Le maire de Saint-Augustin Sylvain Juneau promet maintenant de s’attaquer à la dette titanesque héritée de la précédente administration ainsi qu’à l’épineux dossier du partage de la quote-part de l’agglomération.

Juneau aura les coudées franches

Le maire Sylvain Juneau a remporté facilement un nouveau mandat à Saint-Augustin-de-Desmaures, récoltant près de 70 % des suffrages contre son adversaire Martin Corbeil.

Au moment d’écrire ces lignes, M. Juneau avait reçu 4707 votes contre 2158 pour Martin Corbeil alors qu’il restait les résultats de sept bureaux de vote sur 56 à comptabiliser.

«J’ai fini de “compter les dodos”, je vais maintenant compter l’argent qu’on remboursera sur notre dette», a déclaré le maire qui n’a jamais caché qu’il avait hâte à l’arrivée d’un nouveau conseil. 

«C’est une évidence que le climat sera plus harmonieux. Tous les gens élus ou en tête sont là pour les bonnes raisons. Je suis très content et très confiant», a-t-il ajouté.

Il promet maintenant de s’attaquer à la dette titanesque héritée de la précédente administration ainsi qu’à l’épineux dossier du partage de la quote-part de l’agglomération. 

«Il y a des surplus accumulés qui dorment dans les coffres. Il faudra les appliquer à la dette. Il faudra aussi revenir sur le dossier du partage de la quote-part. Un procès débutera en 2018, mais je ne vois pas la fin de cette saga avant 2020 ou 2022. On ne peut pas attendre aussi longtemps, alors je serais ouvert à une entente hors cour.»

M. Juneau aura à ses côtés presque uniquement des candidats favorables à ses politiques. Il s’agira d’un changement majeur pour celui qui a siégé depuis plus de deux ans entouré d’une majorité de conseillers municipaux qui lui étaient hostiles et faisaient souvent bloc contre lui.

Presque tous les conseillers élus dimanche faisaient en effet partie de la liste d’appuis que le maire avait rendue publique il y a deux semaines, à savoir Raynald Brulotte, Marcel Desroches, Jonathan Palmaerts, Annie Godbout (élue sans opposition),  ou alors s’étaient annoncés comme étant membres d’une alliance pro-Juneau au début de la campagne, ce qui est le cas pour Jean Simard ainsi que MM Desroches et Brulotte ainsi que Mme Godbout.

La seule exception est Yannick Lebrasseur, qui détenait une mince avance sur Pascale Bertrand, la candidate favorisée par le maire dans le district Lahaye. Un habitué des séances du conseil, M. Lebrasseur avait parfois été critique envers le maire sortant.

«Je n’ai aucun problème avec ça. J’ai toujours dit que je voulais un conseil fort et être fort, ça veut dire être capable d’être critique et de prendre la critique», a ajouté le maire à propos du candidat Lebrasseur.

Élu en juin 2015, quelques mois après la démission de l’ex-maire Marcel Corriveau, Sylvain Juneau avait dès le départ commencé à en découdre avec l’ancienne équipe de son prédécesseur. Les assemblées du conseil, fréquentées majoritairement par des partisans du maire, sont devenues houleuses alors que les conseillers détenaient la majorité autour de la table. Aucun des anciens membres de l’équipe Corriveau ne sollicitait toutefois un nouveau mandat. 

Référendum

En plus des élections municipales, les citoyens du Chemin de la Butte et de la route Tessier votaient aussi lors d’un référendum sur un règlement d’emprunt de plus de 2 millions $ pour un réseau d’aqueducs et d’égouts. Les tenants du Oui l’ont emporté facilement avec 77 voix en faveur du règlement contre seulement 11 en défaveur et un bulletin rejeté.