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Justice

Le Guam - Épisode 1/3 [BALADO]

Aujourd’hui, le USS Guam dort au fond de l’océan Atlantique, au large de la Caroline du Sud, après avoir servi de cible d’entraînement. En 1991, le porte-hélicoptères était encore un fleuron de la marine américaine. Sa visite à Québec allait changer pour toujours la vie d’une adolescente de 12 ans.

Je l’ai appelée Sophie. Ce n’est pas son vrai nom. Comme vous allez l’apprendre en écoutant les trois épisodes de notre nouveau balado judiciaire Le Guam, Sophie était et reste une victime.

J’avais 15 ans à l’époque de l’événement du Guam. Je ne lisais les journaux que de façon détachée.

J’ai donc appris l’histoire en lisant les reportages de mon ancien collègue Richard Hénault, dans les archives du Soleil. Puis, en épluchant minutieusement les notes sténographiques des procédures judiciaires. Salutations à Éric Vaudreuil du service des archives du palais de justice de Québec qui a gardé mes deux précieuses boîtes près de son bureau, au sous-sol du palais de justice, pendant plus de neuf mois.

Ceux qui ont écouté notre premier balado judiciaire Le Meurtrier gentleman connaissent la démarche : je suis retournée voir les «acteurs» — je n’aime pas le mot — de l’histoire pour recueillir leurs souvenirs, mais surtout leurs réflexions, plus de 28 ans après cette histoire si marquante pour beaucoup de gens.

Vous aurez notamment l’occasion d’entendre une entrevue avec un juge de la Cour d’appel, Claude C. Gagnon, nouvellement retraité, qui a mené la défense dans le procès. Remerciements sincères à tous les intervenants pour leur temps et leur gentillesse.

Pourquoi une histoire marquante, le Guam? Par la vulnérabilité de la victime, bien sûr. Mais aussi pour tout ce qu’elle nous apprend des bases de notre système judiciaire, de l’importance de condamner la bonne personne pour le bon crime.

De nombreux talents

Le Guam n’aurait jamais pu devenir une réalité sans le talent de Marlène Bordeleau, coordonnatrice de production à CKIA, partenaire du Soleil dans notre série de balados. Marlène est d’une efficacité redoutable et a un flair pour trouver des ambiances sonores qui collent parfaitement à l’histoire. Elle a aussi trouvé notre «juge» narrateur, Richard Martineau, que je remercie. Rappelez-vous que toute erreur technique dans les prises de son est entièrement celle de la journaliste de presse écrite (moi!), Marlène n’y est pour rien!

Le Guam a aussi pu avoir le bonheur, à nouveau, de compter sur la sensibilité et la créativité de l’illustratrice de Québec, Hélène Bernier (Hbé). Tout comme pour Le Meurtrier gentleman, Hélène a utilisé une technique exigeante, le scratchboard, pour donner une image à ma Sophie.

Un énorme merci à Radio-Canada pour nous avoir fourni des extraits sonores des reportages de l’époque.

Un merci final au directeur général et responsable du numérique au Soleil, Gilles Carignan, pour ses encouragements et ses avis éclairés.

Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne écoute. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions au imathieu@lesoleil.com

Les trois épisodes du balado Le Guam sont diffusés le 31 mars, le 1er et le 2 avril. 

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Le Guam

  • Texte, recherche et narration: Isabelle Mathieu
  • Réalisation et montage: Marlène Bordeleau
  • Voix supplémentaires: Richard Martineau, Gabrielle Morissette
  • Musiques: Dan Bodan, Myuu, Hovatoff, VYEN
  • Illustration: Hbé

Justice et faits divers

Coups de feu sur Pie XI

La police de Québec a ouvert une enquête à la suite d’au moins un coup de feu tiré sur un véhicule dimanche soir sur le boulevard Pie XI à Val-Bélair.

Le central 911 a reçu un appel vers 19h37 «mentionnant qu’un individu aurait tiré avec une arme à feu et qu’il aurait quitté à la course dans le stationnement situé au 1177, boulevard. Pie XI», explique le service de police de Québec. L’adresse correspond à l’entreprise Canac.

Une fois sur place, les policiers ont interpellé trois individus près du véhicule, explique la relationniste Sandra Dion. «Ils ont mentionné ne pas avoir entendu de coup de feu et ils n’ont pas été très collaboratifs lorsque les agents posaient des questions», poursuit-elle.

Un impact de projectile était visible sur l’une des vitres du véhicule. Un autre impact a été observé sur le commerce. Les policiers ont effectué du ratissage dans le secteur avec le maître-chien pour tenter de retracer l’individu à l’origine du ou des coups de feu, sans succès.

Une des trois personnes interpellées a été arrêtée pour possession simple de cannabis. Elle a été libérée avec promesse de comparaître. L’enquête se poursuit.

Justice et faits divers

Justice: seulement les urgences au moins jusqu’au 31 mai

Le palais de justice de Québec est vide ou presque. Et il le restera au moins jusqu’au 31 mai.

Les avocats de la défense ont obtenu un avis mardi leur indiquant que seules les causes urgentes seront entendues jusqu’au 31 mai et, dans la très vaste majorité, par visioconférence ou par téléphone. 

«C’était un peu la panique quand on a reçu ça, témoigne MDominique Cantin, porte-parole de l’Association des avocats de la défense de Québec. On espérait pouvoir traiter les dossiers déjà fixés à la fin avril, début mai. Là, on se demande vraiment comment on va faire pour arriver quand ça va reprendre...»

Cette date vaut pour la chambre criminelle de la Cour du Québec. Mais elle donne un bon indice de la durée anticipée de la pause actuelle...

Depuis le 13 mars, des centaines de causes criminelles, pénales et civiles à travers la province ne procèdent plus et sont reportées à des dates ultérieures. Un raz-de-marée d’arrêt des procédures n’est pas à craindre; les délais ont été suspendus dans à peu près tous les secteurs.

Les procureurs de la Couronne et les juges font preuve de souplesse, observe l’avocate de la défense. Aucun client n’est mis en mandat d’arrestation parce qu’il ne se présente pas au palais de justice; la poursuite consent à l’absence pour le moment pour réduire les gens dans les palais. Dans chaque salle d’audience, le nombre total de personnes ne doit pas dépasser dix. 

Les comparutions continuent de se faire ainsi que les enquêtes sous remise en liberté. L’Établissement de détention de Québec a ajouté en catastrophe des salles de visiocomparution pour desservir les palais de justice de Québec, Montmagny et Saint-Joseph de Beauce en plus des cours municipales, notamment.

Techniquement, un procès criminel pourrait se tenir en visiocomparution. Mais il n’y en a aucun de prévu pour le moment. 

En matière civile ou pour les autorisations de soins en santé mentale, les causes procèdent dans la grande majorité des cas grâce au téléphone.

Les greffes sont encore ouverts, avec un minimum de personnel. Plusieurs employés s’inquiètent de la manipulation des documents qui arrivent de l’extérieur. 

Les accusés qui s’attendaient à avoir un procès cet été ne l’auront pas, au mieux, avant l’automne, estime Me Dominique Cantin. 

Pour beaucoup d’avocats de la défense, surtout ceux en début de pratique, l’insécurité financière pointe. Avec le système d’aide juridique qui roule au ralenti, la facturation sera retardée pour de nombreux avocats de pratique privée.

Recentrer les débats

La pandémie de COVID-19 risque-t-elle de paralyser un système judiciaire déjà embourbé à plusieurs niveaux et aux prises avec des problèmes de délais?

La juge en chef de la Cour du Québec Lucie Rondeau ne nie pas que le défi sera immense. Elle n’aura pas le double de juges, ni le double de salles d’audience pour rattraper le temps perdu.

