Journal de campagne, semaine 2

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Annie Morin
Annie Morin
Le Soleil
Souriez, vous êtes filmés

C’est la tendance 2017 en matière de campagne électorale. Tant Équipe Labeaume (sur la photo) que Démocratie Québec et Québec 21 filment les points de presse de leur candidat à la mairie et présentent le tout en direct sur Facebook. Le matériel demeure ensuite disponible sur leur page pour une réécoute. À noter que seul le parti Québec 21 a l’habitude de diffuser la période de questions des journalistes. Équipe Labeaume coupe toujours après le discours officiel. Avec Démocratie Québec, ça dépend de l’humeur du moment.

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Le chiffre de la semaine : 21

C’est le nombre de candidats recrutés par Démocratie Québec, soit un par district, qui accompagnaient la chef de la formation politique pour déposer en famille leur bulletin de mise en candidature auprès du président d’élection. C’est une petite victoire pour Mme Guérette qui, depuis des semaines, se faisait questionner sur la difficulté de son parti à recruter des candidats. Lundi, il en manquait toujours quatre. La chef répétait inlassablement qu’elle aurait une équipe complète. Chose promise, chose due.

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Le mot de la semaine : «sécurité»

La sécurité routière était un engagement de campagne de Démocratie Québec et d’Équipe Labeaume cette semaine. Mardi, la chef Anne Guérette annonçait vouloir réduire à 30 km/h la limite de vitesse dans une majorité de rues résidentielles de la ville. Elle donnait en exemple Montréal qui a abaissé la limite d’une majorité de rues à 30 km/h ou 40 km/h selon des critiques établis. Le lendemain, Régis Labeaume, annonçait une consultation publique sur la sécurité routière, sans vouloir abaisser la limite de vitesse. Selon les statistiques qu’il évoque, les automobilistes roulent en moyenne à 51 km/h dans les zones à 30 km/h alors qu’elle est de 53 km/h dans les zones à 50 km/h. Il souhaite plutôt convaincre les citoyens de «ra-len-tir».

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Entrevue express avec Stevens Melançon, Québec 21, Chute-Montmorency–Seigneurial

Q Vous en êtes à votre première expérience comme candidat, mais à quand remonte votre intérêt pour la politique municipale?

J’avais 17 ans en 1977 quand j’ai participé à l’organisation de ma première campagne électorale. Depuis, j’ai toujours suivi ça. J’aime la proximité que peuvent avoir les élus avec leurs citoyens un peu comme j’aimais la proximité que j’avais avec mes élèves quand j’étais enseignant et directeur adjoint de La Courvilloise. Je me souviens de Roland Vermette, ancien maire de Montmorency. Il parlait avec le même respect à un député qu’à un citoyen. J’ai aussi travaillé avec l’ex-conseillère Carole Bégin-Giroux quand j’étais président du conseil de quartier de 2005 à 2007. Je fais du porte-à-porte et les gens me parlent encore d’elle parce qu’elle était présente. C’est ce que je veux faire, surtout que je suis à la retraite.

Q Vous avez du cran de vous être présenté même sans savoir que la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, se retirait de la vie politique. Elle avait été élue avec une forte majorité.

R Je ne présentais pas contre elle, mais pour les citoyens. Quand je me suis lancé au printemps, j’avais calculé mes chances de l’emporter. Je me suis rendu compte que Mme Lemieux était souvent absente de son district à cause de sa charge de travail avec les dossiers à la Ville. Ça déplaisait à plusieurs citoyens.

Q Quels sont vos projets pour le district?

R Il y a plusieurs dossiers, dont ceux qui traînent depuis trop longtemps. Il y a l’aménagement de la terrasse Cadieux promise en 2005, un problème de bruit rapporté en 2012 par des citoyens de l’Avenue Royale lié à la présence d’autobus stationnés devant leur résidence, moteurs allumés et le terrain de l’ancien aréna Gilles-Tremblay, laissé à l’abandon depuis la démolition du bâtiment. 

Q Au départ, vous projetiez être candidat indépendant, pourquoi avoir choisi Québec 21?

R Jean-François Gosselin est à l’écoute. On n’est pas toujours d’accord, mais on trouve des consensus. Il fait une gestion participative. Je suis en accord avec un troisième lien à l’est et contre le service rapide par bus. Huit personnes sur 10 me disent que si le maire sortant est élu, on va lui donner une opposition forte. Les gens ne veulent pas lui donner carte blanche sur la Ville de Québec.

Les citations de la semaine

«Ça nous distingue de l’administration en place qui aime beaucoup les grosses affaires. Le gros amphithéâtre, le gros phare, le gros IKEA, le gros anneau de glace, le gros marché public. Tout est mégagros»

- La chef de Démocratie Québec qui souhaite promouvoir de petits projets à échelle humaine pour créer le quartier de l’avenir

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«Changer les tapis et peut-être un petit coup de peinture»

- Le candidat de Québec 21 dans Saint-Roch-Saint-Sauveur, Samuel Lachance, qui est contre l’injection de 32 millions $ pour la réfection complète et l’agrandissement de la bibliothèque Gabrielle-Roy. Son chef, Jean-François Gosselin, trouve inacceptable de devoir fermer l’établissement deux ans pour permettre la réfection.