Jean-François Gosselin, chef de Québec 21
Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Jean-François Gosselin remet en question le troisième lien

«Nous devons avoir une réflexion sérieuse sur tous les grands projets au Québec, et cela inclut le projet de tramway et de troisième lien», affirme le chef de l’opposition officielle de la Ville de Québec, Jean-François Gosselin. «Il faut se questionner sur la pertinence de ses projets et sur les impacts de la crise actuelle sur l’achalandage, les déplacements, le télétravail; il faut prendre le temps de mesurer tout cela.»

Reconnu comme un grand partisan du troisième lien à Québec, Jean-François Gosselin annonce aujourd’hui que ce projet ne lui semble plus prioritaire dans le contexte actuel. «Ce projet pourrait être repoussé dans le temps afin de prioriser d’autres projets, dont des projets en santé», propose le chef de l’opposition.

La crise de la COVID-19 a attiré l’attention sur la situation dans les centres d’hébergement et les résidences pour aînés qui se présente maintenant comme une nouvelle priorité autour de laquelle le Québec pourrait relancer son économie, croit Jean-François Gosselin.

Ressources 

Dans sa réflexion, M. Gosselin considère autant les ressources financières que les ressources humaines doivent se répartir en cohérence avec les nouvelles priorités du Québec. «Si on met des travailleurs sur des chantiers de tramway, ces gens ne sont pas en train de construire des nouveaux CHSLD», exprime le chef de Québec 21, tout en soulignant le caractère désuet des infrastructures de plusieurs CHSLD et hôpitaux de la province dans lesquels des aînés sont décédés depuis le début de la pandémie.

Télétravail

M. Gosselin considère également que l’expérience de télétravail que vivent plusieurs employés et employeurs durant la pandémie aura des répercussions à long terme sur les habitudes de déplacement des travailleurs.

Ces changements sont vus positivement par Jean-François Gosselin et son équipe qui prônaient déjà plus de télétravail à la Ville de Québec depuis deux ans.

«Les habitudes de vie vont changer», prévoit-il. «Il faut prendre le temps de réfléchir et de bien choisir nos priorités pour les prochaines années.»