Elle peut toutefois imaginer qu’après quelques semaines ou mois d’interruption, les parties sauront réévaluer les litiges. «Les personnes qui étaient en conflit vont devoir se demander «où en sommes-nous avec le litige?» fait valoir Mme Rondeau. Pour certains, ils seront dans la résolution du conflit, pas nécessairement à préparer un procès.»

La juge en chef souhaite aussi que lorsque des litiges seront entendus, les parties se centrent sur la question, sur la mésentente plutôt que d’invoquer des délais de nature procédurale.

Les moyens technologiques et les nouvelles procédures à distance, mises en place depuis les derniers jours par le ministère de la Justice, viendront aussi donner un coup de main, croit la juge en chef.

D’ici là, la juge en chef dit veiller à ce qui procède en urgence procède de façon adéquate, dans le respect des droits des gens, malgré l’urgence sanitaire. «Et dans un deuxième temps, on travaille à comment élargir les services judiciaires pour que ça puisse procéder sur le fond à distance», assure-t-elle.

Le plus grand défi de tous

La Cour supérieure s’est aussi adressée à tous les avocats pratiquant dans la division de Québec. Dans sa lettre, la juge en chef associée Catherine La Rosa indique que jusqu’à maintenant, toutes les demandes urgentes qui ont été acheminées ont pu être entendues ou le seront. 

La Cour supérieure travaille aussi à élaborer des nouveaux processus pour la suite de la période de confinement. La juge La Rosa demande l’aide des avocats pour simplifier les processus afin que le plus grand nombre de justiciables aient accès à la justice en cette période trouble. «La communauté juridique est confrontée à l’un des plus grands défis auxquels elle a dû faire face, écrit la juge La Rosa. Nous devons ensemble plus que jamais faire preuve d’innovation et d’adaptation afin de répondre aux besoins des justiciables.»

Justice et faits divers

La police de Québec reste en mode «surveillance»

Alors que la police de Montréal a décrété l’état d’urgence, celle de Québec ne juge pas nécessaire de monter d’un cran sa capacité opérationnelle. Pour le moment, du moins.

Depuis lundi, les patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal effectuent des quarts de travail de 10 à 12 heures, ils pourraient travailler pendant les congés et des vacances pourraient être annulées, écrit La Presse

Dans la capitale, la situation est bien différente. «Présentement, notre capacité opérationnelle n’est pas un enjeu», soutient l’agent Étienne Doyon du service des communications de la police de Québec.

Ça n’empêche pas la police de «surveiller de près» ce qui se passe, précise-t-il. On l’a d’ailleurs vu en fin de semaine. Des patrouilleurs sont intervenus «à une dizaine de reprises au cours de la nuit» de samedi à dimanche pour des rassemblements interdits. En fin de journée, dimanche, une autre intervention s’est déroulée au restaurant-bar La Bourgeoise de Charlesbourg à la suite d’une autre dénonciation citoyenne.

«Il y a des scénarios préparés de manière hypothèque. Pour l’instant, il n’y a aucune modification d’horaire, aucun rappel de congé ou annulation de vacances», explique le policier.

L’application des mesures gouvernementales pour prévenir la propagation de la COVID-19 se fait dans une approche collaborative, précise-t-il encore. «C’est la philosophie du service. Nous ne sommes pas dans une approche coercitive.»

M. Doyon ne pouvait dire lundi combien d’appels ont été faits au service de police pour dénoncer des rassemblements illégaux.

Justice et faits divers

Agression à l'arme blanche en basse-ville de Québec [PHOTOS] 

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a été interpellé lundi concernant une agression à l’arme blanche dans une résidence du quartier Saint-Sauveur, en basse-ville de Québec.

Les événements se sont déroulés près de la rue Carillon, à l’intersection de la rue Louis-Falardeau.

Selon des informations non-confirmées par le SPVQ, un patient d'un centre de réadaptation psychosociale aurait commis une tentative de meurtre sur une infirmière de l'établissement.

«À l'arrivée des policiers, ils ont constaté que la victime présentait des blessures par arme blanche», explique le porte-parole du SPVQ, David Pelletier. Au moment de son transport vers un centre hospitalier, les services d’urgence craignaient pour la vie de la victime, une «jeune adulte». 

Un périmètre a été érigé sur les lieux et l'unité canine et l'unité des crimes graves ont été mises à profit pour faire la lumière sur les circonstances entourant l'événement. 

Fuite

Le suspect a ensuite pris la fuite, en direction de l’est. Environ une heure plus tard, les autorités ont retrouvé son corps inanimé, près des boulevards des Chutes et Sainte-Anne, à Beauport. 

Le SPVQ précise que «selon les premières constatations, rien ne laisse croire qu'un acte criminel est lié à son décès».

Toujours selon les informations du Soleil, le suspect aurait fait un saut du haut d’un viaduc du boulevard des Chutes et serait mort sur le coup. 

Vous ou vos proches avez besoin d’aide? Téléphonez au 1 866 APPELLE (277-3553).

Justice et faits divers

Rassemblements interdits: la police de Québec intervient après des dénonciations [PHOTOS]

La police de Québec est intervenue en fin d’après-midi dimanche au restaurant-bar La Bourgeoise de Charlesbourg parce que l’établissement ne respectait pas les consignes interdisant les rassemblements pour lutter contre la propagation du coronavirus. Une quinzaine de voitures pouvaient être vues dans le stationnement.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est intervenu pour faire cesser les activités en cours dans le restaurant-bar de la 1re Avenue après un signalement citoyen. 

Selon le lieutenant Yanick Berrouard, la situation est le produit d’un malentendu puisque l’interdiction de fermer totalement les salles à manger prend effet à minuit ce soir, même si la consigne interdisant les rassemblements était déjà en vigueur.

Tout s’est déroulé dans la collaboration, souligne le lieutenant. Les clients qui mangeaient au restaurant ont pu terminer leur repas. À 18h, le SPVQ a quitté les lieux pour répondre à un autre signalement.

Le lieutenant mentionne que la police reçoit beaucoup de signalements de la part de citoyens.

10 interventions en une seule nuit

Dans la nuit de samedi à dimanche, moins de 24 heures après l’annonce du gouvernement provincial que tout rassemblement intérieur et extérieur était désormais interdit, la police de Québec a déjà dû intervenir «à une dizaine de reprises au cours de la nuit».

Les interventions ont, là aussi, été déclenchées après des «dénonciations citoyennes», explique Étienne Doyon, sergent intérimaire aux communications du SPVQ. Il souligne que les interventions «se sont bien déroulées dans l’ensemble et que les policiers ont obtenu une bonne collaboration de la majorité des citoyens interpellés». Le SPVQ rappelle que, présentement, son approche est «orientée vers la prévention et la collaboration des citoyens afin de préserver la sécurité du public». 

Justice et faits divers

Rassemblements interdits: la police de Québec intervient dix fois en une nuit

Moins de 24h après l’annonce du gouvernement provincial que tout rassemblement intérieur et extérieur était désormais interdit, les policiers de Québec ont déjà dû intervenir «à une dizaine de reprises au cours de la nuit» dernière.

Les interventions ont été déclenchées par des «dénonciations citoyennes», explique Étienne Doyon, sergent intérimaire aux communications du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Il souligne que les interventions «se sont bien déroulées dans l’ensemble et que les policiers ont obtenu une bonne collaboration de la majorité des citoyens interpellés.»

Le SPVQ rappelle que son approche actuelle est «orientée vers la prévention et la collaboration des citoyens afin de préserver la sécurité du public.»

Justice et faits divers

Perquisition de cannabis illicite et de stupéfiants dans une résidence de Lac-Beauport

Une perquisition dans une résidence de Lac-Beauport a permis aux enquêteurs de la police de Québec de saisir 44 livres de cannabis illicite en plus d’autres stupéfiants, le jeudi 19 mars dernier.

