Jean Tremblay a mis un terme à 20 années de carrière politique municipale. Il a laissé une lettre dans son bureau où il félicite celui ou celle qui prendra sa place.

Jean Tremblay quitte l'hôtel de ville avec émotion

« Pour une dernière fois », chantait Gerry Boulet. Vendredi matin, Jean Tremblay a quitté l’hôtel de ville de Saguenay pour une dernière fois après 20 ans de carrière comme maire de Chicoutimi puis de la septième ville en importance au Québec. Il a aussi dit qu’il a voté pour Dominic Gagnon, même s’il ne croit pas vraiment à ses chances de l’emporter.

Vers 11 h 20, M. Tremblay est sorti de son bureau, les bras vides. Avec des trémolos dans la voix, il s’est adressé aux médias sur place. Auparavant, il avait pris le temps de saluer les employés de la ville et le personnel de son bureau.

« C’est la fin. Je sors pour la dernière fois. C’est certain qu’après 20 ans, c’est un petit peu spécial, lance-t-il avec une boule dans la gorge. Je n’ai pas l’habitude d’être émotif, mais on dirait qu’aujourd’hui, ça me pogne. Dans un sens, je suis content de partir, car je crois que d’autres choses d’intéressantes m’attendent. Après 20 ans, c’est le temps », d’exprimer M. Tremblay, dont le bureau de l’hôtel de ville de la rue Racine à Chicoutimi était sa deuxième maison.

« J’ai confiance que les citoyens vont élire un conseil municipal productif pour continuer ce que nous avons bâti depuis 20 ans. Il y a eu des moments difficiles, mais on a bâti beaucoup », a exprimé le maire Tremblay.

Il ajoute aussi qu’il quitte des gens qu’il a appréciés au fil des 20 dernières années, des membres de l’hôtel de ville qui sont inquiets pour leur avenir, comme ceux qui étaient là il y a 20 ans. 

Ce dernier avait les bras vides. Toutes les boîtes avaient été faites préalablement et les documents importants avaient été envoyés aux archives. Les objets personnels du maire avaient aussi été déplacés. 

Jean Tremblay n’a pas l’intention de jouer aux belles-mères avec la personne qui occupera le siège de maire. Il ne se mêlera pas des dossiers à moins qu’on lui demande. 

Mais il a laissé une lettre à son successeur sur son bureau. 

« J’y indique des remarques et des réflexions dans une lettre que je transmets. Je félicite le nouveau maire et j’indique que si l’on a besoin de moi, je serai disponible. Si on me le demande », de dire Jean Tremblay.

Celui-ci ne cache pas avoir voté pour Dominic Gagnon, le chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS).

« J’ai voté pour Dominic Gagnon même si je pense qu’il a peu de chances (d’être élu). Dans ma conscience, c’est lui qui a le plus de capacité pour le faire et que l’équipe du PCS, son équipe, est la plus apte à faire ce travail. Ce n’est pas une question de stratégie. Je ne joue pas ce jeu-là. Je pars et il est important le dernier geste que je pose et je crois que Dominic Gagnon est le plus apte à diriger », a mentionné le maire sortant.

Jean Tremblay a tenu à remercier les journalistes avant de faire ses adieux à la politique municipale.

« Je vous remercie, même s’il est arrivé des fois que je vous ai serré la vis un peu, mais des fois vous le méritiez. Mais c’est la vie. Ça a bien été et nous pouvions passer des messages par les médias », a-t-il lancé avec un petit sourire en coin.

Avenir

Si Jean Tremblay est convaincu que de belles choses l’attendent maintenant qu’il quitte la politique municipale, il n’a pas l’intention de faire part de ses projets au grand public. « Pendant que j’étais maire, je me gardais une petite pudeur sur mes affaires personnelles. Vous n’avez jamais su dans quoi j’investissais. Ça va être pareil pour l’après. On verra. Ça n’a pas à être public, à moins que ce soit quelque chose de public », a-t-il mentionné.