonathan Falardeau-Laroche avait subi un grave accident à l’entrée du pont Pierre-Laporte, à nouveau en raison d’une crise d’épilepsie. Ses collègues de travail avaient tenté de le sensibiliser et son médecin l’avait averti de ne pas conduire.

«L’accusé Falardeau-Laroche a fait preuve d’un degré d’insouciance élevé à l’égard de la vie et la sécurité d’autrui, analyse le juge. Le tribunal considère qu’ici, une certaine sévérité s’impose.»

L’accusé ne s’est pas exprimé au procès ou lors des représentations sur la peine. Les agents de probation qui l’ont rencontré constatent qu’il a tendance à rejeter la faute sur son médecin. Il reconnaît avoir un problème de dépendance à l’alcool, mais n’avait pas l’intention de s’en affranchir.

Depuis le début des procédures, le jeune homme a vécu une profonde dépression et a eu des épisodes suicidaires.  

Le procureur de la Couronne Me Thomas Jacques réclamait une peine de 36 à 42 mois de pénitencier, s’approchant du maximum imposé, selon la jurisprudence, pour des cas de négligence criminelle causant la mort.

Les avocats de la défense Me Simon Roy et Me Sophie Dubé militaient pour une peine de détention de 12 mois. La défense recommandait au tribunal de considérer, à titre de facteur atténuant, la grande médiatisation du dossier. Le juge ne retient pas cet argument. «L’ampleur médiatique du présent dossier est semblable à tous les cas où il y a mort d’un être humain, considère le juge Rousseau. Cela découle des contrecoups de l’acte criminel commis par l’accusé.»Interdit de conduire pour cinq ans

Une photographe québécoise veut poursuivre la GRC sur la reconnaissance faciale

Justice et faits divers

Une photographe québécoise veut poursuivre la GRC sur la reconnaissance faciale

OTTAWA - Une photographe québécoise veut demander aux tribunaux d'obliger la GRC à détruire toutes les images de Canadiens obtenues grâce à la technique controversée de reconnaissance faciale.

Ha Vi Doan demande à la Cour fédérale d'autoriser une action collective afin d'obtenir des dommages-intérêts, non précisés, pour elle et tous les autres Canadiens dont les photos et les informations connexes auraient fait partie de l'énorme base de données compilée par la firme américaine Clearview AI et utilisée par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans le cadre de ses enquêtes.

Hommage à Norah et Romy: «Vous êtes toute ma vie», dit leur mère [VIDÉO]

Justice et faits divers

Hommage à Norah et Romy: «Vous êtes toute ma vie», dit leur mère [VIDÉO]

«Vous êtes toute ma vie. Ma raison d’exister. Soyez mes étoiles dans la nuit qui guideront mes pas à travers cette douleur incommensurable».

La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.

La Couronne demande le droit d'attaquer la crédibilité d'Éric Salvail

Justice et faits divers

La Couronne demande le droit d'attaquer la crédibilité d'Éric Salvail

La Couronne saura le 4 septembre prochain si son attaque sur la crédibilité d’Éric Salvail est admissible ou pas.

Le juge Alexandre Dalmau, de la Cour du Québec, a pris en délibéré lundi sa décision d’accepter ou de rejeter la requête du Directeur des poursuites criminelles et pénales de présenter une contre-preuve visant à démontrer que l’accusé, dans son témoignage, a donné «une image erronée et fausse» de sa personne au magistrat.

La procureure Amélie Rivard a présenté trois témoignages de personnes disant avoir subi elles aussi soit des attouchements sexuels, de l’exhibitionnisme de la part d’Éric Salvail ou des propos à caractère sexuel de manière constante et répétitive. Ce sont de tels gestes allégués, ainsi qu’une présumée agression sexuelle dans une salle de toilette de Radio-Canada en 1993, qui ont mené Donald Duguay à porter plainte contre le producteur et animateur déchu.

Éric Salvail, qui était présent en Cour lundi, est accusé d’agression sexuelle, de séquestration et de harcèlement sexuel, des gestes qui auraient été posés en 1993.

La démarche de la Couronne ne vise toutefois pas à établir une preuve de faits similaires, qui consisterait à démontrer qu’il s’agit d’un comportement constant de l’accusé, ce que les règles de droit ne lui permettent pas à ce stade-ci du procès. L’objectif de Me Rivard est plutôt de contrer les propos d’Éric Salvail, qui a insisté à quelques reprises dans son témoignage sur le fait qu’il n’agissait pas ainsi, qu’il n’était pas ce genre de personne et que les gens qui le connaissent le savent.

Me Rivard a expliqué que c’est la crédibilité de cette affirmation qu’elle entend miner : «Si jamais cette preuve-là est permise, elle ne servira qu’à attaquer la crédibilité de l’accusé et à rétablir une image que celui-ci aurait pu laisser sous-entendre au tribunal sans inviter le tribunal à conclure qu’il est le genre de personne à commettre ce type d’infraction», a-t-elle affirmé.

Le juge Dalmau a aussi cherché à établir les limites de l’intervention : «Si c’est admis, c’est dans le but de me demander de rejeter le témoignage de M. Salvail, surtout dans la portion où il dit que : je n’ai pas fait ça, je n’aurais pas fait ça, je n’ai jamais agressé sexuellement des gens?»

«Exact», a répondu sans hésiter Me Rivard.

Juge: «Ce sont des agressions sexuelles»

Aucun des trois témoins qui se sont manifestés ne peut être identifié en raison d’une ordonnance du tribunal et aucun des trois n’entend porter plainte non plus.

L’avocat d’Éric Salvail, MMichel Massicotte, a longuement insisté sur le fait que les trois individus en question ne voyaient pas matière criminelle dans les comportements de son client, notamment dans certains propos déplacés tenus en groupe : «Vous avez le portrait de mon client, M. Salvail, qui, en compagnie des gens de son équipe, devant tout le monde, fait des remarques qui peuvent être salaces. On voit qu’il y a derrière tout ça un aspect ludique.»

Le juge Dalmau lui a cependant rappelé la teneur des gestes posés et le fait que la loi ne fait pas la distinction entre la perception des gens et le droit : «Même si les témoins ne le perçoivent pas nécessairement comme ça (...) moi, quand je lis leur description qu’ils font des gestes d’Éric Salvail, ce sont des agressions sexuelles.»

Détournement de procès

Michel Massicotte a aussi vigoureusement contesté le fait qu’Éric Salvail ait mis sa réputation en jeu lors de son témoignage principal, bien que certains extraits laissent croire le contraire. Me Massicotte a cherché à démontrer que c’est la Couronne, en contre-interrogatoire, qui a voulu insister sur cette question : «La procureure de la requérante l’a forcé dès le départ à mettre sa réputation en jeu en lui demandant s’il avait déjà franchi la ligne.»

L’expérimenté juriste a cherché à démontrer que, sans le battage médiatique autour de la cause, la Couronne n’aurait pas eu matière à requête : «La contre-preuve a été obtenue à la suite du fameux témoignage très médiatisé de l’intimé (Éric Salvail) et suite à sa réponse sur le respect de la ligne», a-t-il avancé. Selon lui, le fait que la Couronne ait amené Éric Salvail à dire qu’il ne franchissait jamais la fameuse ligne entre l’humour et l’agression «a suscité la réaction de membres du public qui ont alors décidé de faire une déclaration qui constitue la contre-preuve».

