En marge de ses démêlés avec son ordre professionnel, Jean-Roch Parent a été déclaré coupable par un jury d’entrave au travail de deux policiers de la Sûreté du Québec, d’entrave à la justice en intimidant un agent afin qu’il cesse son intervention et d’intimidation à l’endroit d’une personne associée au système de justice.

Jean-Roch Parent coupable de huit infractions disciplinaires

L’avocat radié provisoirement Jean-Roch Parent est déclaré coupable par le conseil de discipline du Barreau de huit infractions disciplinaires et acquitté de deux infractions.

Lorsque son dossier a été entendu par le conseil de discipline en avril, Parent a plaidé coupable aux infractions disciplinaires d’avoir manqué de soutenir l’autorité des tribunaux et d’avoir fait défaut d’agir avec courtoisie et respect à l’égard de la juge Joanne Tourville de la Cour municipale de Québec.

Il a aussi reconnu avoir fait défaut de soutenir l’autorité des tribunaux et avoir manqué de respect et de courtoisie à quatre reprises à l’égard du juge Raymond W. Pronovost de la Cour supérieure, lors d’un procès devant jury.

L’avocat a admis une infraction disciplinaire de manque de respect à l’endroit d’un agent correctionnel que Parent avait traité de «clown» et de «calvitie» à l’établissement de détention de Québec.

L’avocat radié a clamé son innocence sur trois infractions alléguées, concernant des altercations avec des avocats de défense et des procureurs de la Couronne.

Jean-Roch Parent a finalement été acquitté de deux de ces infractions et déclaré coupable de l’une d’elles.

Le conseil de discipline affirme que le syndic du Barreau ne s’est pas déchargé de son fardeau de lui démontrer que Parent a manqué de respect à un procureur de la Couronne en parlant à voix haute de «l’incompétence des procureurs du DPCP» devant une victime ni qu’il a dépassé les bornes lorsque ce même procureur et lui parlaient d’aller se battre à l’extérieur du palais de justice.

Par contre, le conseil de discipline évalue que Jean-Roch Parent a manqué à son devoir d’agir avec honneur, respect et courtoisie en traitant un collègue «d’avocat pourri» et en lui bloquant l’accès à une salle d’audience.

Les parties seront bientôt convoquées à une audition sur la sanction disciplinaire.

Accusations criminelles

En marge de ses démêlés avec son ordre professionnel, le bouillant avocat de défense a été déclaré coupable par un jury d’entrave au travail de deux policiers de la Sûreté du Québec, d’entrave à la justice en intimidant un agent afin qu’il cesse son intervention et d’intimidation à l’endroit d’une personne associée au système de justice. Il est présentement en attente de sa peine dans ce dossier.

Il a de plus été accusé il y a quelques jours d’intimidation et de harcèlement à l’endroit d’un constable spécial du palais de justice, à la suite d’un événement survenu en Cour d’appel en janvier.