Par l’entremise du programme ACCES Cannabis, les enquêteurs du SPVQ «ont procédé à l’arrestation d’un homme de 29 ans et une femme de 42 ans» pour vente et distribution de cannabis illicite et «possession d’autres substances en vue d’en faire le trafic», indique le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dans un communiqué publié 

En plus du cannabis illicite, les enquêteurs ont perquisitionné 750 grammes de cocaïne, 1450 grammes de haschich, 5000 comprimés de métamphétamine et 138 760 dollars en devise canadienne dans la résidence du suspect à Lac-Beauport.

Après avoir été interrogées, les deux personnes ont été libérées par voie de sommation.

«L’enquête se poursuit. Celle-ci est réalisée dans le cadre d’une action concertée mise en place à l’automne 2018 par le gouvernement du Québec et coordonnée par le ministère de la Santé publique», communique la SPVQ. «L’objectif de cette action vise notamment la répression d’approvisionnement du cannabis illicite sur le marché québécois, particulièrement chez les jeunes.»

Justice et faits divers

Eau contaminée à Shannon: la Cour suprême saisie par le fédéral

Le combat de l’eau contaminée à Shannon pourrait se poursuivre jusqu’en Cour suprême. Le gouvernement fédéral demande au plus haut tribunal canadien de réviser la décision qui accorde 200 millions $ en dommages aux citoyens et, dit-il, menace d’engendrer une avalanche de poursuites environnementales.

Le 17 janvier, après environ 20 ans de démarches judiciaires, la Cour d’appel du Québec a donné raison à un regroupement de citoyens de Shannon, petite municipalité en banlieue nord-ouest de Québec, qui réclamaient des dommages aux autorités de la base militaire de Valcartier pour avoir contaminé leurs puits avec le rejet dans le sol de TCE, un dégraissant industriel.

La Cour d’appel condamne les défendeurs, le Procureur général du Canada, GD-OTS et Société Immobilière Valcartier à verser des indemnisations à environ 3000 résidents, divisés en différents sous-groupes, exposés au TCE sur une période de cinq ans, de l’année 1995 jusqu’en 2000.

La Cour d’appel a rejeté le lien de causalité entre les cancers dans la population et la présence de TCE dans l’eau. Mais elle a estimé que les autorités fédérales ont commis plusieurs fautes au fil des ans. Des exemples? Ne pas avoir corrigé le système de gestion des déchets liquides en temps opportun, avoir omis de tenir compte d’une analyse d’eau potable en 1995 et pour ne pas avoir révélé la présence de TCE lors des négociations pour la cession de ses infrastructures d’aqueduc à la municipalité en 1999.

Milliers de sites

Le Procureur général du Canada, qui représente les autorités de la base militaire et la compagnie privée qui a acquis une partie des terrains, a déposé mardi sa demande d’autorisation pour être entendu en Cour suprême.

Le PGC estime que le jugement Shannon, s’il est maintenu, pourrait avoir un «effet paralysant» sur les activités gouvernementales et fait apparaître le spectre d’une responsabilité indéterminée. Sans compter la grande incertitude née depuis le jugement chez les industries et commerces, ajoute le PGC.

«Il existe des milliers de sites à travers le pays contenant des matières contaminées, produits d’une époque où les pratiques, les normes et les connaissances n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, fait remarquer le PGC. La décision menace d’engendrer une avalanche de poursuites découlant d’une responsabilité indéterminée pour les pratiques passées de gestion des matières résiduelles, peu importe que celles-ci respectaient les usages ou normes réglementaires applicables à l’époque et qu’elles n’ont pas, en fin de compte, exposé la population à un risque significatif pour sa santé.»

L’usine de munitions où était utilisé le TCE a ouvert à la fin des années 1940. La présence de TCE dans l’eau potable à Valcartier a été découverte seulement en 1997, dit le PGC. Les autorités de santé publique ont été avisées aussitôt. Personne n’a soulevé un problème ni anticipé une contamination à l’extérieur de la base militaire, dit-on dans la requête en autorisation. Le préjudice n’était pas prévisible, affirme le gouvernement fédéral.

La décision de la Cour d’appel mène à une situation sans issue pour l’État, estime le PGC. D’un côté, la Cour reproche au gouvernement fédéral de ne pas avoir informé la population en temps opportun et de l’autre, elle le rend responsable des craintes ressenties par la population une fois celle-ci dûment informée de la situation.

Le gouvernement du Canada demande à la Cour suprême de trancher la question à savoir si, comme c’est le cas dans Shannon, des dommages moraux peuvent être accordés à des individus pour la seule crainte d’une exposition à un contaminant, sans égard à la question de savoir si cette crainte est objectivement bien fondée.

Sinon, les impacts pourraient être lourds, croit le PGC. «La décision de la Cour d’appel risque d’entraîner non seulement une recrudescence de demandes en justice non fondées, mais pourrait aussi mener à une situation paradoxale où des croyances irrationnelles peuvent être, en quelque sorte, «récompensées» dès lors qu’elles sont partagées par un certain nombre de personnes», déplore le PGC.

Les citoyens de Shannon à l’origine du recours collectif auront l’occasion de répondre aux arguments du fédéral dans leur mémoire à la Cour suprême. 

Justice et faits divers

La justice au ralenti

MONTMAGNY — Olivier Cloutier-Gaumond était peut-être le dernier détenu à être amené physiquement en salle d’audience mercredi matin, au palais de justice de Montmagny. Tous les autres comparaîtront par visioconférence. Il aura été déplacé pour rien. Son dossier, comme des milliers d’autres, a aussi été reporté.

Lundi, l’avocat de Cloutier-Gaumond a annoncé que son client souhaitait plaider coupable à trois accusations : introduction par effraction, tentative de meurtre et voies de fait graves sur une ex-conjointe. La violente agression à coups de marteau est survenue dans une résidence de Buckland dans Bellechasse en décembre 2018.

La défense et la Couronne se sont entendues sur un résumé des faits commun et entendaient demander un rapport pour éclairer la cour sur la peine à imposer.

Le juge Sébastien Proulx de la Cour du Québec a accepté de reporter la cause à mercredi, pour un plaidoyer de culpabilité.

Le détenu a été amené au palais de justice de Montmagny. Les parents, le frère et la sœur de la victime étaient aussi présents, dans un édifice quasi vide. La victime, gravement blessée durant l’agression, était absente, retenue par un rendez-vous médical en lien avec ses blessures.

Le public est exclu des salles d’audience depuis lundi. La famille de la jeune femme s’est donc installée dans une autre salle, reliée par visioconférence à la salle d’audience.

Dans la salle d’audience, outre un agent de sécurité et la journaliste du Soleil, il y a seulement le juge Proulx, sa greffière, une huissière, le procureur de la Couronne et deux avocats de la défense. L’un d’eux s’est fait suggérer de déléguer ses prochains dossiers à un collègue, pour éviter que trop d’avocats viennent au palais. Tout le monde se tient à bonne distance les uns des autres.

L’audience peut commencer. Mais elle n’aura pas lieu. En deux jours, la situation a encore évolué. Très peu de causes ont procédé à Québec comme ailleurs. La consigne est la même pour tous; reporter. «Je sais que c’est un dossier qui date, j’en connais l’historique. J’ai à cœur la situation de la victime et je suis conscient que monsieur est détenu, dit le juge Sébastien Proulx. Je dois considérer l’état de crise sanitaire et je suis dans l’obligation de reporter ce dossier-là aussi.»

Ajouts de liaison vidéo

Dans les différents palais de justice, les équipes de soutien technologique travaillent à mettre en place des liaisons vidéo sécurisées pour que les causes urgentes puissent continuer à procéder, par exemple en matière de garde d’enfant ou de placement en protection de la jeunesse. Il faut notamment relier les salles d’audience avec des cabinets d’avocats.