MMassicotte a poussé sa logique jusqu’au point de reprocher à la Couronne de vouloir détourner le procès lui-même : «La présentation en contre-preuve de trois témoignages sur trois événements distincts a pour effet de faire dérouter un peu le procès concernant les allégations du plaignant vers un examen détaillé de la moralité de l’intimé à partir de ses débuts professionnels jusqu’à tout récemment», a-t-il avancé, notant que les trois témoignages faisaient référence à des gestes s’étalant de 1995 à 2017.

«Là, on n’est plus dans le procès Duguay. On est dans un nouveau procès (...) Ça va devenir un procès sur la moralité de M. Salvail.»

Nullement ébranlée, Me Rivard est revenue à la charge en réplique, faisant valoir que la défense allait certainement attaquer la crédibilité de Donald Duguay dans sa plaidoirie : «Avant de se rendre aux contradictions de M. Duguay, on va toujours bien camper la crédibilité de M. Salvail et je pense que cet exercice-là ne peut pas être fait honnêtement et raisonnablement par un tribunal avec l’image que M. Salvail a laissé dans son témoignage.»

Lors de son témoignage, Éric Salvail a nié en bloc les allégations de Donald Duguay, les qualifiant de farfelues.

Donald Duguay a lui-même demandé d’être identifié publiquement.

Martin Carpentier introuvable après cinq jours de recherches [PHOTOS + VIDÉO]

Justice et faits divers

Martin Carpentier introuvable après cinq jours de recherches [PHOTOS + VIDÉO]

Dimanche, la découverte d’indices a offert un deuxième souffle aux équipes de recherches toujours sur les traces du père de Norah et Romy, retrouvées mortes à Saint-Apollinaire. «La clé dans ce dossier-là, c’est Martin Carpentier», rappelle la sergente Ann Mathieu.

Les corps des jeunes sœurs Norah et Romy ont été retrouvés samedi dernier. Depuis que l’alerte AMBER est levée, les policiers de la SQ sont en véritable chasse à l’homme. Ils travaillent jour et nuit pour retrouver le père des fillettes.

L’histoire de la famille Carpentier est sur toutes les lèvres. Plusieurs questions restent sans réponse. La Sûreté du Québec indique qu’elle possède plusieurs informations qui font avancer l’enquête, mais elle ne peut divulguer des informations qui nuiraient à l’enquête criminelle.

Depuis dimanche, les policiers concentrent leurs activités de recherches dans le secteur de la macabre découverte, dans le boisé entre les rangs Bois-Joly et Saint-Lazare.

«Des éléments d’intérêt ont été trouvés à cet endroit. Nous ne pouvons révéler la nature de ces éléments pour l’instant. Ils ont été récupérés et envoyés au laboratoire médico-légal à Montréal», indique la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ.

Un homme se noie dans la rivière Jacques-Cartier à Pont-Rouge

Justice et faits divers

Un homme se noie dans la rivière Jacques-Cartier à Pont-Rouge

Un homme s’est noyé en fin d’après-midi dimanche dans le secteur des Galets de Pont-Rouge, à l’ouest de Québec.

Selon les premières informations recueillies par la Sûreté du Québec (SQ), l’homme se baignait dans la rivière Jacques-Cartier «lorsqu’il s’est aventuré un peu trop loin et s’est fait emporter par le courant».

Il y avait plusieurs baigneurs sur place lors de l’événement à l’arrivée des premiers répondant un peu après 17h.

Après avoir été extirpé de l’eau en arrêt cardio-respiratoire, des manoeuvres de réanimation ont été pratiquées sur l’homme et celui-ci a ensuite été transporté au centre hospitalier.

L’homme de 27 ans, originaire de Québec, aurait passé plusieurs minutes sous l’eau.

Son décès a été confirmé au centre hospitalier.

La victime ne semble pas avoir eu de comportement négligent selon la Sûreté du Québec.

Une enquête est en cours afin de déterminer les causes exactes de la noyade.

Décès de Norah et Romy Carpentier: onde de choc à Lévis [PHOTOS]

Justice et faits divers

Décès de Norah et Romy Carpentier: onde de choc à Lévis [PHOTOS]

La découverte des corps des jeunes Norah et Romy Carpentier dans un boisé de Saint-Apollinaire samedi a créé une vive onde de choc au Québec, comme au sein de la communauté scout de la province. L'aînée de 11 ans faisait partie du 128e Groupe scout de Charny.

Secouées par le drame, deux animatrices du 128e de Charny ont inauguré un mémorial improvisé au parc des Chutes-de-la-Chaudière. 

«Il y a beaucoup d'émotion dans l'air, elles voulaient créer un lieu où les gens pourraient se recueillir s'ils en ont besoin», explique Dominique Moncalis, porte-parole de l'Association des Scouts du Canada. L'inauguration a eu lieu samedi, avec la tenue d'une vigie en l'honneur des jeunes victimes. 

Décès de Norah et Romy Carpentier: Deuil-Jeunesse encourage une discussion franche avec les enfants

Justice et faits divers

Décès de Norah et Romy Carpentier: Deuil-Jeunesse encourage une discussion franche avec les enfants

Norah Carpentier avait 11 ans, sa petite sœur Romy n’en comptait que 6. Elles allaient à l’école, elles avaient des amis… Leur entourage posera des questions. Plusieurs parents devront trouver les mots pour expliquer cette mort tragique à leurs enfants.

Plusieurs personnes se sont déplacées sur les lieux du drame, à Saint-Apollinaire, cette fin de semaine. Elles voulaient aider aux recherches, se montrer solidaires. Plusieurs adultes étaient accompagnés de leurs enfants, parmi eux, des amies des petites filles disparues.

Bien que Deuil-Jeunesse n’encourage pas la participation des enfants aux recherches – ils n’ont pas à garder en mémoire une découverte aussi macabre que les corps inanimés de Norah et Romy –, l'organisme croit qu'il est bénéfique de voir la réalité, plutôt que de s’imaginer toutes sortes de scénarios.  

«Si les enfants ne participent pas, ils vont s’imaginer tellement de choses… le concret va les aider. C’est aussi ça, la vie, on ne peut pas mettre nos enfants dans une ouate confortable et les éloigner de tous les drames qui arrivent. C’est traumatisant et choquant pour eux, oui, mais ils peuvent voir bien pire que ça aux nouvelles ou dans les films», explique Josée Masson, fondatrice et directrice générale de Deuil-Jeunesse.

«S’ils n’étaient pas en sécurité, je ne serais pas d’accord. Mais dans ce cas-ci, ça peut les aider. On ne force pas, c’est la règle d’or», ajoute-t-elle.

L’organisme d’interventions professionnelles vient en aide aux jeunes et aux adultes qui vivent la maladie grave, la mort d’un proche ou une perte à la suite d’une séparation parentale, l’abandon ou l’adoption.

Leurs services sont disponibles partout en province. Depuis samedi, les lignes téléphoniques sont très occupées et les intervenants travaillent fort pour accompagner les familles dans le drame.

Un casse-tête incomplet

«C’est important de dire aux enfants que des choses comme ça peuvent arriver. Il manque beaucoup d’éléments dans l’histoire actuellement, il faut éviter de dire : “Papa a tué ses enfants”. On attend d’avoir toutes les informations. La cause du décès va faire que l’histoire est différente. La vérité est toujours bonne, mais il faut faire attention de ne pas l’inventer. On dit les faits que l’on sait au moment où on les connaît.» 

Les infos connues sont que les deux fillettes ont été retrouvées dans les bois sans vie et que leur père est toujours recherché par la police. Ils étaient tous les trois disparus depuis mercredi soir. Pour le reste, l’enquête de la Sûreté du Québec nous le dira lorsque les éléments seront rendus publics.

«C’est comme si on avait un casse-tête de 100 pièces, et qu’il manquait 75 morceaux. C’est dur de voir l’image complète», insiste Josée Masson.  

