La nouvelle Maison Jean Lafrance consacrée à l'accueil des adolescents en difficulté a été inaugurée mercredi soir à L'Ancienne-Lorette.

Jean Lafrance réalise un souhait cher

Impliqué auprès des adolescents en difficulté depuis près de 20 ans, Jean Lafrance a vu un souhait cher à ses yeux se réaliser, mercredi soir, avec l'ouverture d'une nouvelle résidence consacrée à l'accueil de ces jeunes pendant la durée de leurs études et la reprise en main de leur vie.
«On passe d'un deux étoiles à un cinq étoiles...», glisse M. Lafrance au sujet de la transition entre la Maison Au pied de la Pente-Douce, un ancien presbytère loué et devenu désuet, et la nouvelle demeure au look moderne, construite sur la route de l'aéroport, à L'Ancienne-Lorette, à deux pas du collège Champigny.
Le projet de 2 millions $ a été rendu possible grâce à la collaboration des Frères du Sacré-Coeur qui ont accepté de céder gratuitement une partie de leur terrain, mais aussi, et surtout, insiste M. Lafrance, grâce à «l'appui de toute une communauté».
Une campagne de financement présidée par l'ancien premier ministre Jean Charest a permis d'amasser une partie des fonds nécessaires pour mener à bien le projet. L'homme d'affaires Jacques Tanguay s'est également impliqué de près, tout comme La Fondation du Centre jeunesse de Québec.
Travail d'une communauté
Jean Lafrance (à gauche) et le maire Régis Labeaume ont souligné les efforts de toutes les personnes s'étant impliquées dans le projet.
En cette soirée d'inauguration de la Maison Jean Lafrance, la vice-première ministre Lise Thériault, l'archevêque de Québec, Mgr Gérald C. Lacroix, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, et le maire Régis Labeaume étaient présents pour souligner les efforts déployés depuis deux ans et demi.
«C'est toute une communauté qui a bâti cette maison, c'est incroyable. Sans cet appui, jamais nous n'aurions pu y arriver», lance M. Lafrance, enthousiaste devant «le beau milieu de vie» auquel huit jeunes de 14 à 20 ans auront accès dès maintenant. Quatre «externes» viendront y faire un saut sporadiquement, pendant la journée, pour étudier ou prendre un repas.
«On a construit pour l'avenir. Dans 30 ans, la maison sera encore là», avance M. Lafrance qui, à 70 ans, aspire à poursuivre sa mission «tant [qu'il aura] la santé et le goût».
Depuis son ouverture, en novembre 1998, les Oeuvres Jean Lafrance sont venues en aide à plus de 800 adolescents référés par la Direction de la protection de la jeunesse. 
Ceux qui voudront jeter un coup d'oeil à la nouvelle résidence sont invités à une journée portes ouvertes le samedi 23 septembre.