Rare bonne nouvelle dans cette crise, le virage numérique se fait, nous dit-on, en accéléré depuis quelques jours dans le petit monde de la justice québécoise pour éviter le plus possible les déplacements des intervenants.

Tous les protocoles n’ont pas encore été ajustés. Que faire avec les policiers qui se présentent dans les bureaux des juges de paix pour obtenir des mandats? Qu’est-ce qui peut et qui doit se faire par téléphone?

Une équipe réduite de juges s’affairent à trier les urgences, tant en matière civile que pour les cas d’ordonnances visant à donner des soins à des gens aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Les comparutions se poursuivent en chambre criminelle, tant chez les adolescents que chez les adultes. Depuis lundi, les dossiers criminels sont remis à la fin mai et aux jours suivants.

Justice et faits divers

Un violent incendie touche un immeuble de Limoilou

Un incendie a éclaté dans un immeuble résidentiel de Limoilou mardi matin. Une dizaine de personnes ont dû être évacuées. 

Le triplex situé au coin de la 2e Avenue et de la 8e Rue a été durement touché, juste en face de l’École de cirque de Québec. Les immeubles voisins ont aussi subi quelques dommages.

Vers 8h15, les pompiers ont été alertés par un citoyen qui marchait dans la ruelle derrière le logement. Il voyait le feu jaillir d’un balcon. 

À leur arrivée, les pompiers du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) ont procédé à l’évacuation des résidents du triplex, ainsi que d’autres logements autour. Finalement, deux hangars collés avaient propagé l’incendie sur six logements, et un garage.

Le feu était éclaté à l’arrière de l’immeuble de deux étages, plus de 80 pompiers ont combattu les flammes.

Certains citoyens pourront regagner leur logement, alors que d’autres seront pris en charge par la Croix Rouge ou seront relocalisés chez des proches. 

L’École de cirque de Québec a permis aux résidents évacués de se réfugier à l’intérieur de leur église. 

Une femme âgée a été transportée par ambulance, incommodée par la fumée. On ne craint pas pour sa vie.

L’alimentation en électricité dans le secteur a dû être interrompue par Hydro-Québec. Jusqu’à 1 300 logements ont été privés d’électricité pendant une bonne partie de la journée.

Dans le contexte d’isolation en prévention de la COVID-19, les pompiers doivent porter des gants, des masques et des lunettes lorsqu’ils interagissent avec les citoyens. 

«Dans une situation d’urgence comme celle-là, après l’intervention on s’informe s’ils étaient contaminés ou en quarantaine parce qu’ils reviennent de voyage. Pour l’instant, je n’ai pas eu l’information que c’était le cas», indique le porte-parole du SPCIQ, Alexandre Lajoie.

Une enquête est en cours afin de connaître l’origine de l’incendie. 

Justice et faits divers

Une collision frontale tue deux personnes à Rimouski

MONTRÉAL — Deux personnes ont perdu la vie à la suite d’un face à face survenu dans la nuit de vendredi à samedi à Rimouski.

Selon la sergente Hélène Nepton, du service des communications de la Sûreté du Québec, les policiers de la MRC de Rimouski ont été appelés à se rendre au km 608 de l’autoroute 20 à Rimouski, vers 2 h 45, pour une collision frontale entre un véhicule et un camion-cube.

Les deux jeunes adultes qui prenaient place à bord du véhicule ont été transportés vers un hôpital, où leur décès a été constaté. Le conducteur du camion-cube n’a subi que des blessures légères.

Selon les premières informations qui ont été recueillies, une perte de contrôle du conducteur du véhicule pourrait être à l’origine de l’accident.

La région de Rimouski avait été frappée vendredi par une perturbation qui a laissé environ 15 centimètres de neige, selon le site internet de Météo Média.

Les deux victimes viennent de la région de Rimouski mais leur identité n’a pas été révélée.

Sens inverse

Presque au même moment, soit vers 2 h, les policiers du poste autoroutier de Montréal ont été appelés à se rendre au km 83 de l’autoroute 40 en direction Est pour une autre collision frontale.

Selon les premières informations, un véhicule serait entré sur l’autoroute 40 en sens inverse avant de percuter un autre véhicule.

Le conducteur fautif âgé de 27 ans et originaire de Montréal, aurait été blessé gravement et on craindrait pour sa vie, selon la sergente Nepton. L’autre conducteur a subi des blessures qui ne mettent pas sa vie en danger.

On ignore ce qui a pu inciter le conducteur à emprunter l’autoroute en sens inverse.

L’autoroute a été ouverte vers 6 h.

Justice et faits divers

Meurtre à Sainte-Anne-des-Monts: un troisième suspect arrêté

Un troisième suspect a été arrêté en lien avec le meurtre de Maxime Dugas Lepage, survenu en janvier à Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie. Il s’agit de Carl Lévesque, 41 ans, de Sainte-Anne-des-Monts.

Les policiers du service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont procédé à son arrestation mercredi à son domicile situé sur la 1re Avenue Ouest à Sainte-Anne-des-Monts. Il a ensuite comparu le même jour au palais de justice de l’endroit, où il a été accusé de complicité après le fait. 

L’accusation portée contre ce troisième suspect s’ajoute à celles de Steve Lévesque, 46 ans de Mont­réal, et de Maxime Labrie, 29 ans de Rimouski, pour des chefs respectifs de meurtre au deuxième degré et de complicité après le fait. Originaires de Sainte-Anne-des-Monts, les deux individus avaient été arrêtés à Rimouski le 27 janvier, puis accusés le même jour au palais de justice de l’endroit. Les deux coaccusés ont brièvement comparu le 24 février devant le juge Jules Berthelot, où les dates de leur enquête préliminaire ont été fixées aux 8, 9 et 10 juin. D’ici là, les deux hommes demeurent détenus.

Quelques jours avant l’arrestation des suspects, Maxime Dugas Lepage avait d’abord été porté disparu, ce qui avait d’ailleurs donné lieu à un vaste déploiement policier lors duquel des perquisitions avaient été effectuées dans deux résidences de Sainte-Anne-des-Monts. Les enquêteurs ont amassé suffisamment de preuves pour conclure au meurtre de l’homme de 27 ans. Cependant, son corps demeure toujours introuvable. Toutes les informations en lien avec ce dossier peuvent être communiquées de façon confidentielle à la centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Justice et faits divers

Incidents aux télécabines: le Mont-Saint-Anne de retour à la case départ

Au lendemain d’un deuxième incident en trois semaines aux télécabines, les dirigeants du Mont-Sainte-Anne n’avaient aucune idée de la cause de l’arrêt brusque qui a blessé légèrement des skieurs.

«On est surpris par ce qui se passe, je n’ai pas d’explication précise, a dit Maxime Cretin, vice-président et directeur général du Mont-Sainte-Anne, jeudi, en conférence de presse. On est déterminé à recommencer à la base. On va diligenter une enquête à nouveau pour réanalyser le tout. On est de retour à la case départ. Les ingénieurs et les experts vont recommencer à la base.»

Après l’incident du 21 février, le Mont-Sainte-Anne avait assuré que ni un bris mécanique, ni une intervention humaine, ni une erreur opérationnelle n’avait provoqué l’accident. Il s’agissait plutôt d’une baisse de tension électrique indépendante de son contrôle, estimait la station de ski.

M. Cretin note une ressemblance entre cet incident et celui de mercredi. «Il y a eu une oscillation des cabines et du câble à nouveau», dit-il. «On a un creux de tension, donc ça ressemble vraiment à la même cause, le même facteur explicatif, même s’il faudra le déterminer», ajoute-t-il. 