La chasse à l’homme crée un climat anxiogène à Saint-Apollinaire

Justice et faits divers

La chasse à l’homme crée un climat anxiogène à Saint-Apollinaire

SAINT-APOLLINAIRE - L’alerte Amber déclenchée jeudi et qui s’est transformée en une chasse à l’homme depuis la découverte des corps des petites Romy et Norah Carpentier, samedi à Saint-Apollinaire, crée un climat anxiogène au sein de la collectivité et des villages environnants.

Pas nécessaire de chercher bien loin pour constater qu’il se passe quelque chose de grave dans la municipalité de la MRC de Lotbinière. Les véhicules de la Sûreté du Québec (SQ) sont visibles partout. La SQ a réquisitionné le centre multifonctionnel qu’elle a transformé en poste de commandement. Et des hélicoptères décollent et atterrissent sur les terrains de soccer du parc Terry-Fox, situé tout juste derrière le quartier général temporaire.

Cédric Lambert est natif de Saint-Apollinaire et jamais le jeune homme de 23 ans n’aurait cru voir un déploiement policier d’une telle ampleur dans son petit coin de pays. «Voir des policiers partout, des hélicoptères, on n’aurait jamais cru ça. Puis de savoir qu’ils ont retrouvé les petites filles ici, c’est “freakant”», partage-t-il.

Sa conjointe, Marie-Myriam Dion, elle-même mère de deux enfants en garde partagée, confie ressentir une certaine insécurité. «J’ai quand même hâte qu’ils le retrouvent, dit-elle. Je barre mes portes à la maison dès que je suis seule.»

De l’avis de Cédric Lambert, le suspect recherché, Martin Carpentier, pourrait représenter un danger. «Rendu à ce stade-là, on ne sait pas où il en est. C’est sûr qu’il n’a pas dû très bien manger de ce temps-là, fait-il remarquer. On s’entend qu’il ne peut pas rentrer au IGA s’acheter de la bouffe, il se ferait repérer tout de suite!»

Le couple a tenté de contribuer aux recherches en sillonnant les rangs en voiture dans les secteurs boisés, dont le rang Bois Joly, où ont été retrouvés les corps inanimés des enfants. Dimanche, le rang était fermé à la circulation puisque des policiers arpentaient un boisé extrêmement dense, à la recherche d’indices pouvant leur permettre de suivre la piste de l’homme recherché.

Comme tout le monde, Mme Dion et M. Lambert ne parviennent pas à s’expliquer pourquoi un père pourrait s’en prendre à ses propres enfants.

Cette même question trotte aussi dans la tête de Denis Duchesneau, un citoyen de Saint-Antoine-de-Tilly. «C’était sûrement un bon père au départ, avant qu’il ne se passe quelque chose, mais on ne sait pas quoi. Est-ce que c’est un trouble mental?» s’interroge-t-il.

«On barre nos portes»

Jocelyne Fortier habite le village voisin, Saint-Agapit, où des recherches ont aussi été menées. Elle reconnaît que cette traque qui s’étire l’inquiète. «C’est épouvantable, c’est stressant. On barre nos portes, on ne sait pas s’il est dangereux ou quoi que ce soit», mentionne-t-elle.

L’accident de voiture à l’origine du déclenchement de l’alerte Amber a eu lieu tout près de la résidence de son frère. Et le malheureux sort des fillettes lui renvoie l’image de ses propres petites nièces qui ont environ le même âge que les victimes.

«Ça nous touche, c’est sûr! Dès qu’il y a des enfants d’impliqués, c’est encore plus difficile, ajoute Mme Fortier. Je trouve ça dommage, pourquoi s’en prendre aux enfants? Ils n’ont pas demandé de venir au monde.»

La femme visiblement empathique envers la famille éprouvée n’a cependant pas poussé son intérêt jusqu’à tenter elle-même de participer aux recherches. «Je pense qu’il faut laisser la place aux policiers pour travailler», croit-elle.

Tout le battage médiatique qui entoure cette impressionnante opération policière laisse aussi un arrière-goût amer pour Cédric Lambert. Si le jeune homme a l’habitude de voir des points d’interrogation dans les yeux des gens quand il parle de Saint-Apollinaire, il est tout à fait conscient que cet épisode vient de la «mettre sur la map». Et malheureusement, pas pour les bonnes raisons.

Traque de Martin Carpentier: un expert questionne la présence de bénévoles

Justice et faits divers

Traque de Martin Carpentier: un expert questionne la présence de bénévoles

Même s’ils sont formés en recherche et sauvetage, l’ancien policier de la Sûreté du Québec Paul Laplante émet de sérieuses réserves sur la présence de bénévoles pour participer à une chasse à l’homme.

«Plus tu rentres de bénévoles une affaire comme celle qui se déroule le secteur de Saint-Apollinaire pour chercher Martin Carpentier, plus tu viens dans le trouble. Est-ce qu’un bénévole est habilité pour chercher un fugitif? Pas du tout. En plus, si le suspect est armé, la mort peut être au rendez-vous. Un bénévole est bon quand tu recherches un enfant égaré ou personne qui fait de l’alzheimer. En plus, peu ou pas formés et non encadrés, ils vont contaminer la scène de crime», souligne Paul Laplante, ancien chef de l’Escouade Carcajou-Québec.

«Personne ne doit s’improviser justicier sans supervision des forces policières. Une chasse à l’homme, ce n’est pas une place pour jouer au héros», insiste l’enquêteur d’élite.

Rappelons que le suspect aurait été impliqué dans une collision le 8 juillet dernier sur l’autoroute 20 Est à la hauteur du km 288 à Saint-Apollinaire. Quelques instants avant la collision, il était avec les deux jeunes filles. Tous les trois étaient recherchés dans le cadre d’une alerte Amber déclenchée jeudi après-midi, qui a pris fin après la découverte des corps des enfants. Au moment d’écrire ses lignes, Martin Carpentier est toujours activement recherché par les policiers.

Toute personne qui apercevrait Martin Carpentier est priée de ne pas tenter d’intervenir et de communiquer avec le 911. De plus, toute information pouvant permettre de le retracer peut être communiquée, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L’Hebdo Journal

La chasse à l'homme pour retrouver Martin Carpentier se poursuit [PHOTOS]

Justice et faits divers

La chasse à l'homme pour retrouver Martin Carpentier se poursuit [PHOTOS]

Les recherches pour retrouver Martin Carpentier ont continué toute la journée dimanche. L'homme est introuvable depuis maintenant quatre jours.

La Sûreté du Québec demandaient cette fois aux citoyens de rester à la maison. «Leur présence a nui à notre travail malheureusement», indique la sergente Ann Mathieu.

Bien que leur intention soit bonne, les citoyens ont dérangé les interventions de la police samedi soir. La SQ ne voulait pas que la situation se répète.

Samedi, les corps de Romy et Norah Carpentier ont été retrouvés sans vie dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire, mais aucune trace de leur père.

Le trio faisait l’objet d’une alerte AMBER depuis jeudi après-midi.

«Il y aura une autopsie qui sera effectuée pour confirmer la cause exacte des décès, mais il y a également la scène qui entoure la découverte des corps des deux jeunes filles qui est importante pour voir s’il y a des choses qui peuvent expliquer les circonstances», a résumé la sergente Ann Mathieu en fin d’après-midi samedi.

LIRE AUSSI : Les deux fillettes de Lévis retrouvées mortes, Martin Carpentier toujours en cavale

La SQ est activement aux trousses de Martin Carpentier, 44 ans. Toutes les différentes spécialités sont déployées. Saint-Apollinaire accueillera encore autos de patrouille, équipes équestres, maîtres-chiens et agents à VTT. Plusieurs rangs et routes seront de nouveau bloquées pour faciliter les recherches. 

