«C’est l’fun une journée [contre l'islamophobie], mais est-ce que ça donne des résultats?» s’interroge le maire Labeaume.

Journée contre l'islamophobie: Labeaume remet toujours en question l’utilité

Sans s’y opposer, le maire de Québec remet toujours en question l’utilité d’une Journée nationale contre l’islamophobie pour lutter contre la xénophobie et le racisme.

«C’est ce qu’ils pensent, eux. Moi, je ne pense pas.» Régis Labeaume a réagi jeudi à la recommandation d’un comité parlementaire fédéral de décréter le 29 janvier «Journée nationale de commémoration et d’activités concernant l’islamophobie et toute autre forme de discrimination religieuse».

«Est-ce que c’est la meilleure solution? La question qu’il faut se poser : c’est quoi la solution qu’on recherche? C’est l’fun une journée, mais est-ce que ça donne des résultats?» s’interroge le maire.

Plaidoyer

À la mi-janvier, M. Labeaume avait fait un plaidoyer contre la création d’une journée, qualifiant la demande des organisations musulmanes de «mauvaise bonne idée». Il se disait déçu que le débat entourant la question occulte le devoir de mémoire de la population envers les victimes de la tuerie de la Grande Mosquée.

Il prévenait aussi les autorités des dangers de «la récupération et de l’instrumentalisation que font les extrémistes et les groupes politico-religieux» d’un sujet aussi sensible.

Il a précisé jeudi qu’il avait tenu ces propos «dans l’environnement des commémorations de la dernière semaine». 

«Je ne m’y oppose pas. J’ai dit ce que j’avais à dire, précise le maire. Je pense qu’il [Justin Trudeau] est favorable et il n’a pas demandé mon opinion. C’est le premier ministre du pays, il peut bien faire ce qu’il veut», conclut-il.

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