Le vice-président et directeur général du Mont-Saint-Anne affirme qu’après le premier incident, un dispositif a été mis en place afin qu’en cas d’un nouveau creux de tension, la remontée mécanique «s’arrête simplement». «Avec ce qu’on a observé hier [mercredi], ce n’est pas ce qui s’est passé.»

M. Cretin affirme qu’après l’incident du 21 février, toutes les inspections réalisées par les experts du manufacturier, sous la supervision des autorités, avaient conclu que la télécabine était sécuritaire et conforme. Il ajoute que la réouverture du 1er mars avait été autorisée. 

Évacuation

Mercredi, 32 personnes qui étaient à bord des télécabines ont été évacuées après un arrêt brusque. Une personne a été transportée par ambulance. Il n’y a eu aucun blessé majeur. 

Le 21 février, il y a un peu moins de trois semaines, un arrêt brusque de la remontée mécanique avait fait 21 blessés. Des vitres des cabines s’étaient notamment brisées. 

Le 2 mars, un homme de Gatineau a demandé la permission d’exercer une action collective pour faire indemniser tous les skieurs victimes de cet arrêt d’urgence des télécabines.

Justice et faits divers

Une femme de 60 ans roule sur son ex-conjoint

Au volant de sa voiture, une femme dans la soixantaine a roulé sur un homme qui serait son ex-conjoint, jeudi sur l’avenue du Cénacle à Beauport.

L’homme, lui aussi dans la soixantaine, a subi des blessures aux membres supérieurs du corps, mais sa vie n’est pas en danger. 

La femme a quant à elle été arrêtée pour agression armée et conduite dangereuse.

«On verra si des accusations sont portées. La femme a bien roulé sur l’homme, mais les circonstances de l’accident demeurent inconnues», précise Pierre Poirier, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Selon nos informations, qui ne sont pas confirmées par la police, une querelle entre les ex-amoureux aurait mal tourné. L’homme se serait agrippé au véhicule de la femme alors qu’elle voulait quitter les lieux. Il est resté accroché, pour finalement se retrouver sous la voiture.  

Une scène a été érigée sur les lieux par les policiers, près du stationnement du Mcdonald's de l’avenue du Cénacle, afin de bien comprendre le déroulement des événements. 

Justice et faits divers

Meurtre de la petite Rosalie: l’enquête publique du coroner attendue

L’enquête publique du coroner nous permettra d’en savoir plus sur les circonstances entourant le décès de la petite Rosalie Gagnon, notamment quant à la responsabilité de la DPJ et de la Maison Marie-Rollet. La date et le lieu des audiences n’ont toutefois toujours pas été fixés.

Au Bureau du coroner, on nous dit que ces informations devraient être connues et rendues publiques «très bientôt». 

La coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, a ordonné en mai dernier la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur les causes et les circonstances du décès de Rosalie Gagnon. C’est la coroner Me Géhane Kamel qui a été désignée pour présider l’enquête. Elle sera assistée dans cette tâche par Me Dave Kimpton, procureur aux enquêtes publiques.

Dans un communiqué diffusé le printemps dernier, le Bureau du coroner indiquait que Me Kamel avait amorcé sa préenquête «afin de bien documenter son dossier». Il n’a pas été possible mercredi d’obtenir quelque détail sur cette préenquête.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a mené sa propre enquête, dont certains pans ont été dévoilés en mai 2019. Le rapport complet n’a pas été rendu public «en raison de la nature confidentielle de certains éléments». 

La CDPD a conclu que «l’incompréhension des rôles et mandats respectifs de la DPJ et de la maison d’hébergement [Marie-Rollet] a occasionné des problèmes de transmission d’informations essentielles à la protection» de la petite Rosalie. 

La Commission a dit avoir pris acte de la mise sur pied d’une table de concertation régionale à laquelle participent la DPJ et les maisons d’hébergement, dont les objectifs sont notamment de démystifier le travail de la DPJ et de mieux définir les rôles et les besoins de chacun. 

Pas de commentaires

La Maison Marie-Rollet n’a pas voulu revenir mercredi sur le cas d’Audrey Gagnon et de la petite Rosalie. 

Dans un communiqué diffusé peu de temps après le drame, les responsables de la maison d’hébergement avaient assuré avoir rapidement informé «les autorités appropriées» de l’expulsion de la jeune mère et de sa fille, cinq jours avant la découverte du corps de celle-ci. Elles avaient également précisé qu’Audrey Gagnon «se dirigeait chez un membre de son réseau social pour la soirée [du 12 avril 2018] en attendant une place dans une autre ressource».

Audrey Gagnon a été hébergée pendant un mois à la Maison Marie-Rollet. Elle vivait jusque-là avec sa mère et sa fille dans un logement du HLM Bourlamaque, dans le quartier Montcalm. Elle avait été admise avec la petite Rosalie à la maison d’hébergement après que sa mère eut fait une psychose.  

Au CIUSSS de la Capitale-­Nationale, de qui relève la DPJ, on refuse également de commenter le cas particulier de Rosalie Gagnon et de sa mère pour des motifs de confidentialité. La porte-parole Annie Ouellet nous a simplement mentionné que la DPJ collaborera à l’enquête publique du coroner et qu’elle suivra les recommandations qui en découleront, s’il y a lieu. 

Mme Ouellet a par ailleurs précisé que la DPJ de la Capitale-Nationale présentera la semaine prochaine (les 17 et 18 mars) ses recommandations à la Commission Laurent «afin d’améliorer les services offerts aux jeunes en difficulté et leurs familles».

À LIRE AUSSI: Audrey Gagnon plaide coupable du meurtre de sa fille Rosalie [VIDÉO]

Les dernières heures de Rosalie

Justice et faits divers

Les télécabines du Mont-Sainte-Anne évacuées après un autre incident

Un autre incident avec la remontée mécanique de la station de ski Mont-Sainte-Anne a forcé l’évacuation des télécabines mercredi. Quelques skieurs ont subi des blessures légères.

La Sûreté du Québec a prêté main-forte aux employés de la station de ski dans l’évacuation des cabines en après-midi. Sur les 32 personnes qui étaient à bord de la remontée au moment de l’arrêt brusque, une personne a été évacuée par ambulance. L’accident n’a fait aucun blessé majeur, selon la SQ.

Mercredi soir, Maxime Cretin, vice-président et directeur général du Mont-Sainte-Anne, a exprimé son étonnement devant l’incident. 

«Nous sommes abasourdis par cet arrêt brusque de la télécabine, a-t-il déclaré dans un communiqué. Ce deuxième incident est surprenant considérant que toutes les inspections réalisées par les experts du manufacturier, sous la supervision des autorités concernées, avaient conclu que la télécabine était sécuritaire et conforme, et que sa réouverture le 1er mars avait été autorisée. Nous sommes sincèrement navrés auprès des 32 personnes qui se trouvaient dans les télécabines au moment de l’incident.»

Justice et faits divers

Les dernières heures de Rosalie

Après-midi du 17 avril 2018. Quelques heures avant l’horreur. Rosalie, deux ans, s’est blessée au doigt. Elle pleure beaucoup. «La petite est fucking chiante», texte sa mère, Audrey Gagnon.

Le procès d’Audrey Gagnon n’aura jamais lieu. Personne ne viendra témoigner. Les requêtes déposées par la défense et la Couronne au dossier de la cour permettent d’en apprendre un peu plus sur le fil des terribles événements.

La jeune mère de 23 ans vit depuis quelques jours chez un nouvel ami de coeur, dans un logement de l’avenue Gaspard à Charlesbourg. Le 12 avril 2018, elle et sa fille ont été expulsées d’une maison d’hébergement où elles vivaient depuis un mois. Auparavant, Audrey avait habité chez sa mère, une femme qui souffre de problèmes psychiatriques. 