En début d'après-midi dimanche, la chasse à l’homme était toujours en cours dans «un secteur névralgique», près des rangs Saint-Lazarre et Bois-Joly. Le secteur de recherche est près de l'endroit où les corps des deux fillettes ont été retrouvés. L'accès aux rangs est beaucoup plus surveillé que la veille, les agents demandent notamment une preuve d'adresse à tous les passants. 

Disparition d'un jeune homme qui pourrait être dans l'Est-du-Québec

L'Est du Québec

Disparition d'un jeune homme qui pourrait être dans l'Est-du-Québec

La Sûreté du Québec (SQ) demande l'aide du public pour retrouver Maxime-André Brodeur, 25 ans, de L'Ange-Gardien. Il a été vu la dernière fois mercredi sur la route 132 à Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie.

Il se déplacerait à bord d'une fourgonnette Ford Transit 2015 blanche immatriculée «FESTINS». «Il pourrait se trouver en Gaspésie ou au Bas-Saint-Laurent, indique l'agente d'information de la SQ, Anik Lamirande. Ses proches ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité.»

Il mesure 1 mètre 75 (5 pieds 9 pouces), pèse 68 kg (150 livres), a les cheveux châtain roux et les yeux pers. Comme particularité, un bateau et une horloge sont tatoués sous son avant-bras droit. Il porte aussi le tatouage d'un coeur noir sur le haut de son pectoral gauche. Au moment de sa disparition, il portait une tuque noire, un chandail noir, des chaînes au cou et une barbe rousse de quelques jours.

Toute personne qui aperçoit Maxime-André Brodeur est priée de communiquer avec le 9-1-1. Aussi, toute information pouvant permettre de le retrouver peut être communiquée de façon confidentielle à la centrale de l'information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264. 

Noyade de deux bambins dans des piscines résidentielles

Justice et faits divers

Noyade de deux bambins dans des piscines résidentielles

MONTRÉAL — Ce n’est pas un, mais deux bambins qui se sont noyés dans des piscines résidentielles vendredi soir, à quelques heures d’intervalle, dans les régions de Lanaudière et de la Montérégie.

La plus récente tragédie est survenue, vers 20 h 45, à Sorel-Tracy.

« Les services d’urgence ont été appelés sur la rue de Ramezay à Sorel-Tracy après qu’un bambin de 2 ans et demi eut été retrouvé sous l’eau dans une piscine, derrière une résidence privée », a indiqué l’agente Anik Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les premiers répondants ont effectué des manœuvres de réanimation sur l’enfant, avant son transport à l’hôpital, où son décès a été constaté.

Triste coup du destin : un autre enfant, pratiquement du même âge, a été découvert dans des circonstances semblables dans Lanaudière.

Les services d’urgence ont été appelés vers 18 h sur le chemin Georges à Saint-Paul, après qu’un bambin de 2 ans y eut été retrouvé inanimé dans la piscine résidentielle.

Encore une fois, des manœuvres de réanimation ont été effectuées sur la jeune victime, mais en vain. Son décès a été prononcé à l’hôpital.

La Sûreté du Québec mène deux enquêtes distinctes pour éclaircir les circonstances de ces deux tragédies.

En date du 10 juillet, la Société de sauvetage recensait 42 noyades au Québec en 2020, soit 10 de plus qu’à pareille date l’an dernier.

Évidemment, les différents épisodes de canicule sur le Québec, avant même l’arrivée officielle de l’été, ont poussé les Québécois à se rafraîchir dans les piscines et les plans d’eau naturels, où des adolescents et des adultes se sont également noyés.

Coupable d’avoir aidé à la production de cannabis, il retrouve son équipement

Justice et faits divers

Coupable d’avoir aidé à la production de cannabis, il retrouve son équipement

La Couronne a échoué à faire saisir comme biens infractionnels la majorité de l’équipement saisi chez une entreprise horticole coupable d’avoir aidé ses clients à produire du cannabis.

Dany Belley, propriétaire des commerces Hydrobec et Hydro Rive-Sud, spécialisés dans l’équipement pour la production hydroponique, se verra donc remettre une somme d’un peu plus de 140 000$ saisie par la police à titre de produits de la criminalité. Seulement 28 494$ seront bel et bien transférés au Procureur général du Québec.

Belley et ses commerces ont été déclarés coupable au terme d’un procès d’avoir aidé à la production de cannabis illégal par leurs conseils et matériel.

De la fin novembre 2013 au mois de mai 2014, la Sûreté du Québec a fait plusieurs perquisitions qui ont mené à la découverte de 32 plantations de cannabis dans la région de Québec. Les producteurs ont dit aux policiers et plus tard au procès s’être approvisionné en équipement et matériel chez Hydrobec ou Hydro Rive-Sud, deux commerces où les employés et le propriétaire pouvaient les conseiller pour améliorer leurs cultures.

Les policiers ont perquisitionné les deux commerces et saisi plusieurs équipements, qui allaient être éventuellement vendus. C’est le profit de cette vente qui représente la somme que voulait saisir le Procureur général du Québec à titre de biens infractionnels.

En s’opposant à la confiscation, Dany Belley plaidait que ses équipements et engrais pouvaient servir à toute sorte de culture. Il a souligné que ses commerces avaient plusieurs clients institutionnels, notamment l’Université Laval.

Dany Belley savait que certains clients faisaient pousser du cannabis. Il ajoute aussitôt que plusieurs d’entre eux pouvaient avoir une autorisation de Santé Canada pour cultiver du cannabis médicinal.

Après analyse, le juge Jean Asselin de la Cour du Québec est d’accord avec le fait que le matériel et l’équipement vendus aux deux commerces « ne sont pas nécessairement des biens illégitimes et peuvent servir à une production de biens légitimes».

Seul le matériel que les producteurs de cannabis ont dit avoir acheté lors du procès et celui acheté par des agents d’infiltration a donc été saisi à titre de biens infractionnels.

Les deux fillettes de Lévis retrouvées mortes, Martin Carpentier toujours en cavale

Actualités

Les deux fillettes de Lévis retrouvées mortes, Martin Carpentier toujours en cavale

SAINT-APOLLINAIRE — Les corps inanimés de Norah et Romy ont été retrouvés dans les bois, quelque part entre les rangs Bois-Joly et Bois de l’Ail à Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud de Québec. Le père, Martin Carpentier, n’est toujours pas localisé. Il s’agit du pire scénario envisagé.

En début de journée samedi, la Sûreté du Québec avait pourtant bon espoir de retrouver les fillettes vivantes. Norah comptait 11 bougies, Romy n’avait que 6 ans. Elles étaient disparues depuis mercredi soir, après une nébuleuse embardée sur l’autoroute 20 en compagnie de leur père, Martin Carpentier.

Les décès ont été officiellement confirmés par la Sûreté du Québec vers 17h samedi.

L’alerte AMBER avait été lancée jeudi, depuis, tous les yeux étaient rivés sur les allées et venues du trio. 

En fin de soirée samedi, la Sûreté du Québec n'avait toujours pas mis la main sur Martin Carpentier. Les policiers poursuivront les recherches toute la nuit, des patrouilleurs sillonneront notamment les rues et les sentiers. 

«Il y a des gens qui travaillent sur le dossier 24h sur 24h», insiste la sergente Ann Mathieu.

