Jour de l'An à Québec: une fête complète avec Toboggan [VIDÉO + PHOTOS]

Des milliers de personnes ont une fois de plus choisi la Grande Allée pour saluer une nouvelle année. La température clémente et les flocons ont rendu la soirée féérique, puis le son de la musique électronique a fait grandir le «party».

Si la place Georges-V n’était pas remplie dans les derniers jours lors des spectacles payants du nouveau festival hivernal Toboggan, elle l’était mardi pour son spectacle gratuit accueillant 2020. Même que la foule débordait dans la rue et sur les côtés de la scène.

Il y avait autant de monde plus bas, vers l’Assemblée nationale, pour la scène de musique traditionnelle avec Les Tireux d’Roches, la Famille Painchaud et 2Frères. Deux genres d'ambiance différents pour deux types de soirée festive au même endroit.

Le duo électronique Loud Luxury semblait heureux d’être de retour à Québec.

«On les connaît, on le sait qu’ils sont capables de mettre le party», avait prédit plus tôt dans la journée Anne Hudon, directrice générale du Festival d’été et de 3E qui assurait l’organisation de l’événement.

Ce ne sont pas que les fêtards qui ont profité de la soirée, les enfants ont eux aussi veillé tard.

Les visiteurs, beaucoup de familles, faisaient la file – tout de même assez longue! – pour la grande roue et le carrousel en début de soirée. Mais ce qui a volé la vedette, ce sont les plaques de glaces du parc de la Francophonie…

Avant la neige de mardi, il y a eu de la pluie verglaçante. Elle avait laissé un sol glacé en dessous des accumulations de neige. Les enfants l’ont rapidement compris, ils se sont fabriqué quelques pistes de glisse. Ils s’élançaient sur plusieurs mètres sur le ventre, assis et même debout pour les plus téméraires, le tout sous la supervision et les rires des parents. Il était là le «toboggan».

L’activité improvisée a au moins duré de 20h à 22h30, les enfants étaient bien réveillés, même que la rue accueillait encore des poussettes à cette heure.

Puis avec deux scènes, il fallait bien que les feux d’artifice jaillissent de partout à minuit, pour que tous les visiteurs en profitent. Les lumières ont donc été envoyées dans le ciel du toit de l’Assemblée nationale, du Manège militaire ou du Château Laurier, pour ne nommer que ces endroits.

Dame nature du bon côté 

On ne pouvait demander mieux comme météo; une température légère (-2 °C) et de doux flocons.

La plus grosse bordée de neige était tombée sur Québec pendant la journée, ce qui a permis à l’équipe de Toboggan de dégager le maximum. Ce sont les vents qui pouvaient menacer la tenue de la soirée, et mardi, il ne soufflait pas fort.

Au passage du Soleil sur Grande Allée en début de soirée, les restaurants étaient pleins, sans surprise puisque ça grouillait de monde dès 20h30 dans les rues.

Aucun incident majeur n’a été relevé par le Service de police de la Ville de Québec pendant la soirée, sinon quelques cas d’intoxications. La surveillance était toutefois accrue sur le site.

Bilan pour Toboggan

Côté technique et organisation, presque rien à redire. Il faut noter que Mme Hudon et son équipe ont beaucoup de crédibilité avec l’organisation du Festival d’été de Québec (FEQ). Ils ont donc offert trois bons soirs de spectacles, du 28 au 30.

«On avait de l’expérience avec la place Georges-V, la scène Loto Québec de cet été [avec le FEQ] nous a fait connaître l’environnement. Notre équipe de production est assez solide.»

En plus, Mme Hudon avait fait venir le grand manitou du Jour de l’An des années passées, André Verreault, directeur d’Action promotion Grande Allée. Il avait un rôle important dans l’équipe d’organisation, avec toute l’expérience accumulée dans le passé.

Pour l’achalandage, Mme Hudon reconnaît que le site était loin d’être plein tous les soirs.

«On aurait voulu en vendre plus [de laissez-passer], on avait un site qui peut accueillir trois fois plus de monde, avoue Mme Hudon. On voulait d’abord voir si les gens allaient sortir, suffisamment pour que ça soit une fête… et la fête a levé, les gens ont répondu présents. Si on l’avait eu cet achalandage maximum, on était prêts.»

Un festival de musique électronique… il est certain que l’équipe d’organisateurs visait une plus jeune clientèle. Elle s’attendait donc à ce que les laissez-passer s’achètent à la dernière minute, comme c’est plus souvent le cas dans les habitudes d’adolescents ou jeunes adultes.

«Il y a eu beaucoup de ventes vendredi et samedi, comme on le pensait. Pour ça, on est contents aussi.»

La soirée du 31 était le mandat initial de 3E, le reste est «du développement d’affaires», comme l’explique Mme Hudon. Elle se dit donc très contente des derniers jours, mais surtout soulagée de voir que le concept a du potentiel.

Une deuxième fois l’an prochain?

Sans confirmer officiellement le retour de l’événement, Mme Hudon confie qu’il s’agit de son souhait.

«C’est sûr qu’on veut être de retour, on n’a pas fait tout ça pour une année. Ça va nous prendre un bilan en équipe, avec toutes les parties. Il faut voir si tout le monde est content, mais je pense que oui. Tout a été fait pour que ça soit plus qu’un test. On a eu des réponses dans le bon sens.»