Dans l’après-midi du 17 avril 2018, Audrey Gagnon fume du cannabis et prend deux ou trois bières. Son ami quitte en milieu de soirée. À ce moment, Rosalie dort dans le salon. Audrey reste car elle n’a pas trouvé de gardienne. 

Le meurtre va se produire à une heure qui reste indéfinie. Audrey Gagnon va chercher ce qu’elle appelle une «dague nazie» et assène 32 coups de couteau à la tête et au dos de la petite. 

Le pathologiste ne pourra jamais être catégorique. Mais il n’est pas exclu que la mère a d’abord étranglé son enfant. Lorsque les coups sont portés, l’enfant est inconsciente, mais toujours vivante. 

Après avoir tué Rosalie, Audrey Gagnon enveloppe l’enfant dans une couverture bleue et la place dans sa poussette. La mère marche jusqu’au parc Terrasse Bon Air, non loin du logement. Elle abandonne rapidement la poussette, dont les roues sont bloquées par la neige.

Audrey reprend le corps de Rosalie dans ses bras. En sortant du parc, elle voit une poubelle verte sur l’avenue De Gaulle. Elle laisse tomber le corps de la petite au fond de la poubelle et déplace le bac jusqu’à l’arrière d’une résidence.

La mère revient ensuite au logement de l’avenue Gaspard. Elle nettoie toutes les traces de sang et jette la dague dans la poubelle extérieure de l’immeuble.

Vers minuit, Audrey texte son ami en lui écrivant que l’enfant est chez sa grand-mère et qu’elle voudrait qu’il revienne vite car elle a besoin de lui.

L’ami revient vers 4h du matin et constate l’absence de l’enfant, sans s’en alarmer. Audrey Gagnon est en train d’écouter de la musique. Elle a une petite blessure à la paume gauche. Audrey Gagnon dira plus tard s’être gravé une étoile de Jacob avec une lame de rasoir.

Selon la preuve du ministère public, l’homme et la femme auront une relation sexuelle puis s’endorment. 

Sur les traces d’Audrey Gagnon

À 7h15 le 18 avril, une employée des Loisirs Bourassa appelle le 9-1-1 pour rapporter la présence d’une poussette abandonnée dans le parc Bon Air. La dame ajoute que les images des caméras de surveillance de l’organisme permettent de voir une femme arriver avec un enfant dans la poussette et repartir avec l’enfant dans les bras.

À leur arrivée dans le parc, les policiers constatent que la poussette vide est maculée de taches de sang. Ils voient aussi un foulard d’enfant blanc et un toutou dalmatien, tous deux rougis. Les policiers trouvent le sac à main d’Audrey Gagnon, avec à l’intérieur son cellulaire et un petit papier indiquant le nom et le numéro de téléphone de l’intervenante de la DPJ qui suivait la mère et la fille.

Les policiers vont d’abord  voir la mère d’Audrey Gagnon. La dame leur confirme avoir parlé au téléphone à sa fille vers 21h la veille. Audrey Gagnon disait avoir besoin d’argent et voulait lui confier Rosalie pour la nuit. 

Les policiers rencontrent ensuite l’homme qui héberge Audrey Gagnon. Les enquêteurs se rendent finalement au logement de l’avenue Gaspard pour rencontrer Audrey Gagnon.

La jeune mère affirme que Rosalie est chez un oncle, dont elle est incapable de fournir l’adresse. Lorsque l’information se révèle fausse, Audrey Gagnon est arrêtée pour entrave. Elle accepte de monter à bord d’un véhicule policier et conduit les enquêteurs jusqu’à la résidence où elle a laissé le corps de la petite. Audrey Gagnon sera par la suite arrêtée pour homicide et conduite à la centrale de police. Elle fournira une déclaration incriminante entre 20h et minuit.

Six mois plus tard, alors qu’Audrey Gagnon est incarcérée à l’Établissement de détention Leclerc, les enquêteurs de la police de Québec vont la rencontrer avec un mandat de prélèvement d’échantillon sanguin.

La jeune femme fera alors plusieurs déclarations, en violation de son droit au silence, selon la défense.

Audrey Gagnon affirme qu’il y a vraiment eu une lacune de la part de la DPJ, qui aurait dû prendre son enfant en charge. 

Elle dit ne pas se souvenir de l’événement en tant que tel. Elle parle de blocages parce que «l’événement a été tellement intense». Audrey Gagnon ne peut pas croire que «quelque chose comme ça est arrivé», «que tout a été détruit du jour au lendemain, que tout allait bien».

Elle ne peut dire combien de coups elle a donnés. Elle identifie la dague sur une photo que lui montre l’enquêteur.

La jeune femme dit qu’au moment du drame, elle n’était pas intoxiquée, mais plutôt en manque de cannabis. 

Elle dira à l’enquêteur «qu’elle ne sait pas comment elle fait pour être encore en vie, qu’elle se fait beaucoup juger et, en plus, elle a perdu sa fille».

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Meurtre de la petite Rosalie: l’enquête publique du coroner attendue

Justice et faits divers

Audrey Gagnon plaide coupable du meurtre de sa fille Rosalie [VIDÉO]

«Coupable». D’une voix forte, un peu vacillante, Audrey Gagnon a reconnu avoir assassiné à coups de couteau sa fille Rosalie, deux ans, avant de l’abandonner dans une poubelle.

En plus du meurtre non prémédité, la jeune femme de 25 ans a aussi reconnu sa culpabilité à l’accusation d’outrage à un cadavre. Son procès devant jury, qui devait commencer le 7 avril, n’aura donc jamais lieu.

Audrey Gagnon a été condamnée à la prison à perpétuité. La Couronne et la défense recommandaient à la Cour supérieure d’imposer une période de 14 ans avant que la femme puisse faire une demande de libération conditionnelle. Audrey Gagnon est détenue depuis deux ans; elle pourra donc présenter une demande dans 12 ans.

Le chef d’accusation d’outrage au cadavre vaut à Gagnon une peine de cinq ans, qui sera purgée de façon concurrente.

Justice et faits divers

Une femme chute d'une falaise à Cap-Rouge

Une femme de 22 ans est tombée d’une falaise à cause de la glace, mardi après-midi, près de la marina de Cap-Rouge, à Québec. Elle a survécu à sa chute, mais a été blessée aux jambes. 

Vers 14h, la femme marchait sur un sentier avec un ami et deux chiens le long du chemin de fer dans le secteur de la place publique du parc nautique de Cap-Rouge. 

Sur un cap rocheux, elle aurait glissé sur la glace laissée par la pluie verglaçante, puis déboulé sur une distance de près de 45 mètres, indique Bill Noonan, porte-parole Service de protection contre les incendies de la Ville de Québec (SPICQ). 

Justice et faits divers

Trois nouveaux plaignants dénoncent Jean-Roch Barbeau

Trois nouveaux plaignants ont dénoncé Jean-Roch Barbeau, portant à huit le nombre d’hommes qui disent avoir été agressés sexuellement par le retraité et ancien guide touristique en République dominicaine depuis trois décennies.

Certains corps de police sont parfois frileux à rendre publiques les arrestations, notamment en matière de crimes sexuels. Les enquêtes sont délicates, les victimes fragiles, plaide-t-on.

Justice et faits divers

Dans les coulisses du journalisme judiciaire avec Isabelle Mathieu

Le journalisme judiciaire fascine et notre reporter au Palais de justice, Isabelle Mathieu, a formidablement décrit les coulisses de son métier aux lecteurs et abonnés du Soleil présents lundi soir au Diamant pour une nouvelle soirée de la série Conversation avec nos chroniqueurs.

Sensible, humaine, Isabelle Mathieu, journaliste judiciaire depuis 2013, a abordé les procès difficiles qu’elle a couvert, elle a partagé ses réflexions sur l’accès à la justice et, surtout, l’amour de son métier devant un public conquis et attentif. 