La SQ a bon espoir de retrouver Norah et Romy Carpentier vivantes

Justice et faits divers

La SQ a bon espoir de retrouver Norah et Romy Carpentier vivantes

Les recherches se poursuivent pour retrouver Norah et Romy Carpentier, qui font l’objet d’une alerte AMBER. Les policiers de la Sûreté du Québec tentent surtout de faire la lumière sur les événements qui ont mené à leur disparition, et celle de leur père, Martin Carpentier.

Les agents de la SQ ont bon espoir de retrouver la famille vivante. Lors des recherches de vendredi, plusieurs objets ont été retrouvés dans les bois par les différentes équipes de recherches. Très tôt samedi, les équipes de recherches étaient de retour dans les boisés de Saint-Apollinaire. 

«Il y a des éléments qui nous permettent de penser qu’ils seraient toujours dans le secteur. On croit effectivement que ces gens-là seraient toujours en mouvement, en déplacement, donc cela nous fait penser que ces personnes sont toujours en vie», a indiqué la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

«On s’assure de faire les vérifications pour savoir si ces trouvailles sont liées à la disparition de Martin Carpentier et ses deux filles», poursuit Mme Mathieu. 

Un deuxième hélicoptère se promène maintenant dans les airs pour surveiller le secteur. L’hélicoptère appartient à l’Armée canadienne.

Les agents ont toujours des raisons de croire que les trois individus se trouvent dans le secteur du rang Bois Joly à Saint-Apollinaire. Le trio serait en mouvement. 

Plus de 150 km de boisé ont été ratissés la veille. Samedi, les équipes équestres et canines se sont jointes aux patrouilleurs à pied ainsi qu’aux bénévoles bien formés.  

«Le déploiement de la Sûreté du Québec se fait aussi avec l'assistance des Forces armées canadiennes au niveau aérien et d'un hélicoptère de la Sûreté du Québec. Tout est mis en oeuvre pour trouver les personnes manquantes, soit Martin Carpentier et ses deux filles, le plus rapidement possible. On souhaite qu'ils soient en santé, malgré des conditions climatiques qui ne sont pas nécessairement faciles», a ajouté Ann Mathieu. «Les effectifs peuvent se moduler dépendamment de l’évolution de la situation».

L’objectif ultime est toujours de retrouver les deux fillettes en bonne santé. 

Appel déchirant

La conjointe de Martin Carpentier lui a lancé un appel vendredi dans une vidéo diffusée par la Sûreté du Québec sur les réseaux sociaux.

Cathy Gingras y implore son conjoint de donner de ses nouvelles.

«Martin, on s'inquiète, on n'a pas eu de nouvelles de toi depuis l'accident. On se demande si tu es correct, les filles, Romy, Norah... on veut savoir si elles vont bien, si toi tu vas bien», lance Cathy Gingras, qui n'est pas la mère des deux enfants.

«Donne-nous des nouvelles, fais-nous un signe, appelle tes parents, n'importe quoi. L'important c'est que vous autres vous alliez bien. Le reste... on s'en fout du reste, on veut juste savoir que vous êtes correct», ajoute-t-elle, un sanglot dans la voix.

LIRE : Alerte AMBER : la conjointe de Martin Carpentier, disparu avec Romy et Norah, l'implore de rentrer

+

Norah Carpentier, 11 ans, est mince, mesure 1,57 m (5’2), porte une casquette blanche et des sandales Nike blanches. 

Romy Carpentier, 6 ans, mesure 0,91 m (3 pieds), porte un chandail rose, des boucles d’oreilles en forme de cœur argent et du vernis à ongles rouge.

Martin Carpentier, 44 ans, mesure 1,78 m (5’10), père 59 kg (130 lbs), porte un t-shirt gris et des jeans, peut-être des lunettes.

Avec La Presse canadienne

Peine minimale pour possession de porno juvénile

Justice et faits divers

Peine minimale pour possession de porno juvénile

L’ancien annonceur maison des Capitales de Québec et employé du journal Le Soleil Stéphane Lévesque a écopé de la peine minimale de 12 mois de prison pour distribution, accession et possession de pornographie juvénile. Cette peine était une suggestion commune de la Couronne et de la défense.

L’homme de 45 ans avait été arrêté en novembre 2018 après que des échanges de fichiers suspects aient été signalés sur le web. Il a plaidé coupable il y a déjà quelques mois. Après sa peine de détention, Stéphane Lévesque sera en probation pour trois ans. Il lui sera interdit durant cette période d’être en contact avec des mineurs. Le délinquant doit aussi faire un don à un organisme venant en aide aux jeunes victimes de violence sexuelle.

Deux morts lors d’un face-à-face à Hope Town, en Gaspésie

Justice et faits divers

Deux morts lors d’un face-à-face à Hope Town, en Gaspésie

Un couple est décédé des suite d’une collision frontale survenue en début d’après-midi à Hope Town, en Gaspésie. Le face-à-face se serait produit lors d’une manoeuvre de dépassement.

Les deux victimes, un octogénaire et une septuagénaire de Paspébiac, circulaient sur la route 132 autour de 13h30 lorsqu’ils ont été percutés de plein fouet par un véhicule qui tentait de dépasser une roulotte.

Les deux personnes âgées ont été transportées à l’hôpital, où le décès de la femme a été rapidement constaté. Le conducteur est décédé un peu plus tard des suites de ses blessures.

Le conducteur du véhicule qui effectuait la manoeuvre n’a subi que des blessures mineures.

La circulation a été interdite sur la 132 à la hauteur de Hope Town au courant de l’après-midi, mais est désormais permise.

Un homme disparaît dans les eaux de la rivière Jacques-Cartier à Shannon

Justice et faits divers

Un homme disparaît dans les eaux de la rivière Jacques-Cartier à Shannon

SHANNON — Un homme a été emporté par les eaux de la rivière Jacques-Cartier, vendredi après-midi, à Shannon près de Québec.

Il était au bord de l'eau avec des proches lorsqu'il s'est aventuré dans la rivière.

Les gens qui l'accompagnaient ont tenté de lui venir en aide, mais malheureusement, le courant l'a emporté selon la Sûreté du Québec.

Des équipes de secouristes étaient sur place vendredi en fin d'après-midi pour tenter de retrouver l'homme.

Mère coupable de négligence criminelle pour avoir laissé sa fille à un pédophile

Justice et faits divers

Mère coupable de négligence criminelle pour avoir laissé sa fille à un pédophile

Marie* a laissé son voisin de 58 ans, Carol Pelletier, entretenir une liaison qu’elle savait malsaine avec sa fille de 10 ans. La mère a été déclarée coupable de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles à son enfant.

L’histoire de Pelletier, un homme de Lotbinière condamné à six ans de pénitencier pour des gestes répétés d’agression sexuelle sur une enfant qu’il avait pris pour «conjointe», avait déjà énormément choqué.

Elle prend une dimension encore plus troublante lorsqu’on comprend que pendant plus de deux ans, la mère de la victime a laissé la relation se poursuivre et l’a facilitée, même si elle se doutait qu’il pouvait y avoir des échanges sexuels entre l’adulte et l’enfant.

Marie, mère de cinq enfants, a connu Carol Pelletier lorsqu’elle a emménagé en Mauricie à l’été 2015. L’homme était concierge de l’immeuble où la petite famille habitait. Sa fille de 10 ans s’est mise à passer le plus clair de son temps au logement de Pelletier, qui la nourrissait, l’habillait et l’aidait à l’école.

Pelletier a commis les premiers gestes d’abus sexuels sur l’enfant à l’automne 2015. Ils n’ont plus cessé jusqu’en avril 2018, allant des attouchements jusqu’à la relation sexuelle complète. L’enfant était très attachée à l’homme et n’a jamais dénoncé les abus.

Un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse à l’été 2016 a mené à une interdiction de contact entre Pelletier et l’enfant.

Marie a déménagé dans la région de Chaudière-Appalaches. Elle a laissé Pelletier continuer à visiter sa fille, recommandant à l’homme de se stationner plus loin pour éviter d’alerter la DPJ.

Carol Pelletier va finir par habiter près de chez Marie. Les abus sexuels se poursuivent, dans la chambre de l’enfant et dans la voiture de l’homme. À une occasion, Marie va reconduire sa fille à la voiture de Pelletier, garée sur le stationnement d’une meunerie, et va la rechercher une heure plus tard. 

Pelletier sera arrêté en avril 2018 après que la jeune sœur de la victime ait filmé des attouchements. Lorsque Marie a vu les images, elle a appelé la police.

La jeune victime, aujourd’hui une adolescente, a des difficultés comportementales et d’apprentissage. Elle souffre d’une grande anxiété, au point de s’arracher sourcils et cheveux.

Aveuglement volontaire

Marie, 30 ans, avait d’abord été accusée d’agression sexuelle par le biais de la complicité. La procureure de la Couronne Me Mélanie Dufour a finalement choisi de porter une accusation de négligence criminelle causant des lésions, estimant que la mère a fait preuve d’un grand aveuglement volontaire. «Madame a omis de protéger sa fille et a manqué à ses obligations, a noté Me Dufour. Un parent raisonnable placé dans cette situation n’aurait jamais permis ces contacts-là.»

Devant la cour, Marie a commencé par dire que si elle avait été témoin des abus sexuels, elle aurait dénoncé bien avant. «Trouviez-vous ça normal qu’un homme de 58 ans passe du temps dans la chambre d’une enfant de 10 ans?», insiste le juge Jean Asselin de la Cour du Québec. 

Marie va finalement admettre qu’elle avait des doutes sur la nature de la relation et plaider coupable à l’accusation de négligence criminelle.

Les représentations sur la peine auront lieu à l’automne.

La jeune victime est placée dans une autre famille depuis le début des procédures. Ce placement pourrait devenir permanent.

* Prénom fictif pour protéger l’identité de la victime.

Deux adolescents gravement blessés dans un accident à Rivière-du-Loup

Justice et faits divers

Deux adolescents gravement blessés dans un accident à Rivière-du-Loup

Deux adolescents ont été gravement blessés jeudi après une sortie de route à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’embardée s’est produite sur un chemin forestier un peu avant-midi près du chemin Taché Est.

Le véhicule des victimes est entré en collision avec un arbre selon la Sûreté du Québec.

Les deux adolescents ont été transportés dans un centre hospitalier et leur état était jugé critique jeudi soir.

Une enquête est en cours pour comprendre les circonstances de cet accident.

Collision mortelle impliquant un cyclomoteur à Québec

Justice et faits divers

Collision mortelle impliquant un cyclomoteur à Québec

Un homme dans la soixantaine est décédé à la suite d’une violente collision entre une voiture et un cyclomoteur sur le boulevard Henri-Bourassa à Québec jeudi soir.

Selon les informations d’Étienne Doyon du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), les policiers ont procédé à des manoeuvres de réanimation sur la victime, qui conduisait un cyclomoteur, lors de leur arrivée sur les lieux de l’accident. 

Le décès a été constaté lors du transfert de l’individu vers un centre hospitalier.

Quant au conducteur de l'automobile, il ne présentait pas de blessures apparentes.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident. Pour le moment, les enquêteurs écartent l’hypothèse d’un acte criminel. 

L’identité judiciaire était toujours sur les lieux de l’accident en fin de soirée. 

Les chefs de police recommandent de décriminaliser les drogues illicites

Justice et faits divers

Les chefs de police recommandent de décriminaliser les drogues illicites

OTTAWA — Les chefs de police du Canada estiment que la décriminalisation de la possession simple de drogues illicites constituerait la meilleure façon de lutter contre la toxicomanie et les surdoses, parfois mortelles.

L’Association canadienne des chefs de police propose plutôt d’améliorer l’accès aux soins de santé, aux traitements et aux services sociaux, afin d’éviter la judiciarisation des dépendances. Cette décriminalisation s’appliquerait aux personnes en possession d’une petite quantité de drogues illicites, pour leur consommation personnelle et non pour la revente.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a déjà légalisé l’usage récréatif du cannabis, pour garder la marijuana hors de la portée des mineurs et retirer ce marché des mains du crime organisé. La décriminalisation n’est pas synonyme de légalisation, comme pour la marijuana: la possession de drogues illicites demeurerait illégale, mais les peines pour possession de petites quantités («possession simple») seraient réduites, ou alors les condamnations criminelles seraient remplacées par des amendes ou d’autres types de sanctions.

«Le Canada demeure aux prises avec la crise du Fentanyl et les sources de drogues empoisonnées qui ont ravagé nos collectivités et emporté la vie de milliers de personnes», a rappelé jeudi le chef de la Police de Vancouver, Adam Palmer, président de l’association nationale. «Nous recommandons que l’application de la loi cède sa place à une approche intégrée, axée sur la santé, et fondée sur des partenariats entre la police, le secteur des soins de la santé et les divers ordres gouvernementaux.»

Les chefs de police soutiennent que des mesures de déjudiciarisation permettraient d’améliorer la santé et la sécurité des individus qui consomment de la drogue, tout en réduisant le crime contre la propriété, les récidives et la demande pour les drogues dans les rues. Ils demandent la création d’un groupe de travail national pour «explorer des réformes à la politique en matière de drogues», en modifiant notamment les sections du Code criminel qui portent sur la possession simple.

«Les efforts policiers et judiciaires doivent continuer à être dévoués au combat contre le crime organisé et à la perturbation du système d’approvisionnement en substances nuisibles dans nos communautés en ciblant le trafic de la drogue ainsi que la production et l’importation illégales de la drogue», rappellent les chefs de police.

Mais le rôle traditionnel des agents de première ligne «a fondamentalement changé, pour favoriser la réduction des méfaits lors des interventions auprès des toxicomanes ou des individus qui souffrent de maladies mentales», a soutenu le chef Palmer. «Très souvent, les policiers sont le premier contact et sont les intervenants qui aideront à orienter les individus vers les services et soins appropriés», a-t-il ajouté.

Les recommandations des chefs découlent des conclusions d’un comité spécial chargé en 2018 d’étudier la décriminalisation des drogues illicites et ses répercussions sur la santé publique et la police. Dans son rapport déposé ce mois-ci, le comité a recommandé des approches nouvelles et innovantes pour freiner les surdoses de drogues.

«À l’heure actuelle, les toxicomanes subissent des conséquences, y compris des casiers judiciaires, la stigmatisation, les risques de surdose et la transmission de maladies transmissibles par le sang, soulignait le comité. L’objectif est d’atténuer ces effets nuisibles en éliminant les sanctions pénales qui seraient remplacées par des interventions favorisant l’accès à des services de réduction des méfaits et à des services de traitement.»

L’Association canadienne des chefs de police représente 1300 directeurs de divers corps policiers du pays.

Une structure instable à l’origine de l’effondrement d’un viaduc en construction

Justice et faits divers

Une structure instable à l’origine de l’effondrement d’un viaduc en construction

L’effondrement partiel d’un viaduc en construction de l’autoroute Henri-IV l’été dernier a été causé par des lacunes dans la conception de l’échafaudage supportant la structure, conclut la CNEESST au terme de son enquête. Trois travailleurs avaient été blessés.