Surveillez Le Soleil pour d’autres entretiens à venir ces prochaines semaines.

Justice et faits divers

Agression homophobe à La Malbaie: une poursuite intentée

Près de sept mois après l’agression homophobe dont aurait été victime le designer montréalais Markantoine Lynch-Boisvert, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a confirmé qu’une poursuite a été déposée dans ce dossier.

Markantoine s’est réjoui de cette décision sur les réseaux sociaux.

«6 mois plus tard, on a enfin la bonne nouvelle qu’une poursuite est intentée contre mon agresseur», peut-on lire sur le profil Facebook de Markantoine. «Un geste gratuit, homophobe, qui encore aujourd’hui a de grandes répercussions sur ma vie, nos vies. STAY TUNED, stay strong and love

Selon Radio-Canada, Nicolas Hardy, 28 ans, comparaitra le 18 mars où il répondra à des accusations de voies de fait causant des lésions.

L’agression remonte au mois d’aout dernier; Markantoine Lynch-Boisvert avait déclaré, que lui et son conjoint, avaient été tabassés en raison de leur orientation sexuelle. Durant l’altercation, le suspect aurait proféré des insultes homophobes à son endroit. 

Le designer avait subi plusieurs fractures, ainsi qu’une commotion cérébrale. 

«Tout ça qui a commencé par un «esti de fif», moi qui demande c’est quoi son problème avec les soi-disant fifs et comme réponse j’ai droit à un coup de tête», avait-t-il écrit sur Facebook suite à l’agression. «J’entends encore un des gars qui dit «arrête tu vas le tuer» à celui qui me bottait le visage librement, Alex qui se débattait pour essayer de m’aider, la peur dans ses yeux».

Justice et faits divers

Enlevé à cause de la dette de drogue de son demi-frère: l'adolescent retrouvé

TORONTO — L’adolescent de 14 ans enlevé mercredi à Toronto a été retrouvé, a confirmé le Service de police de Toronto, jeudi soir. 

Shammah Jolayemi se trouverait maintenant dans un hôpital afin de subir des examens médicaux. On ne connaît pas davantage de détails sur son état de santé.

Aucune information n’a été transmise concernant l’arrestation de suspects. Une conférence de presse des forces policières est prévue vendredi matin.

Le garçon aurait été enlevé en guise de représailles pour un grand vol de cocaïne réalisé par son demi-frère, avait indiqué la police de Toronto plus tôt jeudi.

Le commissaire de la police torontoise, Steve Watts, a relaté que Shammah Jolayemi avait été contraint de monter dans un Jepp alors qu’il marchait dans le nord-ouest de Toronto. Il aurait crié à l’aide au moment de l’enlèvement.

Les autorités étaient en contact avec les prétendus ravisseurs, avait révélé M. Watts qui espérait retrouver l’adolescent en vie.

Le commissaire a souligné que si le demi-frère est soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue de haut niveau, Shammah, lui, n’a aucun lien avec le crime organisé.

«Il s’agit d’un enfant innocent de 14 ans, a dit M. Watts lors d’une conférence de presse. Il ne fait pas partie de cette entreprise, il ne fait pas partie de ce mode de vie.»

La police a signalé que Shammah avait été vu pour la dernière fois à 8 h 30, mercredi matin près de l’intersection de la rue Jane et de l’avenue Driftwood Avenue dans le nord-ouest de Toronto où vit sa famille. Des témoins l’ont entendu crier «aidez-moi, aidez-moi» au moment où il était contraint de monter dans un Jeep Wrangler.

Ce véhicule aurait été retrouvé incendié dans la ville de Caledon, au nord-ouest de la métropole canadienne.

Des passants avaient averti la police qui a enquêté sur ces appels à l’aide. Toutefois, il a fallu attendre que les parents de la victime signalent sa disparition peu après 17 h 30 pour que la police examine la possibilité d’un enlèvement.

L’école secondaire du garçon n’avait pas prévenu la famille de son absence parce que ses enseignants n’avaient pas présenté leur feuille de présence à temps, a déclaré le conseil scolaire du district de Toronto.

Quatre membres du personnel de l’école secondaire Newtonbrook ont été assignés à domicile parce qu’ils n’avaient pas remis ces feuilles de présence avant 11 h, a dit le porte-parole du conseil, Ryan Bird.

Le commissaire Watts a été peu loquace sur ce vol de drogue qui aurait provoqué cet enlèvement. Il se serait produit à l’été 2019 et impliquerait environ 100 kg de cocaïne.

Le demi-frère du garçon, Olalekan Osikoya, était soupçonné d’avoir fui la région de Toronto quelque temps après ce vol. Les policiers ont pu entrer en contact avec lui et il serait coopératif, a relaté M. Watts.

Justice et faits divers

Jeune homme sous l’influence de l’alcool épinglé à Québec pour grand excès de vitesse 

La nuit de mercredi à jeudi d’un homme de 25 ans s’est bien mal terminée… Il a été intercepté par la Sûreté du Québec pour un grand excès de vitesse, en plus d’être sous l’influence de l’alcool. 

Les policiers ont arrêté l’homme vers 3h15 sur l’autoroute 40 ouest à la hauteur de Duplessis, à Québec, alors qu’il roulait à 180 km/h. 

Il a non seulement reçu un constat d’infraction totalisant 1533 $ et 14 points d’inaptitude pour excès de vitesse, mais a échoué le test de l’éthylomètre. Il a été arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies, il affichait un taux d’alcool supérieur au double de la limite permise par la loi. 

Son véhicule a été saisi pour 30 jours et son permis de conduire, pour 90 jours. L’homme est un résident de Saint-Augustin-de-Desmaures. 

Justice et faits divers

Incendie à Clermont: deux corps retrouvés dans les décombres

Les corps de deux hommes ont été retrouvés dans les décombres d’une maison de Clermont, dans Charlevoix. Ils manquaient à l’appel après un violent incendie survenu mercredi.

L’incendie s’est déclaré mercredi après-midi, dans une résidence de la rue des Vingt-et-Un. Plusieurs brigades de pompiers des villages voisins se sont rendues sur les lieux pour combattre le brasier.

L’intensité des flammes a même fait évacuer quelques personnes dans les résidences voisines.

Jeudi matin, la Sûreté du Québec indiquait que deux personnes manquaient à l’appel. Selon les informations recueillies, il y avait six personnes dans la maison et seulement quatre ont pu évacuer les lieux avant la propagation des flammes. Les deux victimes ont été retrouvées quelques heures plus tard. 

Il s’agirait de deux locataires, l’un âgé d’une vingtaine d’années et l’autre dans la quarantaine. Les deux hommes étaient des travailleurs d’origine hispanique, venus dans la région pour travailler.

«L’enquête s’est amorcée [mercredi] lorsqu’on a réalisé qu’il manquait deux personnes. Les techniciens en scène incendie se sont déplacés sur place pour examiner la scène de façon sécuritaire, la structure était très instable. Il n’y a pas d’évidence pour les causes. Dans un premier temps, on voulait vérifier si on ne pouvait pas retrouver les personnes manquantes. Maintenant, on va s’affairer un peu plus à trouver les causes et les circonstances de cet incendie», indique Hélène Nepton, porte-parole de la SQ. 

Une scène a été érigée par la SQ dans le secteur. 

Parmi les quatre personnes évacuées en soirée mercredi, une a été traitée pour des blessures mineures et hospitalisée, alors que les autres ont rencontré les policiers.

Aucune hypothèse n’est écartée. 

Par ailleurs, la SQ a retrouvé le citoyen qui se trouvait à proximité des lieux au moment de l’incendie. Au moment des faits, celui-ci portait une veste, des pantalons et des bottes de neige foncées, et avait une casquette noire à la main.