Le 22 août 2019, en pleine opération de coulage du béton, l’étaiement et le coffrage de la partie centrale du viaduc surplombant la rue Einstein se sont effondrés, entraînant cinq mètres plus bas les trois cimentiers-applicateurs qui travaillaient à ce moment à niveler le dessus de la structure.

Les trois travailleurs ont été conduits à l’hôpital pour y soigner diverses blessures. Cette portion du chantier a été fermée jusqu’au 2 octobre 2019, le temps que le maître d’oeuvre effectue des correctifs. 

Les enquêteurs de la CNESST évaluent que le viaduc en construction s’est partiellement effondré en raison de lacunes dans la conception de l’étaiement, ce qui a rendu la structure instable.

La CNESST transmettra à l’Ordre des ingénieurs du Québec les conclusions de cette enquête pour qu’il en informe ses membres.

Révision des plaintes d’agression sexuelle à Lévis aussi

Justice et faits divers

Révision des plaintes d’agression sexuelle à Lévis aussi

Le service de police de la Ville de Lévis aura lui aussi son comité de révision des dossiers d’agression sexuelle qui ont été fermés et déclarés non fondés ou non solutionnés.

Sur le comité d’examen, se joindront à la police lévisienne des intervenants du Directeur des poursuites criminelles et pénales, du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) et du Centre d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (CALACS).

Les membres du comité auront pour mandat de réviser le traitement, la fermeture, l’enquête policière réalisée ainsi que le respect des droits des victimes des dossiers d’agression sexuelle clos sans qu’il y ait d’accusation de portée.

Dans la foulée du mouvement #MeToo et s’inspirant des pratiques dans certains corps policiers américains comme celui de Philadelphie, la Sûreté du Québec et la police de Québec, notamment, ont mis sur pied au cours des dernières années des comités de révision des dossiers d’agression sexuelle classés comme non fondés.

À la SQ, environ 2000 plaintes étaient admissibles à une révision, couvrant une période d’environ cinq ans. La police de Québec disait elle avoir 365 plaintes, accumulées sur une période de cinq ans, susceptibles d’être révisées.

Au service de police de la Ville de Lévis, on affirme ne pas avoir un tel lot de plaintes à examiner de nouveau.

Depuis janvier, une lettre explicative est envoyée à chaque victime d’un dossier classé comme non fondé. Le SPVL y mentionne les conclusions de l’enquête ainsi que la procédure à suivre, le cas échéant, pour demander l’examen de son dossier par le comité de révision. 

Très peu de victimes ont fait une demande de révision depuis les derniers mois, précise Maxime Pelletier, porte-parole du SPVL.

Le comité s’attardera en priorité aux dossiers ciblés par une demande de révision d’une victime, mais également aux dossiers sélectionnés aléatoirement par le comité

Agressions et harcèlement: dénoncer sur les réseaux sociaux comporte des risques

Justice et faits divers

Agressions et harcèlement: dénoncer sur les réseaux sociaux comporte des risques

MONTRÉAL — La dénonciation faite sur Instagram par la chanteuse Safia Nolin contre Maripier Morin rappelle que les actes à caractère sexuel non désirés entre personnes de même sexe demeurent un sujet méconnu. Mais accuser sur un réseau social peut nuire à une victime si elle souhaite voir un jour une condamnation criminelle, prévient la directrice générale de la clinique Juripop. 

Safia Nolin a raconté mardi sur Instagram une soirée qui s’est déroulée en 2018.

À LIRE AUSSI: Accusée de harcèlement, Maripier Morin s’excuse auprès de Safia Nolin

À LIRE AUSSI: Accusée de harcèlement, Maripier Morin se retire de la sphère publique

Elle relate que la populaire animatrice l’a touchée, lui a mordu une cuisse en plus de lui tenir des propos sexuellement explicites et racistes. Maripier Morin a présenté des excuses pour son comportement, sans reconnaître les faits spécifiques rapportés par l’auteure-compositrice-interprète. Les allégations des deux femmes n’ont pas été testées devant les tribunaux.

Les agressions sexuelles entre personnes de même sexe demeurent un sujet méconnu en 2020, a expliqué en entrevue Me Sophie Gagnon, directrice de la clinique Juripop, qui se spécialise entre autres dans les violences sexuelles.

Les femmes sont moins crues parce que les gens ne conçoivent pas une agression par une autre femme - car elles ne sont pas considérées comme violentes - et les hommes qui se font agresser sexuellement par un autre homme se font dire qu’ils n’avaient qu’à se défendre, résume-t-elle en reprenant des préjugés bien ancrés.

Et en raison de cela, les victimes sont plus réticentes à porter plainte, ajoute-t-elle. Certaines ne font pas confiance au système du justice et ont peur d’y être mal traitées. Selon Statistique Canada, peu d’agressions sexuelles sont rapportées à la police au pays: il est estimé que seulement 5 % des victimes portent plainte.

Mais les crimes sexuels entre personnes de même sexe surviennent, et la clinique Juripop voit de plus en plus de cas, car elle s’efforce de rejoindre les membres de la communauté LGBT+. Récemment, l’ex-politicien André Boisclair a fait l’objet d’accusations criminelles pour une agression sexuelle dont aurait été victime un homme. Éric Salvail aussi.

Me Gagnon souligne qu’il n’y a pas que le viol qui constitue une agression sexuelle. La définition est simple: tout contact physique non consensuel à connotation sexuelle, a-t-elle expliqué.

Safia Nolin s’est servie d’Instagram pour dénoncer, comme on le voit de plus en plus.

Mais procéder par les réseaux sociaux comporte des risques, indique l’avocate, si une plainte à la police est envisagée.

Car dans un cas de harcèlement ou d’agression sexuelle, il n’y a souvent pas de témoin. Le fardeau de la preuve repose sur les épaules de la personne qui porte plainte.

Si celle-ci fait des déclarations avant le procès, l’avocat de la défense va se les procurer et s’en servir pour la contredire, et va les comparer pour faire état de différences entre les versions, afin de tenter de miner sa crédibilité, explique Me Gagnon.

Et cela peut compliquer le travail des policiers, disent ces derniers.

Mais Juripop respecte les choix de chacun, indique Me Gagnon. Pour certaines victimes, le processus judiciaire est l’avenue préférée, pour d’autres non.

«On considère que la personne qui est la mieux placée pour prendre des décisions, c’est la personne victime, c’est la survivante elle-même.»

Quant à porter plainte à la police, Safia Nolin n’en fait pas mention dans son message sur Instagram. Il se peut qu’elle choisisse de ne pas le faire.

Mais pour ceux et celles qui veulent que leurs agresseurs et harceleurs soient traduits en justice, Me Gagnon leur souligne, lors de consultations sur leurs droits et recours, les risques de faire des déclarations sur la place publique. Les procureurs de la Couronne font de même, dit-elle.

On se souvient qu’Alice Paquet, qui avait dénoncé le député Gerry Sklavounos pour agression sexuelle, avait vu toutes ses déclarations décortiquées sur la place publique. Les femmes qui ont témoigné au procès de l’animateur radio Jian Ghomeshi ont aussi vu leurs déclarations analysées au peigne fin. Pourtant, une victime peut décider à une occasion d’aller plus en détails qu’à une autre, pour toutes sortes de raisons.

En portant des accusations sur les réseaux sociaux, «en identifiant nommément les personnes, il y aussi des risques en matière d’atteinte à la réputation, de diffamation, qui peuvent survenir», ajoute la directrice de Juripop.

D’autre part, Me Gagnon a indiqué que de voir une personnalité connue dénoncer sur la place publique une agression par une personne du même sexe peut aider les autres qui ont vécu une situation similaire. Parfois, «ça crée un effet domino», dit-elle.

D’ailleurs, depuis lundi, les lignes téléphoniques de la clinique Juripop ne dérougissent pas.

Car depuis le début du mois de juillet, une nouvelle vague de dénonciation déferle au Québec: des allégations d’agressions et de harcèlement sexuels se multiplient contre des personnalités du web et du monde artistique.

Celles de Safia Nolin sont arrivées au même moment.

Juripop a même dû augmenter le personnel affecté à répondre à ces appels d’aide.

La clinique juridique offre des conseils juridiques gratuits et confidentiels, dans toutes les régions du Québec et dans différentes langues.

Et comme parfois la solution n’est pas juridique, l’avocate souligne que la clinique Juripop a des partenariats avec les CAVAC (Centres d’aide aux victimes d’actes criminels) et avec les CALACS (Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la violence faite aux femmes) pour offrir des services psychosociaux.

Alerte Amber: deux enfants de Lévis recherchés

Justice et faits divers

Alerte Amber: deux enfants de Lévis recherchés

Après plus d'une journée de recherche à pied, en VTT et en hélicoptère, la Sûreté du Québec (SQ) n’avait toujours pas retrouvé, tôt vendredi matin, deux enfants de Lévis qui auraient été enlevés par leur père et qui pourraient avoir été blessés dans une nébuleuse embardée sur l’autoroute 20 à Saint-Apollinaire.

Les fillettes, Norah Carpentier, 11 ans, et Romy Carpentier, 6 ans, manquent toujours à l’appel, plus de 36 heures après leur disparition. Le père, Martin Carpentier, 43 ans, considéré comme suspect dans cette affaire, est lui aussi recherché. Une alerte Amber a été déclenchée jeudi après-midi pour retrouver les enfants et leur père. 

Vers 20h30, mercredi, le père et ses filles ont été vus pour la dernière fois près d’un dépanneur du secteur de Saint-Nicolas, selon Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la SQ.

Vers 21h30, la présence d’un véhicule impliqué dans une embardée a été signalée en bordure de l’autoroute 20 à la hauteur du kilomètre 288. Selon une témoin directe, le conducteur aurait fait une embardée, puis aurait fait des tonneaux dans le terre-plein central, indique M. Bibeau.

Lorsque les policiers sont arrivés, il n’y avait personne dans la voiture. Les policiers ont fait des recherches pour voir si les occupants du véhicule n’auraient pas été éjectés. En vain.

Mercredi soir, en roulant près des lieux de l’embardée, un passant, Nicolas Boulianne, a vu la voiture et les policiers qui cherchaient sur le terre-plein. Il se souvient que la voiture était «pas mal bossée» et qu’il y avait «du gazon dans le muffler». Il n’a vu aucun occupant sortir de la voiture, une Volskwagen. 

Selon M. Bibeau, personne ne peut en ce moment confirmer qui et combien de personnes se trouvaient dans la voiture impliquée, qui appartiendrait à Martin Carpentier. 

Les enquêteurs vérifient plusieurs pistes, dont une où les enfants n’auraient pas été à bord de la voiture au moment de l’embardée et une où ils auraient été présents. «Ça fait partie des nombreuses hypothèses qui sont envisagées», dit Louis-Philippe Bibeau. 

Entre le moment où le père et les enfants ont été vus au dépanneur et l’embardée, «on a un délai d’une heure, souligne M. Bibeau. Qu’est-ce qui s’est produit dans cette heure-là ? On tente de le déterminer». 

La SQ cherche toujours des témoins qui auraient pu croiser les enfants et leur père durant cette période d’une heure. 

Toute la journée, jeudi, les policiers de la Sûreté du Québec ont fait des recherches dans les boisés près du lieu de l’embardée, avec des chiens renifleurs, en VTT et en hélicoptère. En parallèle, des enquêteurs ont rencontré l’entourage de Martin Carpentier pour établir son «historique personnel». 

À la lumière, notamment, du témoignage de la mère des enfants, les policiers ont eu des motifs de croire que les enfants avaient été enlevés par leur père, indique M. Bibeau. 

Tard jeudi soir, les recherches de la SQ se poursuivaient autour du lieu de l’embardée, dans Saint-Apollinaire et ses environs. 

La Sûreté du Québec demande aux gens du secteur de vérifier dans leurs cabanons, garages, chalets, roulottes, cabanes à sucre. «Il faut considérer que le ou les personnes qui se trouvaient dans le véhicule sont possiblement blessées en raison de l’impact», note Louis-Philippe Bibeau. 

Vendredi matin, des recherches exhaustives devaient reprendre dans cette région.

Norah Carpentier, 11 ans, est mince, mesure 1,57 m ( 5’2), porte une casquette blanche et des sandales Nike blanches. Romy Carpentier, 6 ans, mesure 0,91 m (3 pieds), porte un chandail rose, des boucles d’oreilles en forme de cœur argent et du vernis à ongles rouge.

Martin Carpentier, 44 ans, mesure 1,78 m ( 5’10»), père 59 kg (130 lbs), porte un t-shirt gris et des jeans, peut-être des lunettes. 

Avec La Presse canadienne

+

Trafic de drogue: une femme et un homme arrêtés à Port-Daniel

Justice et faits divers

Trafic de drogue: une femme et un homme arrêtés à Port-Daniel

La Sûreté du Québec (SQ) a intercepté deux individus qui transportaient des stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, samedi soir, dans le secteur de Port-Daniel, en Gaspésie. Les policiers ont saisi plus de 55 grammes de cocaïne dans le véhicule. 

Le véhicule a été intercepté sur la route 132 à Port-Daniel vers 3:45, le 4 juillet. Les deux occupants, un homme de 26 ans de Port-Daniel et une femme de 33 ans de Varennes, ont été arrêtés pour possession de cocaïne aux fins de trafic. 

L’enquête de la SQ semble démontrer qu’il s’agit d’individus arrivant de la région de Montréal qui avait l’intention d’écouler leurs stupéfiants en Gaspésie. Ils ont été transportés au poste afin d’être interrogés et ont par la suite été libérés avec promesse de comparaître. 

C’est une information du public qui a permis à la SQ de déclencher une enquête, menant à ces arrestations.       

Cinq arrestations pour facultés affaiblies

Au cours des dernières semaines, les policiers de la SQ du poste MRC Rocher-Percé ont mené de nombreuses opérations, notamment en ce qui a trait à la conduite avec les facultés affaiblies. 

Entre le 19 juin et le 1er juillet, cinq conducteurs ont été interceptés alors qu’ils avaient les facultés affaiblies, dont 4 d’entre eux, par la drogue.

Conduite avec facultés affaiblies: trois blessés aux Îles-de-la-Madeleine

Justice et faits divers

Conduite avec facultés affaiblies: trois blessés aux Îles-de-la-Madeleine

Une embardée a fait trois blessés, dont deux graves, mercredi soir, à Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine. Le conducteur a été arrêté et pourrait devoir faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies.

Les trois occupants du véhicule ont été transportés en centre hospitalier à la suite de l’accident, vers 19h30, mercredi. L’embardée s’est produite à la jonction de la route 199 et du chemin du Cap rouge.

Le conducteur et un passager ont subi des blessures majeures, mais on ne craint pas pour leur vie. Le deuxième passager s’en serait sorti avec des blessures légères.

Le conducteur, un homme dans la quarantaine de Sept-Îles, était sous l’influence de l’alcool. Il a été arrêté par la Sûreté du Québec. Il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies une fois que les analyses auront déterminé son taux d’alcoolémie au moment de l’impact.