Il s’est lui-même présenté aux policiers. Il sera rencontré par les enquêteurs de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs.

Le patrimoine touché

La maison voisine a subi de lourds dommages, étant donné la force des flammes. C’était celle du célèbre athlète Alexis le Trotteur. Selon la Société d’histoire de Charlevoix, la maison érigée il y a un peu plus de 200 ans sur la rue Lapointe, à l’intersection de la rue des Vingt-et-Un, a déjà été habitée par Alexis Lapointe, une personne appartenant au folklore de Charlevoix. On dit qu’il était l’un des coureurs les plus rapides de son époque; il est mort en 1924.

L’édifice a aussi été habité il y a environ deux siècles par le grand-père d’Alexis le Trotteur, Alexis Tremblay, qui a fondé la Société des vingt-et-un. Elle est associée aux premières exploitations des ressources forestières du Saguenay qui ont marqué le début de la colonisation et du développement de cette région.

Le maire de Clermont, Jean-Pierre Gagnon, a indiqué jeudi que la maison patrimoniale a été si endommagée par la chaleur dégagée par le feu du bâtiment voisin qu’elle est probablement une perte totale.

La maison de la rue Lapointe fait d’ailleurs partie du Répertoire du patrimoine culturel du Québec du ministère de la Culture et des Communications. Avec La Presse canadienne

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Incendie dans des pneus dans un bâtiment industriel à L’Ancienne-Lorette

L’ANCIENNE-LORETTE - Un incendie a causé d’importants dommages à un bâtiment industriel mercredi soir à L’Ancienne-Lorette, à l’ouest de Québec.

Personne n’a été blessé lors des opérations d’extinction des flammes qui ont duré environ quatre heures.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) précise que le feu a probablement pris naissance en début de soirée dans des pneus de véhicules lourds qui étaient entreposés à l’intérieur d’un des bâtiments de la compagnie EBC situés sur la rue Valets.

Ce sont des appels logés au central téléphonique 911 qui ont alerté les pompiers. Puisque la combustion de pneus dégage de la fumée toxique, une mousse a été répandue afin de limiter les dommages environnementaux.

Il a fallu que trois alertes soient sonnées et qu’une cinquantaine de pompiers du Service de protection contre les incendies de la Ville de Québec participent aux opérations pour que l’incendie soit finalement contrôlé, vers 23h35. Un commissaire aux incendies fera enquête afin d’en connaître la cause.

EBC est une compagnie de construction qui oeuvre dans les secteurs du bâtiment, des travaux civils et des mines. Elle possède des bureaux ailleurs au Québec de même qu’en Ontario et en Colombie-Britannique, mais son siège social est à L’Ancienne-Lorette.

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Meurtre de Marylène Levesque: le blâme «peut-être ailleurs»

OTTAWA — Après avoir dénoncé à répétition la responsabilité des commissaires qui ont autorisé la semi-liberté d’Eustachio Gallese, les députés conservateurs admettent que le blâme pourrait bien être déposé ailleurs.

Mardi prochain, un comité parlementaire entame l’étude des circonstances qui ont mené au meurtre de Marylène Levesque.

La commissaire du Service correctionnel du Canada et la présidente de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) sont convoquées, à la première heure, mardi matin, devant le comité permanent de la sécurité publique et nationale.

Depuis la mort de la jeune femme, en janvier, à Québec, des députés conservateurs à Ottawa ont mis en doute la compétence de ceux qui ont permis la liberté conditionnelle d’Eustachio Gallese. Ils ont aussi dénoncé la permission donnée à l’homme de rencontrer des femmes dans le seul but de répondre à ses besoins sexuels.

L’homme en semi-liberté purgeait depuis 2006 une peine pour meurtre au deuxième degré. Sa première victime, tuée en 2004, était son ex-conjointe.

Une motion que les conservateurs ont réussi à faire adopter à l’unanimité aux Communes, il y a un mois, a même donné instruction au comité parlementaire «d’examiner les changements apportés par le gouvernement en 2017 au processus de nomination de la Commission, en vue de recommander des mesures à prendre pour veiller à ce qu’une tragédie de ce genre ne se reproduise plus jamais».

La semaine dernière, un exposé conjoint des faits a été déposé au procès pour meurtre au premier degré de Gallese. On y a appris que la permission de fréquenter des «établissements de massages érotiques» avait été donnée, par «son intervenante», au printemps 2019, se limitait à une fois par mois, et avait été retirée à la fin de l’été par la CLCC.

«La CLCC aurait interdit à l’accusé de fréquenter ces établissements sous peine de révocation totale de sa liberté», peut-on lire dans l’exposé signé par l’accusé, son avocat et les procureurs aux poursuites criminelles et pénales.

Eustachio Gallese avait fait fi de l’interdiction et avait continué à fréquenter Mme Levesque. D’ailleurs, il n’avait pas non plus respecté les conditions de la permission lorsque celle-ci était en vigueur, se rendant dans ces établissements «plusieurs fois par semaine», selon l’exposé conjoint des faits.

«Nuance»

Le député conservateur Pierre Paul-Hus convenait, mercredi, que toutes ces informations peuvent «nuancer» sa lecture des événements.

«Peut-être que les commissaires finalement ont fait leur travail et le blâme va être ailleurs», a-t-il dit en entrevue téléphonique.

Jusqu’à maintenant, les élus du Parti conservateur ont reproché au gouvernement libéral d’avoir nommé à la CLCC des commissaires sans expérience.

«Qui aurait dû prendre action dans ce dossier-là? Est-ce que les commissaires ont un blâme quand même? Ou est-ce que le commissaire, son travail, c’est simplement de faire des recommandations puis, par la suite, c’est le service correctionnel qui doit exécuter?» se demande maintenant le député Paul-Hus.

«Ça, c’est des questions pour lesquelles on doit obtenir des réponses», a-t-il ajouté, avant de diriger son attention vers le Service correctionnel.

«Actuellement, c’est un problème de surveillance, un problème sur le terrain, de manque de ressources», suppose maintenant le député.

«À partir du moment où l’individu s’est fait retirer les permissions et qu’on n’avait pas de moyen de contrôle, pourquoi est-ce que ce gars-là n’a pas été tout simplement retourné en prison? Qu’est-ce qui oblige à le laisser en liberté?» se demande-t-il.

Les membres du comité parlementaire n’ont pas encore décidé si l’agente correctionnelle responsable de la surveillance de Gallese sera aussi convoquée.

Les députés fédéraux ont réservé 12 heures d’audiences en comité parlementaire pour étudier ce cas.  Avec la collaboration de Patrice Bergeron

Justice et faits divers

Un réservoir d’huile à chauffage percé force l’évacuation d’une soixantaine de personnes à Québec [PHOTOS]

Un réservoir d’huile à chauffage percé qui s’est déversé dans le réseau d’égout sanitaire a forcé l’évacuation de près d’une soixantaine de résidents du quartier Maizerets, à Québec, mardi soir. Plusieurs d’entre eux n’avaient toujours pas pu réintégrer leur domicile mercredi soir.

Mercredi matin, le nombre d’évacués est passé de 40 à 57 personnes dans le secteur de l’avenue Mont-Thabor. Les pompiers ont constaté que le niveau de composés organiques volatils était toujours au niveau du seuil acceptable.

Dès mardi matin, le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec a été informé que des résidents de l’avenue Mont-Thabor se plaignaient d’odeurs apparentées à des hydrocarbures. L’usine d’épuration des eaux située près de la baie de Beauport a aussi averti les pompiers qu’elle avait détecté un déversement. 

«On se doutait que c’était un déversement d’huile quelque part», dit Alexandre Lajoie, porte-parole des pompiers. «Il y a vraiment beaucoup de recherche qui a été faite hier [mardi] dans un gros périmètre».